L'agenda caché d'ABI à Bécancour - Se servir de la crise pour charcuter la convention collective



    BECANCOUR, QC, le 10 avr. /CNW Telbec/ - L'annonce surprise faite en
milieu d'après-midi hier par la direction d'ABI à Bécancour sans consultation
du syndicat confirme qu'Alcoa a un agenda caché. "Nous avions accepté le
rapport de la médiatrice qui répondait en tous points aux objectifs de la
compagnie. Cette dernière a annoncé hier qu'elle voulait couper 275 postes, le
tout agrémenté d'une menace de fermeture. La compagnie se sert de la crise
pour réduire à néant toutes les avancées que nous avions réussi à développer.
Nous assistons à la walmartisation des relations de travail chez ABI ", a
déclaré Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des
Métallos (FTQ).
    Le syndicat local est abasourdi de voir cette compagnie tout détruire en
voulant procéder de façon unilatérale. En effet, le 4 mars dernier,
l'employeur a exigé unilatéralement une réduction de 15 % des heures
travaillées. Par la suite, toujours sans aucune consultation avec le syndicat,
il a présenté un canevas de travail à ses trois usines au Québec. Le syndicat
a demandé au ministère du travail la médiation. Cette démarche a été acceptée
par la direction d'ABI. Un rapport a été déposé par une médiatrice. Le
syndicat l'a accepté. La compagnie n'a jamais convoqué le syndicat avant de
faire l'annonce des coupures. "L'attitude actuelle d'Alcoa tranche
singulièrement avec les efforts et le climat de coopération que nous avions
réussi à établir et les objectifs de réduction des heures travaillées que nous
avions atteints conjointement. Nous demandons au gouvernement de faire
appliquer la convention d'emploi qu'il a négociée avec Alcoa. Elle prévoit que
935 personnes doivent rester en emploi. C'est le temps de la faire appliquer
car la crise frappe", a poursuivi le président syndical.
    Ce dernier a rappelé que la compagnie sauve près de 10 M $ par mois en
coût d'énergie avec Hydro-Québec. "La coupure de 15 % demandée par la
compagnie lui permet de sauver 1 M $ par mois, dit-il. Les programmes
gouvernementaux financés à même nos impôts ne doivent pas permettre à une
compagnie de passer à travers la crise sur le dos des travailleurs. Le
gouvernement doit mettre ses culottes. Le règne de la mollesse politique a
assez duré. Nous ne le laisserons pas être la marionnette d'une multinationale
pendant que des travailleurs et leur famille vont souffrir du cynisme de cette
même compagnie".
    Le dirigeant syndical a indiqué que le syndicat local va se prévaloir de
toutes les clauses de la convention collective pour aider les 275 travailleurs
touchés par la position unilatérale et cruelle d'Alcoa. Il veut également
vérifier la légalité du geste d'Alcoa.
    Rappelons que l'employeur avait affirmé qu'il respecterait les processus
prévus aux conventions collectives lors des présentations vidéo dans les
usines au sujet de la demande de réduction des heures travaillées. "Nous
croyons que l'employeur a contrevenu aux conventions collectives qui prévoient
que le seul agent négociateur est le syndicat", a conclu Clément Masse.

    L'aluminerie ABI, située à Bécancour, produit de l'aluminium depuis 1986.
Elle emploie actuellement environ 1 000 travailleurs et travailleuses. Ces
derniers se préparent à renouveler leur convention collective de travail qui
vient à échéance en novembre. La période légale de négociation prévue pour
l'unité Bureau/Technique est le 1er avril 2009.




Renseignements :

Renseignements: Clément Masse, Syndicat des Métallos (FTQ), section
locale 9700, (819) 370-7392


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