L'accessibilité à la propriété n'a jamais été aussi difficile depuis 18 ans, selon les Services économiques RBC



    L'Alberta est à surveiller, mais les finances des ménages canadiens s'en
    tirent mieux que celles des ménages américains

    TORONTO, le 14 mars /CNW/ - Les conditions d'accession à la propriété ont
encore empiré en 2007, mais il y a de la lumière au bout du tunnel pour la
plupart des marchés, selon le dernier rapport sur le logement publié
aujourd'hui par les Services économiques RBC.
    "L'accessibilité à la propriété s'est détériorée partout au Canada
pendant chacun des quatre trimestres de 2007 pour clôturer l'année à son pire
niveau depuis 1990, dit Derek Holt, économiste en chef adjoint, RBC. Cette
année-là, le mal venait surtout d'une flambée des taux d'intérêt et d'une
récession; cette fois, on assiste à une longue tendance haussière des prix des
logements, entretenue par des facteurs économiques fondamentaux plus sains
comme la création d'emplois."
    L'indice d'accessibilité à la propriété de RBC mesure la proportion du
revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer aux coûts de la possession
d'un logement. Au cours du trimestre le plus récent, l'accessibilité aux
quatre types d'habitations s'est érodée partout, sauf en Alberta où le marché
se refroidit et où les prix moyens ont baissé dans toutes les catégories, ce
qui a occasionné une amélioration de l'accessibilité. Au Canada, l'appartement
en copropriété standard est demeuré le mode de logement le plus abordable,
absorbant environ 30 pour cent du revenu avant impôts d'un ménage. La maison
en rangée suivait de près, avec 34,5 pour cent, puis venaient le bungalow
individuel avec 42,5 pour cent et la prohibitive maison de deux étages avec
48 pour cent.
    D'après le rapport, les effets retardés de la hausse des taux
hypothécaires fixes sont toujours en grande partie responsables de la
dégradation de l'accessibilité, mais on s'attend à ce que le taux des
populaires prêts hypothécaires à cinq ans diminue encore de trois quarts de
point d'ici la fin de 2008. Pour la suite, un recul du loyer de l'argent, un
ralentissement de l'inflation immobilière et des augmentations honorables de
revenus se conjugueront pour faciliter les choses aux candidats à la propriété
sur la plupart des marchés.
    Le rapport met le Canada et les Etats-Unis en parallèle et conclut que
les Américains sont toujours modestement plus riches, mais qu'ils sont
beaucoup plus endettés et, surtout, qu'ils le sont de manière moins liquide.
Cela les rend plus vulnérables que les Canadiens dans la tourmente actuelle
des marchés du crédit et en cas d'évolution contraire des prix de
l'habitation. En fait, la forte dépréciation du dollar US depuis six ans a
fait que les Canadiens sont devenus relativement plus riches, car la valeur de
ce que leur patrimoine leur permet d'acheter sur les marchés mondiaux a
augmenté plus que pour les Américains.
    En plus des grands centres urbains, le rapport présente la situation de
l'accessibilité pour un échantillon élargi d'agglomérations plus petites de
tout le Canada. Pour les villes plus petites, RBC a utilisé un indicateur plus
limité de l'accessibilité à la propriété qui ne tient compte que des paiements
hypothécaires par rapport aux revenus.
    Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité de RBC pour
un bungalow s'est établi aux niveaux suivants : 74 pour cent pour Vancouver,
47 pour cent pour Toronto, 42 pour cent pour Calgary, 37 pour cent pour
Montréal et 32 pour cent pour Ottawa.
    L'indice d'accessibilité à la propriété, que RBC calcule depuis 1985, est
fondé sur le montant qu'il en coûte pour posséder un bungalow - le type
d'habitation qui constitue un étalon de référence raisonnable pour le marché
immobilier résidentiel. D'autres types de logements standard sont aussi
présentés : la maison de deux étages, la maison en rangée et l'appartement en
copropriété. Plus l'indice est élevé, plus il coûte cher d'acquérir et de
détenir un logement. Ainsi, un indice d'accessibilité de 50 pour cent signifie
que les coûts de propriété - versements hypothécaires, services publics et
impôts fonciers - absorbent 50 pour cent du revenu mensuel avant impôts d'un
ménage type.

    
    Tour d'horizon du Canada :

    -   Colombie-Britannique. A la fin de 2007, l'accessibilité s'était
        détériorée à son pire niveau de l'histoire, mais la province devrait
        se voir accorder un répit cette année grâce à une baisse des prix des
        logements et des taux d'intérêt.

    -   Alberta. A la fin de 2007, la province a vu l'accessibilité
        s'améliorer de manière généralisée pour toutes les catégories de
        logements, pour la première fois en plus de trois ans. Le recul
        précipité des prix immobiliers fait de cette province un marché à
        surveiller, mais devrait améliorer l'accession à la propriété en
        2008.

    -   Saskatchewan. La Saskatchewan est devenue la nouvelle Alberta. Les
        contraintes qui caractérisent le marché des maisons existantes ont
        attisé la demande des maisons neuves. Dans cette province qui a pris
        la tête pour l'augmentation des mises en chantier, des prix des
        logements, des permis de construire résidentiels et des activités de
        revente, l'accessibilité a fortement reculé en 2007, mais devrait peu
        à peu se stabiliser en 2008.

    -   Manitoba. Les marchés immobiliers résidentiels de toute la province
        poursuivent leur remontée. Le marché de la revente engendre encore de
        fortes hausses de prix, mais comme les revenus des ménages du
        Manitoba augmentent vite (seules deux autres provinces font mieux à
        ce chapitre), les conditions d'accessibilité devraient demeurer
        stables.

    -   Ontario. Même s'il est devenu plus difficile d'accéder à la propriété
        pour n'importe quel type de logements, le rythme de la dégradation a
        ralenti. La situation devrait s'améliorer en 2008, grâce au repli des
        taux hypothécaires, à des hausses de prix moindres et à une économie
        en perte de vitesse.

    -   Québec. Un marché plutôt équilibré a contribué à contenir un dérapage
        des conditions d'accès à la propriété. Le ralentissement des
        augmentations des prix et des revenus apportera sans doute une
        embellie en 2008.

    -   Région de l'Atlantique. L'accessibilité s'est encore érodée au
        dernier trimestre de 2007, mais devrait s'améliorer en 2008 pour
        toutes les catégories, grâce à la croissance des revenus, à la
        modération des hausses de prix et au modeste répit anticipé de la
        part des taux hypothécaires.
    

    Le rapport complet sur l'indice d'accessibilité à la propriété de RBC est
disponible en ligne, à partir de 8 h (HAE) aujourd'hui, à l'adresse
www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf.





Renseignements :

Renseignements: Derek Holt, Services économiques RBC, (416) 974-6192;
Amy Goldbloom, Services économiques RBC, (416) 974-0579; Raymond Chouinard,
Relations avec les médias RBC, (514) 874-6556

Profil de l'entreprise

RBC (French)

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.