L'accessibilité à la propriété immobilière s'est fortement dégradée dans tout le Canada, selon les Services économiques de RBC



    Les facteurs de cette érosion : la hausse des prix des logements, des
    taux hypothécaires, des services publics et des impôts fonciers

    TORONTO, le 12 sept. /CNW/ - Les coûts de propriété ont continué
d'augmenter régulièrement au Canada, et l'accessibilité à la propriété
immobilière s'est fortement dégradée dans les quatre catégories d'habitation
au deuxième trimestre, selon l'édition la plus récente du Rapport sur
l'accessibilité à la propriété immobilière publié aujourd'hui par les Services
économiques de RBC.
    "Au deuxième trimestre, l'accessibilité à la propriété a enregistré une
des plus fortes dégradations trimestrielles et une des plus généralisées
depuis le milieu des années 1990, explique Derek Holt, économiste en chef
adjoint, RBC. Les prix plus élevés des logements, la hausse des taux
hypothécaires, des services publics et des impôts fonciers : tout cela a
contribué à la dégradation qui a frappé toutes les provinces."
    L'indice d'accessibilité à la propriété de RBC mesure la proportion du
revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer aux coûts de la possession
d'un logement. Cet indice s'est détérioré dans les quatre catégories
d'habitation. L'appartement en copropriété standard était encore la forme de
logement la plus abordable au deuxième trimestre, puisqu'il n'absorbait que
29 pour cent environ du revenu avant impôts. Venaient ensuite la maison en
rangée standard, à 33 pour cent, et le bungalow individuel, à 41 pour cent. La
maison de deux étages standard est restée le logement le moins abordable, à
46 pour cent.
    Selon RBC, les effets ont été très étendus, car la baisse a touché toutes
les catégories d'habitation, chaque province et toutes les grandes villes
canadiennes. RBC note que c'est en Saskatchewan, en Alberta et en
Colombie-Britannique que la situation s'est le plus détériorée. L'indice
d'accessibilité a baissé d'environ 20 pour cent dans chaque catégorie
d'habitation en Saskatchewan, la plus forte dégradation trimestrielle jamais
enregistrée. Au cours des dernières années, Saskatoon, Edmonton et Calgary ont
connu la plus importante érosion d'entre toutes les villes canadiennes. Par
comparaison, les conditions sont relativement stables sur les marchés à l'est
du Manitoba.
    M. Holt a souligné que l'arrivée des hypothèques assorties de périodes
d'amortissement prolongées avait changé la dynamique des marchés immobiliers.
La possibilité qui existe depuis peu de prolonger la période d'amortissement
jusqu'à 40 ans allège temporairement les pressions et ramène les conditions
d'accessibilité à ce qu'elles étaient à la fin de 2005 et au début de 2006.
    Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité de RBC pour
un bungalow individuel s'est établi aux niveaux suivants : 71 pour cent pour
Vancouver, 45 pour cent pour Toronto, 45 pour cent pour Calgary, 36 pour cent
pour Montréal et 31 pour cent pour Ottawa.
    Le rapport évalue aussi l'accessibilité à la propriété dans un plus large
échantillon d'agglomérations moins importantes du Canada. Pour faire cette
estimation, RBC a employé un indice modifié qui tient compte uniquement du
rapport entre les versements hypothécaires et les revenus.
    L'indice d'accessibilité à la propriété, que RBC calcule depuis 1985, est
fondé sur le montant qu'il en coûte pour posséder un bungalow individuel - le
type d'habitation qui constitue un étalon de référence raisonnable pour le
marché immobilier résidentiel. D'autres types de logements standard sont aussi
présentés : la maison de deux étages standard, la maison en rangée standard et
l'appartement en copropriété. Plus l'indice est élevé, plus il est coûteux
d'acquérir et de garder un logement. Ainsi, un indice d'accessibilité de
50 pour cent signifie que les coûts de propriété - versements hypothécaires,
services publics et impôts fonciers - absorbent 50 pour cent du revenu mensuel
avant impôts d'un ménage type.

    Tour d'horizon du Canada :

    
    -   Colombie-Britannique : L'accessibilité à la propriété s'est encore
        dégradée dans toute la province, car les hausses des taux
        hypothécaires et des prix des maisons ont empêché des acheteurs
        potentiels d'entrer sur le marché. L'embellie observée pour les
        maisons de deux étages plutôt dans l'année a été passagère, et ce
        trimestre, l'accès à la propriété s'est resserré dans les quatre
        catégories d'habitation.

    -   Alberta : L'accessibilité à la propriété s'est dégradée
        considérablement au deuxième trimestre de 2007. Les prix des
        logements ont progressé nettement plus vite que les revenus et ont en
        peu de temps érodé les conditions d'accès à la propriété.

    -   Saskatchewan : Le marché immobilier de cette province a souffert de
        la pire détérioration trimestrielle de l'accessibilité jamais
        enregistrée. Au début de l'année, un flux migratoire massif avait
        exercé de fortes pressions sur le parc de logements disponibles, ce
        qui avait fait baisser l'accessibilité. Le recul s'est poursuivi au
        deuxième trimestre, car les hausses des prix ont largement dépassé
        les dix pour cent.

    -   Manitoba : L'accélération de la hausse des prix des maisons et
        l'augmentation des taux hypothécaires qui se poursuit ont fait
        baisser l'accessibilité dans cette province un deuxième trimestre de
        suite. La détérioration de ce trimestre est la plus importante
        constatée depuis plus d'un an dans cette province.

    -   Ontario : L'accessibilité à la propriété, qui s'était légèrement
        améliorée plus tôt cette année, s'est fortement dégradée au deuxième
        trimestre. La hausse des prix des maisons, des taux hypothécaires et
        des services publics ont fait considérablement reculer
        l'accessibilité dans toutes les catégories d'habitation.

    -   Québec : L'accessibilité à la propriété s'est érodée, car si la
        hausse des prix des maisons a été modérée, les taux hypothécaires,
        les coûts des services publics et les impôts fonciers ont augmenté.
        Néanmoins, les bases économiques fondamentales sont adéquates et
        continuent de soutenir les marchés du logement. A 2 %, les emplois
        progressent à un bon rythme cette année et les revenus avancent au
        même pas que les hausses des prix des maisons.

    -   Atlantique : La hausse des taux hypothécaires et les fortes
        augmentations des prix des maisons se sont conjuguées pour rendre
        l'accès à la propriété plus coûteux au deuxième trimestre.
        L'accessibilité s'est considérablement détériorée dans toutes les
        catégories d'habitation, mais la situation a surtout empiré pour les
        maisons de deux étages et les appartements en copropriété.
    

    Le rapport complet sur l'indice d'accessibilité à la propriété de RBC est
disponible en ligne, à partir de 8 h (HAE) aujourd'hui, à l'adresse
www.rbc.com/economie/marche/pdf/housef.pdf





Renseignements :

Renseignements: Derek Holt, Services économiques RBC, (416) 974-6192;
Jackie Braden, Relations avec les médias RBC, (416) 974-2124

Profil de l'entreprise

RBC (French)

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