La Ville de Montréal laisse tomber les locataires : le fameux plan d'action en matière de salubrité est relégué aux oubliettes!



    MONTREAL, le 14 mars /CNW Telbec/ - Plusieurs comités logement de
Montréal, membres du Regroupement des comités logement et associations de
locataires du Québec (RCLALQ) et du Front d'action populaire en réaménagement
urbain (FRAPRU) unissent leurs voix pour dénoncer la Ville de Montréal qui
s'apprête en catimini à vendre les Places l'Acadie et Henri-Bourrassa et
abandonne ainsi de facto son plan d'action en matière de salubrité.
    En novembre dernier, la Ville, par l'entremise de son responsable de
l'habitation au comité exécutif, M. Cosmo Maciocia, se targuait de pouvoir
régler les situations urgentes en matière de salubrité dans les trois mois.
Pour y parvenir, la Ville avait adopté un plan d'action novateur et audacieux.
"Or aujourd'hui, la Ville se retire et abandonne les locataires à leur sort",
s'indigne France Emond, porte-parole du RCLALQ. En effet, la Ville n'a plus du
tout l'intention d'effectuer les travaux en lieu et place des propriétaires;
elle en orchestre plutôt la vente à des intérêts privés. "Pourtant, cette
option ne se trouve pas dans le plan d'action pour venir à bout de
l'insalubrité. La Ville se défile de ses responsabilités et cela est
inacceptable", soutient Dominique Perrault du Comité logement
Ahuntsic-Cartierville.
    Pour ajouter à l'odieux, non seulement la Ville renonce à appliquer son
propre règlement mais, en plus, elle impliquerait la Société d'habitation et
de développement de Montréal (SHDM) dans le projet de vente et financerait
ainsi une partie des travaux à effectuer en lieu et place du promoteur. Les
propriétaires délinquants s'en sortent, les nouveaux promoteurs obtiennent du
financement de la Ville pour réaliser, entre autre chose, des condos et la
Ville règle sur le dos des mal logés les problèmes de salubrité.
    Les organismes de défense des droits se demandent ce que vont devenir les
locataires de ces immeubles et quelle place il y aura pour les ménages
toujours sur les lieux? Devant la tournure des événements, Jean-Claude
Laporte, porte-parole du FRAPRU, ajoute que : "du logement social pour les
immeubles des Places l'Acadie et Henri-Bourassa, de Place Jarry et de la rue
Christophe-Colomb est la seule façon d'assurer que la situation se corrige et
que des problèmes semblables ne se reproduisent plus."
    Au nom de tous les locataires aux prises avec des problèmes de santé et
de sécurité dans leur logement, Action dignité Saint-Léonard, l'Association
des locataires de Villeray, le Comité logement Centre-Sud, le Comité logement
Ahuntsic-Cartierville, le Comité logement du Plateau Mont-Royal, le Comité
logement de la Petite Patrie, le Réseau d'aide aux personnes seules et
itinérantes de Montréal (RAPSIM), le Regroupement d'information logement (RIL)
de Pointe Saint-Charles, le Projet Genèse, le POPIR comité logement, le RCLALQ
et le FRAPRU exhortent la Ville de Montréal à honorer ses engagements et à
mettre en application son plan d'action tel que convenu. Pour ces groupes, il
n'est pas trop tard. L'administration municipale a le pouvoir d'agir. Elle
doit envoyer un message clair aux propriétaires délinquants et aux locataires
en attente d'un logement salubre.




Renseignements :

Renseignements: France Emond, RCLALQ, cell: (514) 781-2220, Jean-Claude
Laporte, FRAPRU, cell: (514) 231-2309; Dominique Perrault, Comité logement
Ahunstic-Cartierville, (514) 331-1773


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