La transformation alimentaire réclame un appui financier à sa mesure



    MONTREAL, le 4 sept. /CNW Telbec/ - Dans le contexte qui prévaut
actuellement, il est primordial de revoir en profondeur les aides de
financement apportées au secteur de la transformation alimentaire et
d'améliorer les conditions de la fiscalité qui lui sont applicables. Ce n'est
qu'à ces conditions, selon l'Alliance de la transformation alimentaire (ALTA),
que l'on pourra assurer la rentabilité de ce secteur manufacturier de premier
ordre.
    L'industrie de la transformation alimentaire est l'un des moteurs
économiques les plus importants du Québec. Premier expéditeur manufacturier,
premier employeur manufacturier, avec plus de 74 600 emplois directs, ce
secteur est aussi celui qui crée le plus de valeur ajoutée (7,3 milliards $).
Il contribue à hauteur de 5,1 milliards $ au PIB, ce qui le place au second
rang des secteurs manufacturiers. C'est donc un des piliers de l'économie
québécoise.
    Néanmoins, la rentabilité du secteur est présentement menacée. Plusieurs
facteurs défavorables interviennent en effet, dont principalement la
mondialisation, source de concurrence croissante, l'appréciation du dollar et
la concentration de la distribution. On observe par ailleurs un retard de
productivité dans ce secteur, ce qui entraîne des marges nettes inférieures,
du moins si on les compare à celles d'entreprises ontariennes ou des
Etats-Unis. De plus, les investissements en immobilisations dans le secteur de
la transformation alimentaire sont en baisse depuis 2001 de 7% par an.
    Par ailleurs, on doit noter que la part du financement accordé au secteur
par les sociétés gouvernementales (SGF-SOQUIA et Investissements Québec) n'est
pas à la hauteur de l'importance de l'industrie dans l'économie du Québec. A
cela s'ajoute que les sociétés à capital de risque existantes ne répondent que
partiellement aux besoins des entreprises qui ont un potentiel de croissance.
L'offre actuelle de fonds fiscalisés et de fonds privés ne satisfait qu'en
partie à la demande des entreprises en transformation alimentaire, la taille
des projets attendus étant souvent trop importante pour les PME.

    Dans ce contexte, l'ALTA croit que les mesures suivantes s'imposent :

    
    - Revoir les portefeuilles d'investissement des sociétés
      gouvernementales, pour assurer que le secteur obtienne sa juste part,
      en phase avec sa contribution économique.
    - Créer des fonds de capital de risque dédiés aux PME de la
      transformation alimentaire et mettre en place des programmes visant à
      intéresser les investisseurs potentiels.
    - Prévoir un allègement fiscal, en éliminant la taxe sur le capital et en
      réintroduisant l'amortissement accéléré pour les investissements en
      technologie et en équipements.
    

    L'ALTA est donc d'avis que sans cet appui stratégique, la santé
économique du secteur sera compromise. Elle tient également à rappeler que la
transformation alimentaire est un maillon déterminant de l'agroalimentaire, et
que la santé économique de l'ensemble de cette industrie est largement
tributaire de la santé économique de la transformation.




Renseignements :

Renseignements: Marie Beaubien, relationniste, (514) 235-5405; Source:
Sylvie Cloutier, porte-parole de l'ALTA

Profil de l'entreprise

ALLIANCE DE LA TRANSFORMATION AGROALIMENTAIRE DU QUEBEC (ALTA)

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