La Société canadienne du sang annonce des modifications à sa politique d'exclusion relative au paludisme



    La hausse de 800 % du nombre d'exclusions liées au paludisme au cours des
    quatre dernières années incite l'organisation à modifier sa politique
    afin de faire meilleur usage des dons recueillis et d'améliorer son
    efficience.

    OTTAWA, le 15 mars /CNW Telbec/ - Au moment où des milliers de Canadiens
et de Canadiennes s'apprêtent à se rendre sous des cieux plus cléments pour
profiter de la semaine de relâche, la Société canadienne du sang demande aux
vacanciers d'envisager de donner du sang avant leur départ. A compter du 2
avril 2007, elle modifiera en effet sa politique d'exclusion à l'égard des
personnes exposées à des risques de paludisme.
    Les exclusions dues à un séjour dans une région à risque de paludisme ne
sont pas nouvelles. La Société canadienne du sang reconnaît à cet égard plus
de 100 pays présentant un risque d'exposition à cette maladie (la liste de ces
pays peut être consultée à l'adresse www.sang.ca). Or, l'ajout à cette liste,
au cours des dernières années, de destinations prisées des Canadiens (p. ex.,
certaines régions du Mexique, de la République dominicaine et de la Jamaique)
a eu d'importantes répercussions sur notre capacité de recueillir du sang. De
2002 à 2006, le nombre de personnes exclues temporairement en raison d'un
risque d'exposition au paludisme est passé de 5 000 à 40 000 par an. Cette
augmentation de 800 % nous a amenés, en tant qu'organisme sans but lucratif, à
apporter certains changements afin de faire meilleur usage de chaque don
recueilli et de nos ressources.

    La nouvelle politique

    
    A compter du 2 avril 2007 :
    - Les personnes ayant passé moins de six mois consécutifs dans une région
      présentant un risque d'exposition au paludisme (c'est le cas de 87 %
      des personnes exclues en raison du paludisme) ne pourront pas donner de
      sang pendant les 12 mois suivant leur départ de cette région.

    - Les personnes ayant passé six mois consécutifs ou plus dans une région
      présentant un risque d'exposition au paludisme ne pourront pas donner
      de sang pendant les trois années suivant leur départ de cette région.

    - Les personnes ayant déjà eu le paludisme ne seront plus admissibles au
      don de sang.

    Qu'est-ce qui a changé?

    Auparavant, une personne pouvait donner du sang six mois après son retour
d'une région à risque de paludisme ou six mois après s'être rétablie de cette
maladie. Nous ne pouvions cependant utiliser qu'un seul de ses trois
composants sanguins, à savoir le plasma. Les globules rouges et les plaquettes
ne pouvaient être conservés en raison du risque qu'ils soient porteurs du
parasite du paludisme. Cette mesure était temporaire (de un à trois ans, selon
la durée du séjour) dans le cas des personnes qui avaient voyagé dans une
région à risque de paludisme, et permanente en ce qui concerne celles qui
avaient déjà eu cette maladie.

    Pourquoi avoir modifié la politique?

    Le prélèvement et le traitement du sang exige des donneurs et de
l'organisation autant de temps, d'énergie et de ressources, que l'on ne
conserve que le plasma ou que l'on utilise les trois composants.
    "Lorsque le nombre d'exclusions liées au paludisme était beaucoup moindre,
notre approche antérieure convenait pour accroître nos réserves de produits
plasmatiques, souligne Ian Mumford, chef de l'exploitation. Or, compte tenu de
la croissance du nombre d'exclusions liées au paludisme, cette pratique ne
peut plus être poursuivie. Nous élaborons actuellement des méthodes plus
efficientes pour répondre de façon sécuritaire aux besoins du Canada en
matière de produits plasmatiques."
    A compter du 2 avril 2007, la Société canadienne du sang ne recueillera
donc le sang des personnes exposées à un risque de paludisme que lorsqu'un
délai suffisant se sera écoulé et qu'il sera alors possible d'utiliser sans
danger les trois composants de leurs dons.
    Signalons que c'est la première fois que la Société canadienne du sang
apporte une modification importante à l'un de ses critères de sélection des
donneurs à des fins d'efficience opérationnelle plutôt que de sécurité.
    "Lorsque la Société canadienne du sang a pris en charge l'exploitation du
système du sang du Canada, il y a neuf ans, sa seule priorité était d'assurer
la sécurité de l'approvisionnement en sang, poursuit M. Mumford. Le fait que
nous puissions maintenant nous employer également à améliorer notre efficience
opérationnelle pour faire meilleur usage de chaque don recueilli et de nos
ressources limitées témoigne de la stabilité du système d'approvisionnement en
sang et du niveau de maturité de notre organisation."

    Ne vous excluez pas vous-même

    La détermination de l'admissibilité des donneurs et du risque d'exposition
au paludisme est parfois complexe. Dans certains pays, par exemple, seules des
régions précises présentent un tel risque. La Société canadienne du sang
recommande donc aux donneurs de ne pas décider eux-mêmes de leur admissibilité
ou non au don de sang. Elle les encourage plutôt à consulter son site Web à
l'adresse www.sang.ca ou à communiquer avec une infirmière au 1 866 JE DONNE
(1-866-533-6663) pour obtenir des précisions sur notre nouvelle politique et
sur son incidence sur leur admissibilité s'ils planifient un voyage. Nous
serions en fait confrontés à un risque plus important que celui posé par le
paludisme si un trop grand nombre de donneurs potentiels s'excluaient à tort
du don de sang et compromettaient ainsi notre capacité de maintenir un
approvisionnement adéquat en sang.

    A propos de la Société canadienne du sang

    La Société canadienne du sang est un organisme de bienfaisance national
sans but lucratif dont la mission consiste à gérer, d'une part,
l'approvisionnement en sang dans l'ensemble des provinces et des territoires,
sauf au Québec, et, d'autre part, le Registre de donneurs non apparentés de
moelle osseuse. Forte de son équipe de quelque 4 500 employés et 17 000
bénévoles, elle assure le fonctionnement de 41 établissements permanents de
collecte et organise plus de 19 000 collectes de sang par année. La Société
canadienne du sang est une organisation non gouvernementale dont les activités
sont financées par les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé et
réglementées au niveau fédéral par Santé Canada. Pour de plus amples
renseignements au sujet de la Société canadienne du sang, consultez son site
Web, à l'adresse www.sang.ca.

    FICHE D'INFORMATION SUR LA MODIFICATION DE NOTRE POLITIQUE D'EXCLUSION
                            RELATIVE AU PALUDISME

    Absence d'un test de dépistage :
    - Il n'existe actuellement, au Canada, aucun test permettant de détecter
      le paludisme dans les unités de sang recueilli.
    - Nos critères de sélection des donneurs et l'évaluation de leur état de
      santé constituent donc notre première ligne de défense contre la
      transmission du paludisme par transfusion sanguine.

    Composants sanguins :
    - Le sang recueilli est séparé en trois composants : les globules rouges,
      les plaquettes et le plasma.
    - Les globules rouges et les plaquettes sont vulnérables aux effets
      nuisibles du parasite du paludisme.
    - Le plasma extrait du sang total et destiné au fractionnement (un
      procédé consistant à transformer le plasma en diverses protéines
      vitales) est traité à la chaleur, un procédé qui neutralise le parasite
      du paludisme et assure la sécurité du produit.
    - Par conséquent, si un donneur a déjà eu le paludisme ou a séjourné dans
      une région présentant un risque d'exposition à cette maladie, seul son
      plasma peut être utilisé, les globules rouges et les plaquettes ne
      pouvant être conservés. Ce processus est appliqué en permanence dans le
      cas des personnes ayant déjà eu le paludisme, et temporairement en ce
      qui concerne celles qui ont séjourné dans une région à risque
      d'exposition à cette maladie.

    Amélioration de l'efficience :
    - Le problème réside dans le fait qu'il faut autant de temps, d'énergie
      et de ressources pour recueillir et traiter une unité de sang, que l'on
      ne conserve que le plasma ou que l'on utilise les trois composants.
    - En tant qu'organisme sans but lucratif financé par les gouvernements
      des provinces et des territoires, la Société canadienne du sang a
      l'obligation de gérer le système du sang de façon prudente sur le plan
      financier.
    - Nos ressources étant limitées, chaque fois que nous recueillons une
      unité de sang dont nous ne pouvons conserver qu'un seul des composants,
      nous perdons une occasion de recueillir un don dont les trois
      composants pourraient être utilisés.
    - Nous élaborons actuellement des façons plus efficientes de recueillir
      du plasma pour répondre aux besoins des patients canadiens.
    - La Société canadienne du sang ne recueillera donc le sang des personnes
      exposées à un risque de paludisme que lorsqu'un délai suffisant se sera
      écoulé et qu'il sera alors possible d'utiliser sans danger les trois
      composants de leurs dons.
    - Cela veut également dire que nous ne recueillerons plus de sang auprès
      des personnes qui ont déjà eu le paludisme.

    Quelques chiffres :
    - Nombre de pays reconnus comme régions à risque de paludisme :
      plus de 100
    - Nombre de donneurs de sang actifs au Canada (2006) : environ 400 000
    - Nombre de personnes exclues en raison d'un risque d'exposition au
      paludisme en 2006 : environ 40 000
        - Nombre de personnes ayant passé moins de six mois dans une
          région à risque de paludisme : 38 000
        - Nombre de personnes ayant passé six mois consécutifs ou plus
          dans une région à risque de paludisme : 1 500
        - Nombre de personnes ayant déjà eu le paludisme : 970
    - Nombre de dons de sang faits en 2006 dont un seul des trois composants
      a pu être utilisé en raison de la politique relative au paludisme :
      26 000
    - Coûts associés à la collecte et au traitement de ces unités : plus de
      4,5 millions de dollars par an
    - Coûts des stratégies de remplacement qui permettraient de recueillir le
      même volume de plasma : environ 1,5 million de dollars par an
    - Economies pour le système de soins de santé : environ 3 millions de
      dollars par an
    - Contribution en temps pour les donneurs dont on ne peut utiliser qu'un
      seul des composants : environ une heure
    - Contribution en temps pour les donneurs dont on peut utiliser tous les
      composants : environ une heure également

    Pour en savoir plus sur notre nouvelle politique d'exclusion ou pour
consulter la liste des plus de 100 régions présentant un risque d'exposition
au paludisme, rendez-vous sur notre site Web à l'adresse www.sang.ca ou
appelez-nous au 1 866 JE DONNE (1-866-533-6663).
    




Renseignements :

Renseignements: Anne Trueman, Chef des relations avec les médias,
Société canadienne du sang, (travail): (613) 739-2538, Tél. cell.: (613)
295-5622

Profil de l'entreprise

Société canadienne du sang

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