La réingénierie se poursuit en catimini - Le gouvernement Charest procède à de nombreuses privatisations sans tenir de débat public



    QUEBEC, le 28 fév. /CNW Telbec/ - Le Syndicat de la fonction publique du
Québec (SFPQ) demande au gouvernement Charest de faire preuve de plus de
transparence quant à la privatisation de plusieurs organismes publics, tels
que le Réseau national intégré de radiocommunication (RENIR), le Centre de
gestion de l'équipement roulant (CGER), le Centre de signalisation (CSi) du
ministère des Transports, la Reprographie gouvernementale et Fourniture et
ameublement du Québec (FAQ). Tous ces organismes sont en voie d'être
privatisés sans que le gouvernement en ait expliqué les raisons à la
population, souligne le Syndicat.
    "Conscient que la privatisation des services publics et le démantèlement
de l'Etat nuisent à sa popularité auprès de l'électorat, le gouvernement
Charest préfère agir dans l'ombre et procède actuellement à plusieurs
privatisations derrière des portes closes et sans véritable débat public.
Pourtant, la population a le droit de savoir ce qui se passe! C'est pourquoi
nous demandons aux membres de la Commission des transports et à celle des
finances publiques de se saisir de ces dossiers par le biais de mandats
d'initiative. Cela permettrait à ces commissions de tenir des consultations
sur les privatisations annoncées par la ministre Monique Jérôme-Forget et de
tenir un véritable débat sur l'avenir de ces services publics", explique le
président général du SFPQ, Michel Sawyer.

    RENIR

    Dans le cas de la privatisation du RENIR, le leader syndical signale
qu'il s'agit pourtant d'un enjeu de sécurité nationale. Ce réseau de
radiocommunication panquébécois devrait, à terme, intégrer différents réseaux
de communication utilisés notamment par les équipes qui interviennent en
situation d'urgence (ambulance, police, sécurité civile, etc.). Jusqu'à
maintenant, plus de 105 millions de dollars ont été dépensés en fonds publics
pour le projet RENIR, auxquels s'ajouteront prochainement plus de
40 millions $ pour l'achat des terminaux et bien d'autres millions pour
parachever le réseau. "Une fois complété, ce réseau de télécommunication
hautement stratégique pour la sécurité nationale sera cédé à des intérêts
privés, et ce, pour des raisons purement idéologiques", dénonce Michel Sawyer.

    Reprographie et FAQ

    Par ailleurs, après avoir regroupé les services de la reprographie
gouvernementale et ceux de la FAQ au sein du Centre des services partagés du
Québec, et ce, dans le but de générer des économies d'échelle et des gains de
productivité, le gouvernement entame maintenant la deuxième étape de son plan,
soit la privatisation de ces deux services gouvernementaux. "Dans le cas de la
reprographie, des investissements viennent d'être faits pour permettre
l'implantation d'un bon de commande électronique, note Michel Sawyer. Est-ce
l'entreprise privée qui en récoltera les fruits? Par ailleurs, les entités
publiques, telles que la FAQ, sont soumises à une politique d'achats
écoresponsables. Est-ce que le privé sera aussi soucieux de l'environnement?".

    Ministère des Transports : CGER et CSi

    Du côté du ministère des Transports, le gouvernement a décidé de
privatiser le Centre de signalisation, responsable de la fabrication des
panneaux routiers, et le Centre de gestion de l'équipement roulant,
responsable de la gestion d'une part importante de la flotte de véhicules du
gouvernement. Dans les deux cas, souligne le SFPQ, des études réalisées par
des firmes privées ont démontré que ces deux organismes sont non seulement
rentables et performants, mais qu'il n'y a pas d'avantage à les privatiser.
"Pourtant, Monique Jérôme-Forget maintient le cap avec pour seul argument
qu'il n'est pas dans les missions essentielles de l'Etat de gérer des garages.
Pourtant, la ministre devrait savoir qu'il est toujours plus avantageux de
faire sa mécanique soi-même plutôt que d'aller chez le concessionnaire!",
ajoute le président général du SFPQ.
    Quel sera l'avantage pour les citoyens et les contribuables de privatiser
tous ces organismes? Le président général du SFPQ exhorte donc la présidente
du Conseil du trésor à faire preuve de plus de transparence et à débattre de
sa volonté de privatiser des services publics qui ont démontré leur raison
d'être. "Le secteur public peut être aussi compétitif que le secteur privé,
conclut le président général du SFPQ. De surcroît, il travaille dans l'intérêt
de ses actionnaires, les citoyennes et les citoyens du Québec".




Renseignements :

Renseignements: Stéphane Caron, Responsable des relations avec les
médias, (418) 623-2424, poste 338, Cell.: (418) 564-4150


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