La porte d'entrée aux soins est jugée difficile d'accès par les personnes touchées par le cancer

MONTRÉAL, le 17 mai /CNW Telbec/ - L'accès aux tests diagnostiques ainsi qu'aux infirmières pivots en oncologie semble s'être détérioré au Québec au cours des deux dernières années jugent les personnes touchées par le cancer. En ce qui a trait aux tests diagnostiques, moins de répondants estiment que l'accès aux tests est facile (67% c. 78% en 2009) et rapide (67% c. 73% en 2009). Quant à l'accès aux infirmières pivots ou coordonnatrices, 22% des personnes interrogées (contre 18 % en 2009) n'ont eu aucun contact avec celles-ci, alors que la proportion des personnes ayant rencontré facilement des infirmières pivots ou coordonnatrices a baissé de manière sensible, s'établissant à 50% (contre 60% en 2009).

Près d'une personne atteinte de cancer sur cinq (18%) n'avait pas de médecin de famille avant le diagnostic de la maladie (15% en 2009). Dans la région de Montréal, la proportion grimpe à 24%. Quant à l'accès aux médecins spécialistes, il est jugé facile (82%) et rapide (78%), ce qui est au même niveau qu'en 2009.

Voilà quelques unes des principales conclusions du sondage Léger Marketing réalisé au mois d'avril 2011 à la demande de la Coalition Priorité Cancer au Québec auprès des personnes touchées par le cancer. Pour le président de la Coalition, le docteur Pierre Audet-Lapointe, « ces résultats démontrent qu'il faut investir davantage de ressources dès le point de départ de la lutte contre le cancer afin de faciliter le dépistage et le diagnostic du cancer et pour améliorer l'accès aux médecins de famille et aux infirmières pivots ». La Coalition s'inquiète particulièrement de la diminution de l'accès aux infirmières pivots, qui jouent un rôle essentiel dans la coordination des soins, et souhaite que le ministère de la Santé et des Services sociaux augmente leur nombre et leur apporte plus de soutien.

L'accès aux protocoles de recherche clinique : meilleur dans les grands centres

Bonne nouvelle, l'accès aux protocoles de recherche clinique s'est amélioré de façon significative depuis deux ans alors que 22% des personnes interrogées disent que le médecin a proposé à la personne atteinte de cancer de participer à un tel protocole de recherche. Toutefois, les résultats sont nettement meilleurs à Montréal (26%) et à Québec (23%), qu'en régions (19%). Par ailleurs, il reste que 51% des médecins n'ont pas proposé à leurs patients de participer à un protocole de recherche clinique.

La Coalition estime qu'il faut sensibiliser davantage les médecins à l'importance des protocoles de recherche clinique et qu'il faut mieux informer les personnes touchées par le cancer à cet égard. La recherche clinique est considérée comme un élément clé de l'amélioration de la survie au cancer.

Moins d'information sur les services communautaires

Alors que 47% des personnes atteintes de cancer ont été informées de l'existence d'organismes communautaires pouvant leur offrir des services (contre 52% en 2009), la  proportion des répondants qui ne le savent pas augmente à 22% (contre 18% en 2009). Cela est d'autant plus curieux que les répondants soulignent que l'information était quand même disponible à l'endroit où les traitements ont eu lieu.

Parmi les personnes ayant fait des démarches pour recevoir des services d'organismes communautaires ou de groupes d'entraide, huit sur dix (81%) affirment avoir pu recevoir les services demandés. Il s'agit d'une baisse significative comparativement à 2009 (88%). La Coalition croit qu'il est devenu nécessaire d'établir un réel partenariat entre les institutions et les établissements du réseau de la santé et des services sociaux et les milieux communautaires et bénévoles.

Le soutien psychologique et social : des délais d'attente plus long

Près de la moitié (47%) des personnes interrogées affirment ne pas avoir eu recours ou ne pas avoir eu besoin de soutien psychologique ou social. Mais si l'on considère seulement les personnes ayant reçu un soutien psychologique ou social, 15% estiment avoir eu de la difficulté à recevoir ce service. Des proportions semblables avaient été constatées en 2009. Par ailleurs, dans 23% des cas, les gens jugent que le délai pour avoir accès à un soutien psychologique ou social a été long. La Coalition demande une meilleure accessibilité aux services de nature psychologique et sociale et leur intégration systématique dans les protocoles de soins aux personnes atteintes de cancer.

Les coûts demeurent un obstacle

Pour les personnes touchées par le cancer, les coûts demeurent un obstacle. Cette année, seulement 23% des gens croient que le soutien financier offert à la personne atteinte de cancer est suffisant (contre 29% en 2009), alors que 36% disent qu'il ne l'est pas. Interrogés sur le soutien financier à un proche aidant de la personne atteinte de cancer, 47% des répondants jugent qu'il est insuffisant pour couvrir toutes les dépenses et pertes de revenus, alors que 18% disent qu'il est suffisant. Cela ressemble aux résultats de 2009.

Signalons que 59% des personnes atteintes de cancer n'ont reçu aucun soutien financier pour pallier les frais reliés à leur maladie, que ce soit par une assurance salaire, une aide financière pour déplacement et séjour, des crédits d'impôts ou d'autres mesures (contre 60% en 2009). Cette proportion est significativement plus élevée chez les personnes de 65 ans et plus (67%).

Par ailleurs, près de trois personnes atteintes de cancer sur dix (28%) ne possédaient pas d'assurance santé couvrant l'essentiel des frais associés à leurs traitements.

L'accès aux médicaments : toujours un gros problème

Environ 12% des personnes atteintes de cancer ont éprouvé des difficultés d'accès à des médicaments contre le cancer, ceux-ci n'étant pas inscrits sur la liste des médicaments remboursés par le Régime d'assurance médicaments du Québec. La proportion de gens ayant éprouvé des difficultés d'accès à des médicaments contre le cancer augmente à 17% chez les personnes atteintes du cancer du poumon.

Massivement (91%), les répondants sont d'accord pour dire que le Régime d'assurance médicament du Québec devrait élargir l'accès aux médicaments contre le cancer, alors que 1% s'y oppose et que 8% ne répondent pas. Par ailleurs, la majorité des répondants (60%) ne connaissent pas réellement la position du Québec à cet égard, par rapport à celle des autres provinces au Canada.

L'accès aux médicaments de pointe contre le cancer est une priorité de la Coalition qui invite le gouvernement du Québec à retrouver sa position de chef de file dans ce domaine au Canada.

Méthodologie du sondage

La présente étude a été réalisée au moyen d'un sondage Web réalisé du 4 au 7 avril 2011 auprès d'un échantillon de 843 Québécois(es) âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. De plus, pour être éligibles, les répondants devaient avoir été atteint(e)s du cancer au cours des deux dernières années ou connaître un proche ayant été atteint du cancer au cours des deux dernières années.

À propos de la Coalition Priorité cancer au Québec

La Coalition Priorité Cancer au Québec été fondée en 2001 dans le but de défendre et de donner une voix aux personnes touchées par le cancer (les patients, les survivants, leurs familles et leurs proches) et de renforcer l'organisation de la lutte contre le cancer. Grâce à toutes les organisations et les individus membres, la Coalition représentent plus d'un million de personnes.

Les membres de la Coalition représentent près d'un million de personnes

Alliance des Communautés Culturelles pour l'Égalité dans la Santé et les Services Sociaux, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et de services sociaux, Association canadienne du cancer colorectal, Association des Radio-oncologues du Québec, Association du cancer de l'Est du Québec, Association pulmonaire du Québec, Association québécoise des registraires en oncologie, Association québécoise du lymphoedème, Cancer de l'ovaire Canada, Centrale des syndicats du Québec, Chaire de recherche et de traitement du cancer de l'UQAM, Chaire Guzzo-SRC en environnement et cancer de l'Université de Montréal, Corporation de sensibilisation VPH, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, Fondation Monique Fitz-Back, Fondation Kelly Shires pour le cancer du sein, Fondation québécoise du cancer, Hope and Cope / L'espoir c'est la vie, Institut de l'anémie, Myélome Canada, NOVA Montréal, Ordre des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie du Québec, Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec, Organisation Multiressources pour les personnes atteintes de cancer, Organisation québécoise pour les personnes atteintes de cancer, Ovaire espoir, Québec - Consortium de recherche en oncologie clinique, Regroupement des onco-psychologues du Québec, Réseau canadien du cancer du sein, Réseau des femmes en environnement, Société de leucémie et de lymphome du Canada, Société de soins palliatifs à domicile du Grand Montréal.

SOURCE COALITION PRIORITE CANCER AU QUEBEC

Renseignements :

Source :   Coalition Priorité Cancer au Québec
Information :


Sylvie Piché
Conseillère en communication
514 868-2009, poste 225
spiche@2000neuf.com

Profil de l'entreprise

COALITION PRIORITE CANCER AU QUEBEC

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.