La population est victime de l'inaction de la ville de Montréal et du gouvernement du Québec dans le dossier du chauffage au bois



    Année record d'épisodes de smog hivernal à Montréal

    MONTREAL, le 3 févr. /CNW Telbec/ - Le Conseil régional de
l'environnement de Montréal (CRE-Montréal), l'Association pulmonaire du Québec
(APQ), et l'Association québécoise de lutte de la pollution atmosphérique
(AQLPA) unissent leurs voix pour demander à la Ville de Montréal de prendre
ses responsabilités dans le dossier de la qualité de l'air à Montréal en
s'attaquant au problème du chauffage au bois. A deux mois de la fin de la
période hivernale, la région de Montréal a déjà battu son record d'épisodes de
smog, avec plus de 22 avertissements depuis novembre dernier, comparativement
à 19 pour l'hiver 2005. Devant ce triste bilan, il n'y a plus une minute à
perdre pour interdire l'installation de nouveaux systèmes de chauffage au bois
à Montréal et obliger les propriétaires actuels à convertir d'ici 7 ans leurs
systèmes de chauffage au bois pour des systèmes au gaz ou à granule de bois.
De l'avis de tous, ces deux mesures sont complémentaires et doivent être mises
en place simultanément pour régler le problème une fois pour toutes à
Montréal.
    "La Ville de Montréal ignore volontairement le problème du chauffage au
bois depuis des années", déplore André Porlier, directeur général du
CRE-Montréal. "Pour une fois que des solutions simples et efficaces existent
pour corriger la situation, le temps est maintenant venu de faire preuve de
courage politique en adoptant une réglementation stricte qui permettra
d'améliorer la qualité de l'air et de protéger la santé des personnes les plus
vulnérables."
    D'autre part, tous sont d'accord pour dire que le projet de règlement
proposé par le Gouvernement du Québec, visant à seulement interdire la vente,
l'installation et la production de systèmes de chauffage au bois non certifiés
EPA, est nettement insuffisant pour régler le problème et réduire les impacts
du chauffage au bois sur la qualité de l'air au Québec. En effet, la norme EPA
vieille de 20 ans que le gouvernement s'apprête à adopter est déjà dépassée
aux Etats-Unis où il existe une nouvelle norme EPA phase 2 qui est beaucoup
plus exigeante.
    "Au Québec, plusieurs dizaines de modèles certifiés EPA phase 2 sont déjà
disponibles sur le marché alors pourquoi adopter une norme dépassée? Nous
voulons des normes d'émissions du 21e siècle et non pas celles des années 80",
de dire André Bélisle porte-parole de l'AQLPA.
    Les études sont formelles, l'utilisation des 85 000 systèmes de chauffage
au bois en place à Montréal constitue une source importante de pollution
atmosphérique. Plusieurs de la centaine de polluants émis sont cancérigènes et
présentent des risques importants pour la santé humaine et l'environnement. Il
est utile de rappeler que dans les quartiers où le chauffage au bois est
répandu, l'exposition aux contaminants provenant de la fumée des cheminées a
des effets néfastes sur la santé des résidents. Les particules émises par le
chauffage au bois sont de très petite taille, soit moins de 2,5 microns, ce
qui leur permet de pénétrer profondément dans les voies respiratoires et de
nuire à leur fonctionnement. Les enfants très jeunes, les personnes âgées et
les personnes souffrant de maladies pulmonaires sont les plus à risque.
    "Pour sa part, l'Association pulmonaire supplie la population
Montréalaise de cesser l'utilisation des foyers et poêles à bois. Il y va de
la santé de nos enfants et de nos personnes âgés puisque pour la région de
Montréal, Santé Canada estime à 1 540 le nombre de décès prématurés lié à la
pollution atmosphérique annuellement. De ce nombre, 400 décès seraient liés à
une exposition à court terme tandis que 1 140 décès feraient suite à des
expositions plus faibles mais à long terme. Il est temps que la Ville de
Montréal se décide à penser à la santé respiratoire de ses citoyens", de
déclarer Louis P. Brisson, président directeur général de l'APQ. "N'oublions
pas que la Ville de Montréal a déposé un mémoire invitant le gouvernement à
resserrer les taux d'émissions de particules fines de même qu'à prôner
l'utilisation de combustibles plus propres que le bois. Il serait sage que la
ville de Montréal montre l'exemple."
    Les groupes sont conscients que l'amélioration de la qualité de l'air
repose également sur la réduction de la pollution émise par les voitures et
les industries et encouragent les élus à poursuivre leurs efforts en ce sens.
Pour Montréal cependant, le portrait n'est pas complet si l'on ne tient pas
compte de la pollution liée au chauffage au bois.




Renseignements :

Renseignements: Leila Copti, Conseil régional de l'environnement de
Montréal, (514) 842-2890, poste 226, Cell. (514) 661-6134; Dominique Massie,
Association pulmonaire du Québec, (514) 287-7400 poste 224, Cell. (514)
975-5382

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