La plus importante étude canadienne sur l'ostéoporose démontre que les fractures reliées à l'ostéoporose augmentent le risque de fractures subséquentes indépendamment d'une faible densité minérale osseuse



    Selon les résultats, les Canadiennes et Canadiens de plus de 50 ans
    doivent veiller activement sur leur santé osseuse

    MONTREAL, le 15 sept. /CNW Telbec/ - Les résultats de la plus grande
étude canadienne sur l'ostéoporose, présentés cette fin de semaine dans le
cadre du 30e congrès annuel de l'American Society for Bone and Mineral
Research (ASBMR) à Montréal, montrent que les Canadiennes et Canadiens âgés de
50 ans et plus qui subissent une fracture reliée à l'ostéoporose ont un risque
accru de subir une fracture subséquente. Les résultats montrent que les
fractures sont un élément indicateur de fractures subséquentes indépendamment
d'une faible densité minérale osseuse.
    Ces résultats constituent les plus récentes données de CaMos (Etude
canadienne multicentrique sur l'ostéoporose), la plus grande étude canadienne
sur l'ostéoporose, qui a suivi près de 10 000 Canadiennes et Canadiens pendant
plus de 10 ans afin d'évaluer la prévalence et l'incidence de l'ostéoporose et
des fractures reliées à cette maladie, ainsi que les conséquences sur la santé
et l'économie.
    Les résultats du test de la densité minérale osseuse (DMO) ont
traditionnellement été utilisés par les professionnels de la santé afin
d'évaluer le risque d'ostéoporose et les fractures pouvant être causées par
cette maladie. Toutefois, cette étude a montré que la plupart des fractures de
fragilisation surviennent chez les personnes ayant une DMO au-dessus du seuil
permettant d'établir un diagnostic d'ostéoporose.
    Les données de l'étude soulignent que, bien qu'une mesure de la DMO assez
basse pour établir un diagnostic d'ostéoporose constitue un facteur de risque
élevé de fracture, les patients ayant subi une fracture sont plus à risque
d'en subir une autre, peu importe leur mesure de la DMO. En fait, 40 pour cent
de toutes les fractures reliées à l'ostéoporose chez les Canadiennes de plus
de 50 ans sont des fractures répétées, alourdissant ainsi le fardeau causé par
les fractures sur le système de santé.
    "Ce que les résultats de cette étude démontrent est que les Canadiens de
plus de 50 ans doivent s'occuper activement de leur santé osseuse, a déclaré
la chercheuse principale de l'étude, la Dre Sophie Jamal, co-directrice du
centre CaMos de Toronto et professeure adjointe de médecine à l'Université de
Toronto, qui a présenté le résumé de l'étude au congrès de l'ASBMR."
    "Les fractures reliées à l'ostéoporose engendrent une incapacité à long
terme qui bouleverse une vie, et c'est précisément ce que nous tentons de
prévenir avec CaMos. Grâce à nos observations, nous sommes en mesure de
conclure que les catégories de risques traditionnelles de la DMO échouent à
identifier certains hommes et femmes à haut risque de fracture, puisqu'un
grand nombre de fractures surviennent chez des hommes et des femmes ayant des
mesures de la DMO au-dessus de celles utilisées pour diagnostiquer
l'ostéoporose, a ajouté la Dre Jamal."
    L'étude de la Dre Jamal s'est penchée sur les dossiers de 2 179 hommes et
5 269 femmes âgés entre 50 et 90 ans inscrits à CaMos et incluait toutes les
fractures, suite à un faible traumatisme, survenues sur une période de sept
ans. Les analyses ont été stratifiées par sexe, statut de la fracture
(première vs répétée) et catégories de DMO, calculées à l'aide d'un score T
(une comparaison de la mesure de DMO du patient par rapport à la DMO optimale
de son sexe). Un score T supérieur à -1 est considéré comme étant normal,
entre -1 et -2,5 signifie une faible densité osseuse (ostéopénie) et à risque
de développer l'ostéoporose, et inférieur à -2,5 signale la présence de
l'ostéoporose.
    Menée par l'investigateur principal national, le Dr David Goltzman du
Centre universitaire de santé McGill, CaMos génère des données représentatives
de la population canadienne qui aident à informer les autorités de santé
publique et améliorent la prévention, le diagnostic et le traitement de
l'ostéoporose au Canada.
    "L'ostéoporose a un impact important sur la santé et sur l'économie au
Canada; l'étude CaMos a montré que nous pouvons faire quelque chose pour
changer la situation. Les professionnels de la santé se sont
traditionnellement basés sur les tests de la DMO. Il est donc important
d'éduquer les Canadiens sur l'importance de leur historique de fractures dans
l'établissement d'un diagnostic et du traitement de l'ostéoporose afin de
prévenir des fractures subséquentes, a affirmé le Dr Goltzman. CaMos nous
procure des données canadiennes concrètes et des statistiques qui nous
permettront d'améliorer les résultats pour nos patients."
    Avant le début de l'étude, la plupart des données utilisées pour évaluer
l'incidence, la prévalence et les coûts associés à l'ostéoporose au Canada
provenaient des Etats-Unis et de l'Europe de l'Ouest. Bien qu'utiles, ces
données ne prennent pas en compte la spécificité de la population canadienne,
le climat et la géographie. La prévalence et l'incidence de l'ostéoporose et
les fractures qui y sont reliées sont affectées non seulement par la génétique
mais dépendent de facteurs externes comme le climat et les caractéristiques
socio-démographiques de la population.

    Les données de CaMos présentées par la Dre Jamal
    ------------------------------------------------

    Chez les femmes, 60 pour cent ont subi une première fracture et 40 pour
cent des fractures répétées. Selon les catégories du score T, 10 pour cent des
fractures sont survenues avec une DMO normale, 51 pour cent avec DMO
ostéopénique (risque d'ostéoporose), et 39 pour cent avec DMO ostéoporotique.
    Chez les hommes, 75 pour cent ont subi une première fracture et
25 pour cent des fractures répétées. Selon les catégories du score T,
25 pour cent des fractures sont survenues avec une DMO normale, 54 pour cent
avec DMO ostéopénique (risque d'ostéoporose), et 21 pour cent avec DMO
ostéoporotique.

    A propos de l'ostéoporose
    -------------------------

    L'ostéoporose est la maladie la plus fréquente du métabolisme osseux
rencontrée chez les aînés. Cette condition rend les os plus poreux et
fragiles. Elle progresse sans douleur et sans symptômes apparents jusqu'à ce
qu'une fracture survienne. L'ostéoporose affecte autant les hommes que les
femmes.

    
    - 1,4 million de Canadiens souffrent d'ostéoporose
    - Une femme sur quatre âgée de plus de 50 ans souffre d'ostéoporose
    - Un homme sur huit âgé de plus de 50 ans souffre d'ostéoporose
    - 70 pour cent des fractures de la hanche sont reliées à l'ostéoporose
    - Jusqu'à 20 pour cent des fractures de la hanche provoquent la mort
    - Jusqu'à 50 pour cent des fractures de la hanche provoquent une
      incapacité permanente
    - Plus de femmes meurent chaque année des suites d'une fracture
      ostéoporotique que d'un cancer du sein et de l'ovaire combiné
    

    A propos de l'Etude canadienne multicentrique sur l'ostéoporose (CaMos)
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    Lancée en 1996, CaMos est une étude épidémiologique, prospective et
représentative à laquelle ont collaboré les plus grands experts canadiens,
10 centres d'études répartis dans sept provinces et plus de 10 000
participants à travers le Canada. CaMos a généré des données canadiennes
fiables sur la prévalence et l'incidence de l'ostéoporose et sur les fractures
reliées, ainsi que les conséquences sur la santé et l'économie. L'étude
examine aussi la densité minérale osseuse et la relation entre les
caractéristiques sociodémographiques, d'autres expositions et la santé
osseuse.
    C'est la plus grande étude canadienne jamais réalisée sur l'ostéoporose.
Menée à partir d'un échantillon représentatif de la population canadienne et
reconnue au niveau international pour sa qualité et sa validité, elle permet
une projection à long terme avec un taux de rétention de près de 70 pour cent
après 10 ans de suivi. Les résultats de l'étude ont aidé à informer les
autorités de santé publique et à améliorer la prévention, le diagnostic et le
traitement de l'ostéoporose au Canada.
    L'étude a été financée par Les Instituts de recherche en santé du Canada
(IRSC), Merck Frosst Canada Ltée, Eli Lilly Canada Inc., Novartis Pharma
Canada Inc., l'Alliance pour une meilleure santé des os (sanofi-aventis et P&G
Pharmaceuticals), Servier Canada Inc., les Producteurs laitiers du Canada et
la Société d'arthrite du Canada. CaMos souhaite accroître son financement à
cinq millions de dollars par année afin d'atteindre les objectifs de l'étude
au cours des dix prochaines années. Pour plus de détails sur l'étude CaMos,
veuillez vous rendre sur www.camos.org.




Renseignements :

Renseignements: Muriel Haraoui, HKDP Communications et affaires
publiques, (514) 395-0375, poste 235, mharaoui@hkdp.qc.ca; Source: Etude
canadienne multicentrique sur l'ostéoporose

Profil de l'entreprise

ETUDE CANADIENNE MULTICENTRIQUE SUR L'OSTEOPOROSE

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