La peur peut nuire au succès des enfants atteints de malformation congénitale



    QUEBEC, le 23 oct. /CNW Telbec/ - Le jeu peut s'avérer un véritable
cauchemar pour les parents d'enfants ayant subi avec succès une intervention
destinée à corriger des malformations congénitales graves.
    Une nouvelle étude financée par la Fondation des maladies du coeur jette
la lumière sur les peurs très répandues chez les parents à l'effet que, en
encaissant un simple coup à la poitrine en jouant, la région opérée puisse
être endommagée, entraînant possiblement une crise cardiaque ou la mort
subite.
    Par conséquent, le taux de participation aux sports et jeux d'équipe des
enfants opérés afin de corriger des malformations cardiaques est faible,
expliquait Mme Pat Longmuir, chercheure de la Fondation, devant le Congrès
canadien de santé cardiovasculaire 2007, organisé conjointement par la
Fondation des maladies du coeur et la Société canadienne de cardiologie.
    "Il nous faut des changements au point de vue clinique afin de convaincre
les parents et les enfants que cette fragilité n'est pas le seul aspect dont
il faille tenir compte", dit Longmuir.
    "En réalité, ces enfants ont besoin d'activité physique intense pour se
développer sainement, dit-elle. L'activité physique est très bonne pour leur
coeur et, à quelques exceptions près, ils peuvent pratiquer toute l'activité
physique dont ils ont envie."
    L'activité physique est importante également pour le développement social
de l'enfant. "Chez les enfants âgés entre 6 et 11 ans, la majorité des
interactions sociales sont reliées d'une façon ou d'une autre à l'activité
physique : jeux à la récréation, balade à vélo entre amis, soirée de patinage,
base-ball des ligues mineures, soccer ou tout autre sport. Tout ne se limite
donc pas à la santé de leur coeur. L'activité physique est également une
composante importante pour leur estime de soi et leurs relations avec leurs
pairs", affirmait Longmuir, une étudiante aux études supérieures en recherche
cardiovasculaire à l'Hôpital Sick Kids de Toronto.
    Dans le cadre d'une étude financée par la Fondation des maladies du
coeur, Longmuir a utilisé des méthodes de recherche quantitative auprès des
parents et des enfants afin d'identifier des thèmes comme l'anxiété, la peur
et la frustration.
    Pour ce faire, elle a eu recours à des groupes de discussion avec
5 familles et à des entrevues avec 20 familles (comptant toutes des enfants
ayant subi une intervention chirurgicale). La dynamique familiale était
examinée à l'aide d'entrevues enregistrées sur bande magnétique. Dans la
mesure du possible, les enfants étaient interviewés en l'absence des parents.
    L'étude a révélé que la majorité (55 %) des parents ressentaient de
l'anxiété en raison des messages contradictoires. D'un côté, ils disaient
croire que l'activité physique était importante pour leur enfant, mais de
l'autre, ils craignaient les conséquences du jeu vigoureux avec d'autres
enfants. En retour, les enfants de ces familles étaient moins enclins à être
physiquement actifs.
    "Etant donné l'importance des interventions chirurgicales pratiquées sur
ces enfants, il est naturel pour les parents d'être surprotecteurs, dit
Longmuir. La plupart de ces enfants sont nés avec une seule moitié de coeur.
Plusieurs interventions sont nécessaires pour corriger cette malformation,
dont la dernière est la procédure de Fontan.
    Les seuls enfants qui doivent être prudents avec la règle du "mettez-y du
coeur" dans leurs jeux sont ceux qui consomment des médicaments éclaircisseurs
de sang. Ils peuvent jouer tout autant, mais devraient plutôt choisir des
activités sans contact comme la natation, le vélo, la course ou le saut à la
corde.

    Les déclarations et conclusions sont uniquement celles des auteurs de
cette étude et ne reflètent en aucune façon la politique ou la position de la
Fondation. La Fondation des maladies du coeur du Canada ne fait aucune
représentation et ne garantit ni leur exactitude, ni leur fiabilité.

    Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du
coeur (www.fmcoeur.ca) mène la lutte vers l'élimination des maladies du coeur
et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact,
en contribuant activement à l'avancement de la recherche et sa mise en
application, la promotion de modes de vie sains, et la représentation auprès
des instances responsables des politiques de santé.




Renseignements :

Renseignements: ou entrevues: bureau des médias du Congrès (entre le 21
et le 24 octobre), (418) 649-5215; Marie-Christine Garon, Massy-Forget
relations publiques, (514) 842-2455 poste 23, mcgaron@mfrp.com; Après le 24
octobre 2007: Jane-Diane Fraser, Fondation des maladies du coeur du Canada
(613) 569-4361, poste 273 jfraser@hsf.ca


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