La pauvreté et ses répercussions sur la santé des jeunes de moins de 18 ans - LE DIRECTEUR NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE PUBLIE SON TROISIEME RAPPORT SUR L'ETAT DE SANTE DE LA POPULATION DU QUEBEC



    QUEBEC, le 22 nov. /CNW Telbec/ - Le directeur national de santé
publique, le docteur Alain Poirier, a rendu public aujourd'hui son troisième
rapport sur l'état de santé de la population du Québec. Le document, dont la
publication est prévue dans la Loi sur la santé publique, a été réalisé
conjointement par le ministère de la Santé et des Services sociaux et
l'Institut national de santé publique du Québec. Intitulé Riches de tous nos
enfants : La pauvreté et ses répercussions sur la santé des jeunes de moins de
18 ans, le rapport contient des renseignements en grande partie inédits sur
les liens entre le niveau socioéconomique et la santé des enfants et des
jeunes. Il a été lancé dans le cadre des Journées annuelles de santé publique,
qui se déroulent à Montréal du 20 au 23 novembre.
    Comme l'a expliqué le docteur Poirier, "la pauvreté cause des dommages
qui se comparent à ceux des maladies de l'appareil circulatoire. On estime que
les inégalités de revenus sont responsables de 20 % des années potentielles de
vie perdues, contre 17 % pour cette famille de maladies. Le niveau
socioéconomique est d'ailleurs le principal déterminant de la maladie et d'une
vie de piètre qualité. Si nous avons porté notre attention sur les jeunes,
c'est que l'enfance est une période cruciale durant laquelle un état
persistant de pauvreté aura des conséquences qui dureront toute la vie. De
plus, 20 % des coûts des services de santé au Canada sont attribuables à la
pauvreté et aux inégalités de santé qui en découlent".

    Quelques exemples

    A titre d'illustration, voici quelques éléments tirés du rapport rendu
public aujourd'hui :

    
    -   chez les moins de 18 ans, les taux de mortalité du groupe le plus
        défavorisé sont près de trois fois plus élevés chez les garçons, et
        près de deux fois plus élevés chez les filles, que ceux observés dans
        le groupe le plus favorisé;
    -   les enfants et les jeunes des familles pauvres courent un plus grand
        risque d'être hospitalisés; si tous les jeunes affichaient les mêmes
        taux d'hospitalisation que les plus favorisés, on compterait chaque
        année 13 500 hospitalisations de moins;
    -   naître pauvre entraîne un risque plus élevé d'avoir un poids
        insuffisant à la naissance, de souffrir de problèmes d'asthme ou
        d'otites, de faire de l'embonpoint dès l'âge de six ans ou d'avoir
        une mauvaise santé dentaire;
    -   le taux d'hospitalisation pour troubles mentaux des garçons des
        milieux les plus défavorisés est de 127 % plus élevé que celui des
        garçons des milieux les plus favorisés, l'écart étant de 37 % chez
        les filles;
    -   les jeunes filles des milieux les plus défavorisés sont 17 fois plus
        nombreuses à devenir mères avant l'âge de 20 ans que celles des
        milieux les plus favorisés.
    

    "Je souhaite que le rapport que je rends public aujourd'hui, en
documentant précisément la situation actuelle, soit utile aux décideurs et aux
acteurs de tous les paliers et de tous les secteurs, afin qu'ils poursuivent
leurs efforts pour réduire la pauvreté et pour atténuer les écarts de santé
qu'elle génère. Dans le secteur social, nous connaissons déjà certaines
mesures qui peuvent atténuer les conséquences de la pauvreté, comme
l'allaitement, la fréquentation précoce de services de garde de qualité et un
bon soutien social fourni aux parents. Les interventions visant à améliorer la
qualité des milieux de vie des familles défavorisées sont également une
stratégie prometteuse. Les collaborations intersectorielles sont aussi à
maintenir et à intensifier", a poursuivi le directeur national de santé
publique.

    La situation comparative du Québec

    Le rapport révèle par ailleurs que la pauvreté chez les jeunes est moins
sévère au Québec qu'ailleurs au Canada, aux Etats-Unis et dans bien d'autres
pays pour lesquels la comparaison a pu être établie. Ainsi, la pauvreté a chez
nous une incidence, une intensité et une gravité moindres que dans les autres
provinces. Dans les comparaisons internationales, le Québec figure aussi assez
bien, se démarquant notamment des Etats-Unis et de différents pays latins et
anglo-saxons. Par contre, la France et les pays nordiques font mieux que le
Québec à certains égards.
    "La performance du Québec, pourtant moins riche que d'autres provinces et
pays où la pauvreté des jeunes est plus répandue, s'explique par la qualité
des lois, des politiques et des programmes publics que nous avons mis en
place. La solidarité fiscale et l'aide gouvernementale accordée aux enfants et
aux familles n'ont pas d'équivalent dans les autres provinces. Le Québec est
aussi l'un des premiers Etats au monde à s'être doté d'une loi et d'une
stratégie nationale de lutte à la pauvreté et à l'exclusion sociale.
L'objectif de cette loi est que nous figurions d'ici 2013 parmi les nations
industrialisées qui comptent le moins de personnes vivant dans la pauvreté et
l'exclusion sociale", a conclu le docteur Poirier.

    On peut consulter le rapport rendu public aujourd'hui à l'adresse
    suivante :

    www.msss.gouv.qc.ca/publications
    -%SU: SAN
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Geneviève Villemure-Denis, Relations avec les médias,
(418) 266-8878; Source: Direction des communications, Ministère de la Santé et
des Services sociaux du Québec


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