La nécessité d'un visa limite la croissance économique du Canada



    OTTAWA, le 12 janv. /CNW Telbec/ - Selon un nouveau rapport du Centre du
commerce et des investissements internationaux du Conference Board, les
entraves à la mobilité des gens d'affaires - notamment les visas exigés des
gens d'affaires étrangers - et l'absence d'un bureau canadien dans certains
pays limitent les possibilités de commerce et de croissance économique au
Canada.
    Dans Barriers at the Border: The Costs of Impediments to Business
Mobility (dont seul le résumé est traduit en français sous le titre Barrières
douanières - Coûts des entraves à la mobilité des gens d'affaires), le Centre
propose des pays où l'ouverture de nouvelles ambassades - tout
particulièrement en Europe de l'Est, au Moyen-Orient et dans les Caraibes -
aurait le plus de retombées économiques.
    Il recommande que le Canada prenne les mesures qui s'imposent pour
atténuer les effets négatifs de la nécessité d'un visa de résident temporaire
(VRT), barrière non tarifaire qui freine le commerce de certaines marchandises
et de certains services. Bien que l'élimination des visas serait une solution
ni sensée, ni politiquement faisable, le raccourcissement des temps d'attente
et la diminution des coûts associés à l'obtention d'un visa réduiraient au
minimum les effets négatifs.
    "Les entraves à la mobilité des gens d'affaires peut limiter la
croissance économique en restreignant le commerce, les investissements et les
visiteurs, déclare Michael Burt, directeur associé, Prévisions industrielles.
Les décideurs canadiens devraient raccourcir les délais d'obtention des visas,
délivrer plus de visas pour des séjours multiples et recourir davantage à
l'impartition pour le traitement des demandes. Ces mesures devraient être
axées sur de grands pays à l'économie émergente, tels que la Chine, la Russie,
l'Inde et la Turquie, dont les ressortissants sont obligés de demander un visa
au Canada."
    Dans son étude, le Centre vérifie si des facteurs comme la nécessité d'un
visa, l'existence d'un bureau canadien à l'étranger et l'usage de l'anglais et
du français dans les pays étrangers ont un effet sur le commerce et les
investissements. Il conclue son analyse en affirmant que les VRT réduisent les
investissements directs étrangers (IDE) au Canada de 8,9 milliards de dollars
et les investissements directs du Canada à l'étranger, de 4,7 milliards de
dollars. A cause de ces visas, les importations et les exportations de
services sont inférieures de 926 millions et de 330 millions de dollars,
respectivement.
    Si l'usage courant de l'anglais dans un pays étranger entraîne une
croissance du commerce, des investissements et du nombre de visiteurs, celui
du français, en revanche, ne semble pas stimuler le commerce ou les
investissements, sauf pour ce qui est des IDE au Canada.

    Les bureaux à l'étranger engendrent des retombées économiques

    L'étude a révélé également qu'on est redevable aux bureaux canadiens à
l'étranger de plus de 10 milliards de dollars d'investissements directs
canadiens à l'étranger.
    En outre, les exportations de marchandises et de services sont plus
élevées de près de trois milliards de dollars. La présence d'un bureau
canadien à l'étranger accroît aussi le nombre de visiteurs étrangers d'environ
165 000.
    Le Canada possède une ambassade dans les 56 pays les plus "important
économiquement" (d'après le PIB divisé par la distance parcourue). Parmi les
pays où le Canada n'a pas de bureau, ceux dont le poids économique est le plus
lourd comprennent la Slovaquie et la Slovénie en Europe de l'Est, l'Irak et le
Qatar au Moyen-Orient et diverses îles des Caraibes, dont les Bermudes et les
Bahamas.
    Le cas échéant, les ressources nécessaires à l'ouverture de bureaux dans
ces endroits pourraient être puisées dans les pays où le Canada possède
actuellement des ambassades, mais qui offrent des possibilités de commerce et
d'investissements limitées, comme le Zimbabwe, la Guyane et le Cambodge.

    Le rapport est accessible au grand public à l'adresse www.e-library.ca ou
www.conferenceboard.ca/itic.




Renseignements :

Renseignements: Brent Dowdall, Relations avec les médias, (613)
526-3090, poste 448, corpcomm@conferenceboard.ca


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