La mort d'un travailleur au Casino de Montréal - La CSN rend public un rapport d'enquête qui démontre les dangers du lock-out des agents de sécurité



    MONTREAL, le 28 avr. /CNW Telbec/ - Aujourd'hui, Journée internationale
de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au
travail, la CSN a rendu public un rapport qui identifie des lacunes majeures
dans la réponse du Casino de Montréal à une urgence médicale d'un employé.
    Le 6 février dernier, un travailleur avec plusieurs années d'ancienneté
au casino est mort au travail d'une crise cardiaque. Lors de l'enquête
syndicale, il a été découvert que les cadres qui remplacent les agents de
sécurité en lock-out n'ont pas utilisé une série d'interventions prévue dans
des cas de malaise cardiaque.
    Intitulé Un mort au casino, le rapport (qui est disponible à la site web
de la CSN : www.csn.qc.ca) dévoile un nombre de faits troublants entourant cet
événement que la direction du casino a choisi de ne pas partager, ni avec son
personnel ni avec le syndicat de l'homme décédé. Parmi ces faits:

    
    - Les remplaçants des agents de sécurité n'ont pas fait une surveillance
      constante des signes vitaux de l'employé après sa perte de conscience,
      vers 6 h, le matin du 6 février ;
    - Urgences-santé n'a pas été avisée que la victime montrait des symptômes
      d'un malaise cardiaque ;
    - Le cadre qui a accueilli les ambulanciers paramédics au casino a été
      incapable de mettre un ascenseur en mode manuel, retardant ainsi le
      temps de réponse de précieuses minutes ; ce dernier s'est arrêté à
      chaque étage avant de se rendre au plancher de l'urgence ;
    - Aucune manoeuvre de réanimation cardiorespiratoire (RCR) n'a été
      appliquée à la victime en attendant l'arrivée des paramédics ;
    - Le défibrillateur du casino a été apporté sur le lieu de l'incident,
      mais n'a pas été sorti de son boîtier.
    

    "Si nous commémorons, chaque année, des personnes mortes ou blessées au
travail, c'est parce que nous avons le devoir de toujours veiller à la santé
et à la sécurité en milieu de travail, a observé le vice-président de la CSN,
Roger Valois. Or, dans ce cas-ci, il est très troublant de constater autant de
fautes à ce chapitre, alors que les premiers répondants du casino, des
professionnels expérimentés, se trouvent dehors, sur le trottoir, en
lock-out."
    En effet, les 190 membres de l'unité Sécurité du Syndicat des employé-es
de la Société des casinos du Québec sont en lock-out depuis le 27 août 2008,
une période de huit mois. Le président de l'unité Sécurité, Rick Scopelleti,
était accompagné lors de la conférence de presse du président de l'unité
Générale du syndicat, David Santos, ainsi que du président de l'unité Resto,
Jose Oliveira.
    "Depuis le début du conflit, la direction du Casino de Montréal prétend
que ses cadres sont suffisamment équipés pour répondre à n'importe quelle
situation. Cet événement, parmi d'autres, soulève bien des questions par
rapport à cette prétention", a commenté Roger Valois.
    M. Valois, qui est le responsable au comité exécutif de la CSN du dossier
de la santé et de la sécurité au travail, a aussi rappelé l'annonce de
l'employeur, à la table de négociation au mois de janvier, de son intention de
réduire de 30 % les heures travaillées par les agents de sécurité. L'employeur
a justifié cette démarche par la diminution de la clientèle à certaines
périodes de la journée.
    "Et pourtant, cette tragédie est arrivée à 6 h, le matin, le même moment
pour lequel l'employeur déclare qu'il n'a pas besoin d'autant de personnel,
a-t-il dit. Ce qui prouve qu'il y a des imprévus à n'importe quelle heure de
la journée, surtout dans un endroit comme le Casino de Montréal."
    En notant que le casino est géré par Loto-Québec, une société d'Etat, M.
Valois a fait appel au gouvernement Charest afin qu'il assume ses
responsabilités par rapport à la santé et à la sécurité des employé-es ainsi
que de la clientèle du Casino de Montréal.
    "Nous espérons ne pas avoir à vivre un autre deuil avant que ce conflit
se règle", a-t-il conclu.




Renseignements :

Renseignements: Lyle Stewart, au Service des communications de la CSN,
(514) 796-2066; Source: CSN


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