LA MINISTRE COURCHESNE REFUSE DE RECONNAITRE QUE LE DECROCHAGE SCOLAIRE EST UN DRAME POUR LE QUEBEC



    QUEBEC, le 6 avr. /CNW Telbec/ - Le député de Borduas et porte-parole de
l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, Pierre
Curzi, est très inquiet du discours du gouvernement libéral relativement à la
lutte au décrochage scolaire.
    "Il y a consensus partout au Québec pour faire du décrochage scolaire
l'urgence nationale, sauf au gouvernement. Il aura fallu qu'un groupe de
citoyens mené par Jacques Ménard prenne l'initiative pour que la ministre de
l'Education réalise qu'elle et son gouvernement sont en retard. En 2003, on
nous promettait de faire baisser le taux de décrochage scolaire; comme ce taux
a augmenté en six ans, aujourd'hui, on renvoie le problème aux parents et on
préfère parler de persévérance scolaire et de taux de diplomation, fait
remarquer Pierre Curzi. La ministre Michelle Courchesne a même refusé
d'admettre à l'Assemblée nationale aujourd'hui que le phénomène du décrochage
scolaire est un drame pour le Québec", a-t-il ajouté.
    Le député de Borduas s'inquiète du fait que le gouvernement libéral
refuse de se fixer des objectifs clairs en terme de réduction du taux de
décrochage scolaire. "Le premier ministre Jean Charest, inspiré par Sun Tzu,
semble avoir donné la consigne à tous ses ministres : celui qui ne se fixe pas
d'objectifs ne risque pas de les atteindre. C'est très préoccupant", a
poursuivi M. Curzi.
    Il rappelle que malgré l'urgence d'agir, le gouvernement n'a prévu aucune
somme additionnelle dans le dernier discours sur le budget présenté il y a à
peine quelques semaines. "On comprend mieux pourquoi aujourd'hui : même si le
rapport Ménard disait qu'il fallait y consacrer un effort financier important,
la ministre des Finances affirmait en commission parlementaire la semaine
dernière que ce n'était pas si grave qu'un jeune ne termine pas son secondaire
en cinq ans, d'abord qu'il raccroche un jour. Avec un tel discours, comment le
gouvernement peut-il être crédible quand il dit que le décrochage scolaire le
préoccupe?", se demande Pierre Curzi.

    Commission parlementaire

    Le Parti Québécois espère désormais que les témoignages que livreront les
experts, les parents et les enseignants lors de la commission parlementaire
sur le décrochage scolaire seront suffisamment nombreux pour que le
gouvernement libéral décide enfin de faire de cet enjeu un vaste chantier
national. "Le taux de décrochage atteint des sommets inégalés dans certaines
régions du Québec avec des taux de 40 %. Pourtant, dans d'autres régions,
certains intervenants ont pris le taureau par les cornes avec des succès
absolument fascinants. Nous ne devons ménager aucun effort pour assurer la
réussite de tous. C'est l'avenir du Québec qui en dépend. Nous avons une
responsabilité collective", a conclu Pierre Curzi.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 643-2743


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