La lutte contre le cancer colorectal à la croisée des chemins au Canada



    MARS, MOIS DE LA SENSIBILISATION

    TORONTO, le 5 mars /CNW/ - A l'heure où commence le Mois de la
sensibilisation au cancer colorectal, nos gouvernement, confrontés à la hausse
constante des coûts liés au traitement des personnes atteintes, envisagent la
prévention primaire et le dépistage comme moyens de mettre un frein à cette
escalade.
    "Le Canada se trouve face à un tournant décisif. Faisant oeuvre de
pionnières, quelques provinces (l'Ontario et le Manitoba) se sont engagées à
mettre en place un programme de dépistage du cancer colorectal. D'autres,
comme l'Alberta et la Colombie-Britannique, sont sur le point d'emboîter le
pas. Cependant, certaines tardent à réagir et en sont encore à évaluer la
situation", explique Barry D. Stein, président de l'Association canadienne du
cancer colorectal (ACCC).
    La question de l'accès des personnes atteintes à un traitement efficace
est aussi à la croisée des chemins. En effet, de nouveaux produits biologiques
faisant appel à de petites molécules sont utilisés pour des traitements
ciblés, et certaines provinces se demandent encore si elles devraient ou non
les rembourser dans le cadre de leur régime d'assurance-maladie et si ces
traitements cadrent avec les lignes directrices en matière de traitement.
    "Tandis que dans certaines régions du pays, les personnes atteintes ont
la chance d'avoir accès à ces médicaments, dans d'autres, elles se voient
contraintes d'en assumer elles-mêmes le coût élevé, lorsqu'elles n'ont pas
d'assurance personnelle, ou de carrément renoncer à ces traitements", précise
M. Stein.
    En Colombie-Britannique et à Terre-Neuve ainsi que dans un hôpital du
Québec, les personnes atteintes peuvent maintenant avoir accès, dans le cadre
du régime public de santé, aux plus récents médicaments contre le cancer
colorectal. Toutefois, dans d'autres provinces et territoires, elles n'ont pas
cette chance. Qui plus est, certaines provinces ont même déjà décidé de ne pas
rembourser ces produits ou d'en limiter l'accès, tandis que d'autres examinent
toujours la possibilité de les inclure dans leur régime.
    "On est en train de créer un système de santé à deux vitesses : une bonne
qualité de traitement pour les mieux nantis, et une moins bonne pour le reste
de la population. Prenons le cas de l'Avastin, par exemple. Ceux qui en ont
les moyens peuvent se le procurer et prolonger ainsi leur vie, alors que ceux
qui ont moins de ressources financières meurent plus rapidement. C'est aussi
immoral que cela", résume Jim Connors, un résident de Halifax,
Nouvelle-Ecosse, qui est aux prises avec le cancer colorectal.
    Sans grande pompe et dans le cadre d'un processus apparemment peu
transparent, à tout le moins du point de vue des personnes atteintes, toutes
les provinces, à l'exception du Québec et des territoires, ont récemment
accepté de participer à un projet pilote de un an prévoyant l'examen par le
truchement d'un mécanisme national centralisé de toutes les nouvelles demandes
d'approbation d'un médicament anticancéreux.
    Appelé "Processus conjoint d'examen des médicaments oncologiques"
(PCEMO), ce mécanisme sera mis en oeuvre le 1er mars 2007 et visera aussi bien
les médicaments injectables que ceux qui sont administrés par voie orale. En
vertu de ce projet, les fabricants de produits oncologiques ne feront qu'une
seule demande d'examen auprès du Comité d'appréciation des médicaments et des
thérapeutiques et d'Action cancer Ontario, et la demande sera réputée avoir
été présentée dans toutes les provinces participantes. Cependant, la décision
finale concernant l'inscription sur la liste des médicaments couverts et le
remboursement sera laissée à la discrétion de chaque province.
    "Nous adhérons aux principes énoncés dans la Stratégie nationale sur les
produits pharmaceutiques. Reste à voir, cependant, si le PCEMO assurera
vraiment un accès plus équitable en temps plus opportun à un traitement
efficace dans tout le Canada", indique M. Stein. "Nous craignons que ce
processus limite en fait l'accès aux traitements si moins de médicaments sont
approuvés en bout de ligne. Si l'examen ne tient pas compte des lignes
directrices en matière de traitement et que les provinces décident de ne pas
donner suite aux recommandations issues du processus, les différences
régionales en matière d'accès risquent de persister."
    L'ACCC est en faveur d'un accès égal aux traitements, mais ne croit pas
qu'on doive pour autant réduire la qualité et le nombre des options en la
matière en abaissant la norme au plus petit dénominateur commun. L'intérêt des
personnes atteintes doit primer à la grandeur du pays, et le nouveau processus
ne devrait pas servir simplement à réduire les coûts."
    "Quoi qu'il en soit, une chose est sûre, c'est que l'année 2007 s'annonce
déjà remarquable en ce sens qu'il y a déjà eu plus de changements que jamais
auparavant au chapitre de la prévention et du traitement du cancer colorectal,
et du cancer en général", se réjouit M. Stein.

    Mars : Mois de la sensibilisation au cancer colorectal

    Ce mois-ci, l'ACCC poursuivra ses activités de sensibilisation et
d'information, de soutien aux personnes atteintes et à leur proches, ainsi que
de promotion du dépistage et d'un accès en temps opportun à un traitement
efficace pour les personnes atteintes au Canada.".
    "La campagne du mois de mars est une bonne occasion pour les Canadiens de
commencer à s'intéresser au cancer colorectal et de se renseigner à son
sujet", de dire Roslyn FitzPatrick, une résidente de Thornhill, Ontario, qui a
survécu au cancer colorectal. "Je fête ce mois-ci mes cinq ans sans signe de
la maladie, et cela me fait voir la chance que j'ai eu d'avoir un diagnostic
précoce. J'encourage toutes les personnes à risque à discuter de dépistage
avec leur médecin, car lorsque le cancer est détecté à un stade précoce, on a
plus de chance d'être traité rapidement et le taux global de survie est
meilleur."
    Afin de promouvoir le dépistage, l'ACCC participe à des séances
d'information et en organise également. Par ailleurs, elle entreprendra
bientôt dans tout le Canada sa campagne nationale de sensibilisation qui
consiste notamment en la diffusion de messages à télévision et dans la presse
écrite et en la publication d'un encart dans les journaux, deux façons
d'informer les Canadien relativement au dépistage du cancer colorectal. En
outre, l'Association fournira aux cabinets de médecins, aux cliniques, aux
hôpitaux et aux centres d'oncologie de toutes les régions du pays des affiches
annonçant sa campagne et de la documentation sur le cancer colorectal.
    Toujours en mars, l'Association tiendra un petit-déjeuner santé au
restaurant des parlementaires, à Ottawa, afin d'informer les membres de
Chambre des communes et du Sénat relativement au cancer colorectal ainsi qu'à
la prévention primaire, au dépistage et au traitement de cette maladie.
    De plus, dans le but de trouver des moyens pour instaurer le dépistage et
l'accès aux traitements, l'ACCC organise à Montréal la première Table ronde
sur le cancer colorectal, qui débute le 28 mars prochain. L'événement est le
fruit d'une collaboration avec les responsables du Partenariat canadien contre
le cancer (anciennement la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer) et
avec l'Agence de santé publique du Canada (ASPC).
    "C'est toujours une bonne idée de se renseigner au sujet du cancer
colorectal. Nous invitons tous les Canadiens, les personnes atteintes et leurs
proches de même que tous ceux et celles qui se soucient de leur santé à
communiquer avec nous pour obtenir plus d'information ou offrir leurs services
comme bénévoles", déclare M. Stein. Pour communiquer avec l'ACCC, appelez au
1-877-50COLON ou visitez son site Web (www.cancer-colorectal.ca).

    NOTES A L'INTENTION DES REDACTEURS

    A propos du cancer colorectal

    Le cancer colorectal - cancer du côlon ou du rectum - est la deuxième
cause de décès par cancer, tant chez les hommes que chez les femmes. Cette
maladie devance le cancer du sein et celui de la prostate au chapitre de la
mortalité causée et occupe le deuxième rang, après le cancer du poumon, quant
au nombre de décès par cancer.
    Même s'il est évitable, le cancer colorectal a été diagnostiqué chez
environ 20 000 Canadiens l'an dernier, et on estime à 8 500 le nombre de
victimes qu'il a faites au pays. Tous les ans au Canada, un nombre à peu près
égal d'hommes et de femmes apprennent qu'ils sont atteints de cette maladie.
    En moyenne, 385 personnes recevront chaque semaine un diagnostic de
cancer colorectal, et 163 personnes par semaine succomberont à cette maladie.
D'après les prévisions, un homme sur 14 et une femme sur 16 devront y faire
face au cours de leur vie, et elle emportera un homme sur 28 et une femme
sur 31.

    A propos de l'ACCC

    L'Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) est une organisation
sans but lucratif dont la mission est de sensibiliser et d'informer les
Canadiens au sujet du cancer colorectal, de soutenir les personnes atteintes
et leur famille, et de plaider en faveur d'une politique nationale de
dépistage et d'un accès aux traitements et aux tests diagnostiques. Pour
obtenir plus de renseignements ou pour devenir bénévole à l'Association,
consultez son site Web (www.cancer-colorectal.ca) ou appelez sa ligne sans
frais, au 1-877-50COLON.

    Si vous désirez plus d'information sur le cancer colorectal, visitez le
site de l'ACCC, à l'adresse Internet suivante : www.cancer-colorectal.ca.





Renseignements :

Renseignements: ou pour demander une entrevue avec une personne atteinte
de cancer colorectal ou un médecin, veuillez communiquer avec: Barry D. Stein,
Association canadienne du cancer colorectal, (514) 944-0200 (cellulaire),
bstein@ccac-accc.ca, (514) 875-7899 ou (416) 920-4333; Alia Hassan, Cohn &
Wolfe, (416) 924-5700, poste 4055, alia_hassan@ca.cohnwolfe.com

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Association canadienne du cancer colorectal

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