La gestion efficace des matières résiduelles : du concret au menu !



    MONTREAL, le 19 oct. /CNW Telbec/ - La gestion efficace des matières
résiduelles est un défi qui interpelle les entreprises, les industries et les
experts en environnement et ce matin, plus de 50 personnes étaient réunies à
ce sujet à l'occasion d'un déjeuner-causerie. Plusieurs pratiques efficaces
ont donné des résultats concrets dans ce domaine et quatre conférenciers sont
venus leur en faire part pour les aider, entre autres, à faire face à la Loi
102.
    Inscrit dans le cadre de l'actuelle Semaine québécoise de réduction des
déchets, menée par Action-Rebuts, ce déjeuner-causerie a été organisé par la
Chambre de commerce de l'industrie de l'Est de l'île de Montréal, en
collaboration avec le Réseau d'échanges du premier plan stratégique de
développement durable de la collectivité montréalaise. Ce réseau est une
initiative de la Conférence régionale des élus de Montréal, de la Ville de
Montréal et du Conseil régional de l'environnement de Montréal.
    La gestion efficace des matières résiduelles s'inscrit dans une
perspective de développement durable et Richard Deschamps, conseiller de la
Ville, arrondissement de LaSalle, associé au développement économique et
durable de Montréal et membre du comité exécutif de la Conférence régionale
des élus de Montréal, a présenté le premier plan stratégique de développement
durable de la collectivité montréalaise mis de l'avant par la Ville de
Montréal et ses partenaires. "En matière de développement durable, chaque
geste compte et multiplier ces gestes en créant un effet d'entraînement, c'est
ça l'effet domino qui guide ce plan", a déclaré M. Deschamps. Il a également
insisté sur la nécessité d'élargir le partenariat, tout en soulignant le rôle
important joué par les organismes qui ont collaboré à la mise au point du
plan.
    Depuis mars 2007, le tarif pour la collecte sélective issu de la Loi 102
est en vigueur et Maryse Vermette, vice-présidente Opérations et
communications de Eco Entreprises Québec, est venue éclairer les participants
sur son application. Dorénavant, les entreprises sont tenues de déclarer la
quantité de leurs contenants, emballages et imprimés qui aboutissent dans le
bac à recyclage des consommateurs et de payer des frais selon une grille
tarifaire. Il en coûte plus de 70 millions aux municipalités du Québec pour
procéder à la collecte sélective et la moitié des coûts est dorénavant imputée
aux entreprises. "Eco Entreprises est le premier organisme agréé par
RECYC-Québec et notre rôle est d'encadrer les entreprises dans leur obligation
qui consiste à s'enregistrer, faire ses déclarations et payer sa
contribution", mentionne Maryse Vermette qui ajoute : "les entreprises sont
ainsi forcées de revoir leurs pratiques de mise en marché afin de diminuer la
quantité de déchets qui se retrouvent dans les bacs à recyclage".
    Au Québec, il n'y a pas de réglementation qui oblige les entreprises à
trier leurs matières résiduelles ou à récupérer celles qui présentent un
potentiel de mise en valeur. Mario Laquerre, coordonnateur secteur ICI -
RECYC-Québec a profité de cette tribune pour encourager les entreprises à le
faire en leur donnant des pistes de solutions et des modèles de gestion
efficaces qui donnent des résultats concrets. Il a expliqué pourquoi les
entreprises devraient s'engager dans cette voie et comment y arriver en les
guidant, entre autres, vers des ressources et des programmes de reconnaissance
et d'homologation.
    Le recyclage est devenu un incontournable dans la gestion quotidienne des
opérations industrielles d'une entreprise et Patrice Clerc, directeur des
ventes et services chez Cascades Groupe Produits Spécialisés, y voit en
contrepartie une arme puissante quant à l'image d'une entreprise. Selon lui,
la règle No 1 est que "toutes les matières produites - à l'exception de
certains produits dangereux - sont utilisables pour une autre application. Il
s'agit de trouver laquelle et de trouver preneur". Il est venu expliquer
comment utiliser ce pouvoir en s'impliquant non seulement dans la gestion
rigoureuse de ses rebuts mais en les intégrant dans une logique marketing
incluant le concept d'impact environnemental. Comme il le dit si bien : "il ne
suffit pas de peinturer une voiture en vert pour la considérer hybride, le
moteur est conçu autrement et se doit d'être efficace".
    Le spécialiste en environnement chez Alcoa Canada, Pierre Mercier, a fait
une présentation sur les conditions gagnantes pour la mise en place d'un
programme visant l'élimination de résidus en présentant des exemples
d'applications chez Alcoa Canada. En plus de la production d'aluminium de
première fusion, Alcoa Canada exploite des usines de transformation qui
servent l'industrie de l'aérospatiale, de l'automobile, de l'emballage
alimentaire et de la construction. Pierre Mercier a fait état de la mise en
place des activités relatives à la réduction de l'enfouissement chez Alcoa
dans le cadre d'un plan d'action de type 3R pour un résidu industriel.
    Les participants à cette rencontre ont été invités à devenir partenaires
du Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité
montréalaise et à se joindre aux prochaines activités du Réseau d'échanges.




Renseignements :

Renseignements: Yvan Thériault, Directeur des communications et des
affaires publiques, (514) 842-2400, Cell.: (514) 233-9019; Source: CRE de
Montréal

Profil de l'entreprise

Conférence régionale des élus (CRE) de Montréal

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