La FNEEQ-CSN dénonce l'ingérence de l'Ontario dans la négociation collective à l'Université York



    MONTREAL, le 28 janv. /CNW Telbec/ - Le gouvernement de l'Ontario se
prive d'une occasion d'améliorer les conditions d'enseignement à l'Université
York en légiférant pour mettre fin à la grève des chargé-es de cours et des
auxiliaires de l'enseignement, selon Ronald Cameron, président de la
Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (CSN).
    "Au lieu d'une loi spéciale, l'Ontario devrait trouver des solutions aux
causes de la grève de la section locale 3903 du Syndicat canadien de la
fonction publique à l'Université York, a dit M. Cameron. Ces mêmes conditions
sont d'ailleurs présentes dans les campus partout au Canada."
    Richard Hink, président de l'Association des étudiantes et étudiants
diplômés employés de McGill (AEEDEM), note que les étudiantes et les étudiants
dans les universités canadiennes reçoivent leur enseignement autant de chargés
de cours ou d'autres étudiants travaillant comme auxiliaires de l'enseignement
que par des professeurs titulaires.
    "Ces groupes sont devenus un bassin de cheap labour dans le secteur
postsecondaire, a dit M. Hink. Pourtant, ils font le même travail que leurs
homologues titulaires et ils méritent un meilleur traitement de leurs
employeurs."
    L'AEEDEM, affiliée à la FNEEQ, représente les auxiliaires de
l'enseignement à l'Université McGill. Pendant 11 semaines, le printemps
dernier, les 2000 membres du syndicat ont fait une grève pour de meilleurs
salaires et de meilleures conditions de travail.
    La vice-présidente de la FNEEQ, Marie Blais, constate que la situation à
l'Université York est similaire à celle des campus du Québec, où un grand
nombre de chargés de cours "temporaires" ont enseigné pendant 10 à 25 ans,
sans sécurité d'emploi ou reconnaissance de leurs contributions à
l'université.
    "Des gens qui passent leur carrière dans un seul établissement devraient
bénéficier de conditions de travail stables et prévisibles, a-t-elle déclaré.
S'il ne s'intéresse pas à ce problème, le gouvernement de l'Ontario ne réglera
rien en s'ingérant dans le processus de négociation à l'Université York."
    Enfin, le syndicat de McGill dénonce la répression policière sauvage lors
de la manifestation paisible des grévistes de York, mardi, à l'Assemblée
législative ontarienne. "Les arrestations violentes de manifestantes et de
manifestants calmes et pacifiques sont le miroir de l'arrogance démontrée par
l'administration de l'Université York envers ses employés lors de ces
négociations. Avec la complicité du gouvernement ontarien, l'employeur a
démontré de la mauvaise foi depuis le début de ce conflit", a commenté Richard
Hink.
    M. Hink observe que l'Université York a choisi d'interrompre tous les
cours - et non pas seulement ceux dispensés par les chargés de cours ou par
les auxiliaires de l'enseignement - quand la grève a été déclenchée, il y a 12
semaines. "Encore une fois, une administration universitaire sévit contre les
étudiants pour faire pression sur ses employés", a commenté Richard Hink.




Renseignements :

Renseignements: Lyle Stewart, Service des communications de la CSN,
(514) 796-2066; Source: CSN


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