La CSN rencontre des députés de Montréal - Il faut mettre fin au placement syndical dans la construction

MONTRÉAL, le 7 nov. 2011 /CNW Telbec/ - Des représentants de la CSN-Construction, de la CSN et du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN ont rencontré aujourd'hui le député de Verdun, Henri-François Gautrin, le député de Gouin, Nicolas Girard et la députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger pour les sensibiliser aux enjeux du projet de loi 33 sur le fonctionnement de l'industrie de la construction. Ils ont notamment plaidé pour que le changement central du projet de loi, l'abolition du placement syndical dans l'industrie, soit adopté tel quel, après plus de 40 ans d'efforts en ce sens.

« Pour nous, il est important que le gouvernement aille de l'avant avec son projet de loi sur la question du placement syndical. Nous croyons fermement que cela assurera un véritable pluralisme syndical dans la construction et civilisera les relations de travail en limitant l'arbitraire et la discrimination. Le projet de loi permettra de faire un grand bond en avant dans l'assainissement des pratiques dans le secteur de l'industrie », a déclaré le président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Gaétan Châteauneuf.

Le placement syndical est une pratique théoriquement illégale qui permet aux syndicats détenant un monopole de représentation auprès d'un titre d'emploi particulier d'imposer aux employeurs les travailleuses et les travailleurs de leur choix, discriminant ainsi les autres salarié-es, notamment en fonction de leur allégeance syndicale. Ils peuvent le faire parce que la loi leur permet encore de référer de la main-d'œuvre directement auprès des employeurs. C'est pourquoi la CSN estime que pour mettre fin au placement syndical, la référence de main-d'oeuvre doit dorénavant se faire exclusivement par l'entremise de la Commission de la construction du Québec (CCQ) afin d'assurer le droit au travail partout et pour tous.

La CSN prône un tel changement depuis les années 1970. Elle considère que le placement syndical, qui a déjà existé dans d'autres industries, est une pratique antidémocratique, contraire aux droits et aux intérêts des salarié-es. Le rôle fondamental d'un syndicat doit être de défendre les conditions de travail, les intérêts et la santé et la sécurité de ses membres, une mission qui entre en contradiction avec les activités de placement de la main-d'œuvre.

La CSN considère que le gouvernement doit donner les moyens nécessaires à la CCQ afin qu'elle puisse remplir ce rôle efficacement.

Améliorations nécessaires
En commission parlementaire le 27 octobre, la CSN a en outre présenté 14 améliorations qu'elle souhaite voir apporter au projet de loi. Ce sont ces propositions que les porte-parole régionaux de la centrale syndicale ont présentées aux législateurs aujourd'hui.

Parmi les critiques formulées par la CSN et la CSN-Construction, notons que le projet de loi prévoit accorder une place formelle aux donneurs d'ouvrage à la table des négociations. Ce sont les clients, en quelque sorte, des employeurs de l'industrie. Pour la CSN, l'introduction d'une troisième partie à la négociation est une mauvaise idée qui alourdira davantage le processus. C'est d'autant plus préoccupant que le projet de loi ne prévoit toujours pas de rendre rétroactives les augmentations de salaire négociées, ce qui n'incite pas les patrons à négocier avec la diligence attendue. De plus, le régime actuel empêche les syndicats de recourir à d'autres moyens de pression que la seule grève générale dans un secteur complet. L'occasion est bonne de revoir ces obstacles qui ne sont pas de nature à favoriser la négociation rapide et de bonne foi.

En ce qui a trait aux fonds de formation de l'industrie, la CSN est favorable aux changements qui introduisent plus de transparence et d'équité pour tous les titres d'emploi tout en en allégeant la bureaucratie. De plus, comme toutes les autres organisations syndicales, la CSN insiste auprès du gouvernement pour qu'il clarifie le projet de loi afin que ces sommes soient réservées uniquement au financement d'activités de formation et de perfectionnement pour les salarié-es de la construction.

La CSN a proposé d'autres changements. Ils sont détaillés dans le mémoire que la CSN et la CSN-Construction ont déposé en commission parlementaire, le 27 octobre. Celui-ci peut être consulté en ligne : http://goo.gl/SxyP1.

Fondée en 1924, la CSN-Construction représente 18 000 travailleuses et travailleurs de l'industrie, réunis au sein de 13 syndicats démocratiques régionaux. Dans le Montréal métropolitain, 3 650 travailleuses et travailleurs de l'industrie sont membres de la CSN-Construction. Elle est une des huit fédérations composant la Confédération des syndicats nationaux. La CSN, ce sont 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d'activité au Québec.

SOURCE CONSEIL CENTRAL DU MONTREAL METROPOLITAIN (CCMM-CSN)

Renseignements :

Emmanuelle Proulx, conseillère syndicale, 514 219-8991
CCMM-CSN


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