La CSN demande au ministre de la Santé de clarifier ses intentions



    MONTREAL, le 7 nov. /CNW Telbec/ - La présidente de la Confédération des
syndicats nationaux, Claudette Carbonneau réclame du gouvernement qu'il
clarifie ses intentions concernant le système de santé public au Québec. "On
constate une offensive orchestrée vers le privé. Après l'hôpital du
Sacré-Coeur à Montréal, La Presse rapportait, en fin de semaine, que le CHUM
lorgne aussi du côté du privé pour faire traiter certains patients. Combien
d'autres hôpitaux font la même chose actuellement sans qu'on le sache ?"
    La leader syndicale est inquiète devant les signaux contradictoires
envoyés par le gouvernement. "Les Québécoises et les Québécois ont le droit de
connaître le fond de la pensée du gouvernement libéral : est-il pour un
système de santé public ou pour une plus grande place du privé ? La réponse
est loin d'être claire."
    Madame Carbonneau note que, dans une entrevue accordée ce matin à
l'émission C'est bien meilleur le matin sur les ondes de Radio-Canada, le
ministre a clairement dit que "le privé est là pour rester et qu'il faut
définir une façon à la québécoise de l'intégrer dans notre système de santé".
    "Sur les 460 000 chirurgies pratiquées chaque année au Québec, le
ministre a estimé qu'un certain nombre pourrait être transféré vers le privé,
aux frais de l'Etat, dans un esprit de partenariat. Le ministre vient ainsi
nous dire clairement qu'il a l'intention d'utiliser le mécanisme du décret
ministériel pour élargir la portée de la loi 33, limitée pour l'instant aux
chirurgies de la hanche, du genou et des cataractes. Pourquoi miser sur des
cliniques privées plutôt que sur les blocs opératoires et les cliniques
spécialisées publiques ?", dénonce la présidente de la CSN.
    "Le ministre peut-il nous dévoiler la liste des hôpitaux au Québec qui
préparent actuellement des ententes de partenariat avec le secteur privé ?
Peut-il nous dévoiler le résultat des enquêtes menées actuellement par la
RAMQ, sur les nombreuses cliniques privées qui seraient en contravention de la
loi ?"
    "Philippe Couillard doit immédiatement lever les ambiguités de la loi 33
qui causent le bourbier actuel. Le ministre a beau prononcé une profession de
foi envers un financement public, il devrait constater que son propre
gouvernement a mis le groupe de travail Castonguay sur une autre piste, celle
d'un financement privé", de renchérir la vice-présidente de la CSN, Denise
Boucher.
    Avec déjà 30 % de financement privé au Québec, l'Etat doit renverser ce
courant et accentuer le financement public. La privatisation augmente les
coûts : frais administratifs et juridiques, profits de 10 à 15 % en moyenne
dans les cliniques privées et chez les assureurs, coûts d'emprunt, etc.
    "La cohabitation du public et du privé ne fait pas disparaître comme par
magie les listes d'attente ni apparaître des infirmières et des médecins. La
France, l'Australie et le Royaume-Uni connaissent eux aussi des délais
d'intervention !", ajoute Denise Boucher.
    "Notre position est claire. Nous défendons un système public amélioré. On
ne peut pas en dire autant du gouvernement !", de conclure la leader
syndicale.

    La Confédération des syndicats nationaux compte plus de
300 000 travailleuses et travailleurs de tous les types de milieux de travail,
tant dans le secteur privé que dans le secteur public.




Renseignements :

Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des
communications de la CSN, (514) 598-2162, cellulaire: (514) 894-1326


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