La croissance de l'économie canadienne ralentit mais ne stagne pas en 2007 selon les services économiques TD



    TORONTO, le 26 mars /CNW/ - Les défis économiques du Canada se limitent
davantage au secteur de la fabrication axé sur les exportations plutôt que du
côté la croissance économique nationale. Par conséquent, la croissance
économique canadienne surclassera probablement celle des Etats-Unis au cours
de l'année 2007. A cet égard, M. Don Drummond, Economiste en chef à la Banque
TD, explique que : "L'économie canadienne n'est pas encore au bout de ses
peines, mais on peut voir la lumière au bout du tunnel."
    Le numéro de mars du TD Quarterly Economic Forecast prévoit, pour
l'exercice 2007, un taux de croissance de 2,4 % au Canada, ce qui constitue un
rythme légèrement inférieur à la croissance enregistrée en 2006. Vous pouvez
consulter ce rapport à l'adresse suivante : www.td.com/economics.
    En revanche, l'économie américaine devrait subir un ralentissement plus
important du fait que son marché immobilier continue de s'affaiblir. En raison
du repli du marché immobilier tout au long de l'année, la récente
détérioration du marché des hypothèques "subprime" (consenties aux ménages
moins solides financièrement) était prévue. "Les inquiétudes soulevées par le
marché boursier chinois et le secteur américain des hypothèques "subprime" ont
poussé les marchés financiers à prendre conscience de ce que nous avions prévu
depuis déjà plus d'un an : le ralentissement de la croissance mondiale"
indique M. Drummond. "Toutefois, l'économie américaine n'aura pas tant à faire
face à une diminution de la capacité d'emprunt qu'à la réticence à dépenser
des consommateurs au cours de la prochaine année. La stagnation des prix sur
le marché résidentiel américain réduit la valeur nette du logement et fait en
sorte que les consommateurs sont maintenant moins portés à faire des achats
importants.

    Crise sans surprise pour le marché "subprime" des hypothèques

    Depuis plus d'un an, la croissance économique américaine est freinée par
le marché immobilier résidentiel, et les Services économiques TD prévoient que
cette tendance se maintiendra au cours des neuf premiers mois de l'année 2007.
"Comme l'offre des promoteurs et la demande des consommateurs du marché
immobilier étaient à la baisse, les effets ressentis par les prêteurs
hypothécaires ne se sont pas fait attendre" indique M. Drummond, qui explique
que, si la question des prêts hypothécaires "subprime" a fait les manchettes,
son incidence sur l'économie devrait être minime.
    Il y a deux raisons à ceci : en premier lieu, le prêt hypothécaire
"subprime" ne représente que 10 % de l'ensemble du marché hypothécaire
américain. Parmi les prêteurs hypothécaires, seule une poignée d'individus
s'est spécialisée presque exclusivement dans ce secteur très risqué. M.
Drummond ajoute que "les prêteurs qui sont actuellement en difficultés sont
ceux-là même qui n'ont pas suivi les règles d'or du marché : diversifiez votre
portefeuille et ne prenez que des risques acceptables."
    En deuxième lieu, les normes plus sévères appliquées aux prêts
hypothécaires n'ont pas réduit les émissions de cartes de crédit et de prêts à
la consommation. Etant donné que les dépenses de consommation représentent
plus des deux tiers de l'économie, ce facteur a gagné en importance. "Le
crédit à la consommation devrait être quelque peu resserré" déclare M.
Drummond. "En effet, jusqu'à maintenant, il a probablement été appliqué avec
trop de liberté. Si l'on se trouve en présence d'une croissance ininterrompue
de l'emploi et d'une augmentation des salaires, les dépenses de consommation
se maintiendront à un rythme certes modéré, mais sans dégringoler.

    La demande extérieure pour les biens canadiens reste faible mais elle
    s'améliore

    Les secteurs vulnérables de l'économie canadienne demeurent ceux qui sont
exposés à la demande extérieure. En particulier, la reprise naissante des
exportations restera soumise à l'affaiblissement de la demande américaine. "En
2007, les exportations canadiennes devraient croître plus vite que l'an
dernier, mais elles sont encore marquées par un secteur relativement faible"
dit M. Drummond. "Toutefois, à mesure que les perspectives de l'économie
américaine s'amélioreront au cours de l'année, l'économie canadienne et ses
exportateurs bénéficieront des retombées positives."
    Les Services économiques TD s'attendent à ce que le dollar canadien
fluctue peu et qu'il se maintienne près de son cours actuel de 85 cents
américains. "Le secteur de la fabrication est toujours en train de s'ajuster à
la hausse du dollar canadien, mais il n'aura pas à souffrir de nouvelles
pressions exercées par le huard" déclare M. Drummond.

    Les marchés résidentiels canadien et américain montrent peu de traits
    communs

    Les Services économiques TD prévoient que le rythme de croissance des
prix des maisons et du nombre de mises en chantier au Canada ralentira après
avoir connu une période prolongée de hausse. "Dans l'ensemble du Canada, les
prix des maisons devraient augmenter d'environ 5 % cette année ainsi que
l'année prochaine" indique M. Drummond. Le ralentissement du marché
résidentiel canadien risque d'être plus important dans l'Ouest, mais
l'activité du secteur immobilier devrait demeurer importante dans tout le
pays. "Les maisons canadiennes ont quatre murs et un toit. Ce sont leurs
seules similitudes avec le marché résidentiel américain" affirme M. Drummond.
    Pour le marché résidentiel canadien, les Services économiques TD
prévoient une augmentation de la demande de rénovations résidentielles. De
solides ventes résidentielles tendent à se traduire par une forte demande de
services de rénovations un ou deux ans plus tard. "Les propriétaires ne
profiteront pas de l'appréciation rapide des prix des deux dernières années,
mais ils pourraient se tourner vers la rénovation afin d'augmenter la valeur
nette de leur maison."

    L'économie canadienne ralentit mais ne stagne pas

    Tout comme le marché résidentiel, le reste de l'économie nationale
canadienne ralentit à un rythme modeste. Ceci devrait permettre d'abaisser le
taux d'inflation pour qu'il atteigne le niveau cible de la Banque du Canada
d'ici la fin de l'année. "Pour la Banque du Canada, la vigilance reste de
mise, mais nous ne pensons pas qu'elle jouera avec les taux d'intérêt cette
année" dit M. Drummond. "Malgré la faible croissance observée à la fin de
l'année 2006, l'économie canadienne tourne toujours près de son plein
potentiel. Nous croyons donc que la conjoncture monétaire est bonne".
    Le secteur de la fabrication continuera de subir des pertes d'emploi,
mais l'économie, dans son ensemble, poursuivra sa croissance de l'emploi en
2007, et ce, à un rythme semblable à celui de 2006. "Le taux de chômage
augmentera, passant de 6,1 % à 6,3 % en 2007, mais il restera à un niveau
historiquement bas" déclare M. Drummond.

    Une petite bouffée d'air frais pour l'Ouest canadien

    L'Ouest canadien aura tout juste droit à une petite bouffée d'air frais
en raison du ralentissement économique modéré et provisoire. "Aujourd'hui, la
Chine et l'Inde comptent une population urbaine de 850 millions d'habitants.
Au cours de la prochaine décennie, la migration provenant des zones rurales
ajoutera quelque 300 millions d'individus à ce nombre, soit l'équivalent de la
population américaine. Les sociétés canadiennes du secteur des produits de
base continueront de croître afin de satisfaire la nouvelle demande mondiale à
venir" dit M. Drummond. Les Services économiques TD prévoient que les cours
des matières premières demeureront essentiellement inchangés au cours de
l'année 2007, même si une hausse d'approvisionnement fera baisser le cours de
certains métaux de base, et que la relance de l'activité économique poussera
d'autres prix, comme ceux du bois et du pétrole, à la hausse.
    Alors que le ralentissement actuel du marché se fait sentir auprès du
secteur de la fabrication, une relance de l'économie aux Etats-Unis au cours
des deux prochaines années devrait raviver les économies de l'Ontario et du
Québec. "De concert avec une légère hausse cyclique de l'économie américaine,
nous devrions commencer à observer une certaine réduction des disparités
régionales qui ont défini l'économie canadienne au cours des dernières années.
Une amélioration de la demande américaine vers la fin de 2007 et en 2008 sera
des plus bienvenue pour le secteur de la fabrication canadien."





Renseignements :

Renseignements: Don Drummond, Economiste en chef et Vice-président
principal, Groupe Financier Banque TD, (416) 982-2556; Pascal Gauthier,
Economiste, Groupe Financier Banque TD, (416) 944-5730


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