La crise des isotopes menace l'accessibilité des services diagnostiques - Les technologues en médecine nucléaire sont inquiets pour les semaines à venir



    LONGUEUIL, QC, le 6 août /CNW Telbec/ - Au moment où les activités
devraient normalement s'intensifier dans les départements de médecine
nucléaire des hôpitaux québécois à la suite de la période des vacances, les
technologues en médecine nucléaire membres de l'Alliance du personnel
professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
appréhendent l'impact de la pénurie d'isotopes médicaux. L'APTS a mené une
enquête auprès de ses membres présents dans des départements de médecine
nucléaire et les témoignages recueillis convergent : au cours des dernières
semaines, le rationnement des isotopes a eu un effet limité en raison du
ralentissement estival mais la situation devient chaque jour plus difficile.
    Pour permettre l'ajout d'examens le soir et la fin de semaine, les
horaires de travail ont été ajustés, de manière à favoriser une utilisation
optimale des isotopes dont la durée de vie est limitée. Dans l'actuel contexte
de crise, le personnel travaille au-delà des heures régulières quand le
produit est disponible. Les examens ne peuvent être confirmés qu'au dernier
moment, ce qui suscite une inquiétude certaine chez de nombreux patients.
    Les cas de cancer sont bien sûr priorisés mais même ceux estimés urgents
peuvent attendre plusieurs semaines avant d'être appelés pour leur examen. Le
nombre d'examens est déterminé en fonction des quantités de technétium
disponibles plutôt qu'en fonction des besoins. Dans plusieurs établissements,
surtout en région, d'importants délais d'attente existaient déjà en raison du
manque de personnel et d'équipement. L'accès aux services diagnostiques est en
voie d'être sérieusement compromis.
    "Non seulement y a-t-il lieu de craindre que des patients subissent une
attente inacceptable pour obtenir les services diagnostiques essentiels
qu'offre la médecine nucléaire, affirme madame Dominique Verreault, présidente
de l'APTS, mais les coûts supplémentaires engendrés par la rareté des isotopes
risquent de compromettre l'équilibre budgétaire déjà vacillant des
établissements publics."
    C'est pourquoi l'APTS exhorte le ministre de la Santé et des Services
sociaux à faire pression sur le gouvernement fédéral afin que le groupe
d'experts qu'il a mandaté complète rapidement l'analyse des solutions qui lui
ont été soumises. Les solutions retenues doivent être mises en oeuvre sans
délai. "Jusqu'à la fermeture de la centrale de Chalk River, rappelle la
présidente de l'APTS, le Canada était un leader sur le marché des isotopes.
Nous nous attendons maintenant qu'il fasse preuve de leadership dans le
déploiement de solutions alternatives pour répondre aux besoins à court terme
et assurer l'approvisionnement en radio-isotopes médicaux à long terme. C'est
une question de responsabilité."
    En outre, compte tenu de son imprévoyance dans ce dossier, le
gouvernement conservateur serait mal venu de refuser aux provinces une
compensation pour les frais encourus depuis le début de la crise. Le ministère
de la Santé et des Services sociaux devra en effet accroître le financement
des hôpitaux dont les budgets ne suffiront pas à absorber les dépenses
imprévues associées à l'augmentation (35 %) du prix des isotopes, au recours à
des technologies de remplacement plus coûteuses et au temps supplémentaire du
personnel appelé à travailler les soirs et les fins de semaine pour maximiser
l'utilisation des isotopes reçus.
    Selon l'APTS, le Québec aurait tort de s'appuyer uniquement sur les
technologies de remplacement dont il dispose, comme le TEP-Scan parce que
l'appareil lui-même est extrêmement dispendieux. Il en existe à peine une
dizaine au Québec sur un total de 54 départements de médecine nucléaire.
    Près des trois-quarts des 483 technologues en médecine nucléaire du
Québec sont représentés par l'APTS, soit 357 personnes employées dans le
réseau public de santé.

    A propos de l'APTS

    L'APTS est une organisation syndicale qui regroupe plus de 27 000
personnes, diplômées de niveaux universitaire et collégial, oeuvrant dans 117
établissements de santé et de services sociaux à travers le Québec. Ce sont,
entre autres, des technologues en radiologie, des technologistes médicales,
des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des thérapeutes en réadaptation
physique, des travailleurs sociaux, des psychologues, des techniciennes en
diététique et des diététistes. L'APTS est membre du Secrétariat intersyndical
des services publics (SISP), un regroupement de 262 000 personnes syndiquées
des secteurs public et parapublic.




Renseignements :

Renseignements: Chantal Mantha, conseillère en communication et
relations publiques, (450) 670-2411, 1-866-521-2411, (514) 236-9287 (cell.)


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