La CORPIQ prend au mot le premier ministre Charest - Les propriétaires aussi veulent investir dans le patrimoine bâti, mais on les décourage



    MONTREAL, le 12 oct. /CNW Telbec/ - La CORPIQ s'indigne du fait que le
gouvernement du Québec refuse de lever les barrières qui découragent les
propriétaires de logements locatifs d'investir dans l'entretien et
l'amélioration des immeubles, alors qu'il vient de reconnaître l'urgence
d'injecter des milliards $ dans les infrastructures publiques.
    La CORPIQ n'a pas manqué de noter la déclaration du premier ministre
Jean Charest lors de l'annonce hier de son Plan québécois des infrastructures,
rapportée par un quotidien : "On a construit la maison et après, on a cessé de
l'entretenir". Une juste analogie, répond la CORPIQ, prenant ainsi au mot le
premier ministre.
    Alors que le gouvernement injectera 30 milliards de dollars d'ici 2012
pour remettre en état les routes et les édifices publics, les propriétaires de
logements locatifs, qui répètent depuis longtemps qu'il y a urgence d'investir
aussi dans leurs immeubles, sont privés de tout incitatif à le faire. Ils ne
demandent pourtant aucune subvention.

    Au Québec : 24 ans pour récupérer son capital
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    En effet, la Régie du logement permet à un propriétaire d'augmenter les
loyers de façon à immobiliser par année un maximum de 4,2 % du coût des
travaux qu'il effectue dans ses logements. Il lui faut donc 285 mois (24 ans)
pour recouvrer uniquement le capital du montant investi, soit 3,50 $ de plus
par loyer mensuel pour chaque tranche de 1000 $ de travaux! Le message négatif
ainsi envoyé aux propriétaires est qu'il vaut mieux pour eux d'investir dans
un compte d'épargne à intérêts élevés où le rendement est similaire, moins les
tracas...
    Dans un tel contexte réglementaire, pas étonnant que le parc de logements
locatifs au Québec se détériore. Selon le recensement de 2006, 34,8 % des
logements loués ont besoin de réparations mineures ou majeures. Lors du
recensement de 2001, le pourcentage était de 30,1 %. Pour la tranche des
immeubles construits dans les années soixante, qui abritent un ménage
locataire sur cinq, la part de ceux nécessitant des réparations est passée de
32,3 % à 38,3 % en cinq ans.

    Pendant ce temps en Ontario
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    Pour sauvegarder le patrimoine bâti du Québec, le calcul de
l'immobilisation des dépenses pour rénovations majeures donnant droit à des
augmentations de loyer supplémentaires doit s'inspirer du modèle ontarien,
soutient la CORPIQ. Ce modèle prévoit une immobilisation du coût des travaux
sur une période de 10 à 25 ans, selon la durée de vie utile des travaux
effectués, à laquelle s'ajoutent les intérêts sur le montant, calculés à un
taux qui reflète celui d'une hypothèque.

    Organisme à but non lucratif fondé en 1980, la CORPIQ est la plus
importante association à offrir des services aux propriétaires de logements et
la seule à être présente dans toutes les régions. Au nombre de 277 000, les
propriétaires québécois fournissent un logement à 1,268 million de ménages
locataires.




Renseignements :

Renseignements: Hans Brouillette, responsable des communications, 1 800
548-1921, poste 225, Cellulaire: (514) 249-1691

Profil de l'entreprise

Corporation des propriétaires immobiliers du Québec inc.

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