La consultation de la ministre St-Pierre sur l'information néglige les effets de la concentration de la presse selon la Fédération nationale des communications

MONTRÉAL, le 22 nov. 2011 /CNW Telbec/ - La Fédération nationale des communications déplore le peu d'importance accordée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine aux conséquences de la concentration de la presse sur le droit du public à l'information.

Selon la FNC, le remède proposé par la ministre, soit le titre de journaliste professionnel, ne corrigera pas la situation qui prévaut dans les médias et ne permettra pas de contrer les effets pervers de la concentration.

« Nous devons protéger le droit à l'information nécessaire à l'exercice de la démocratie. Le statut professionnel des journalistes fait porter aux journalistes seuls une responsabilité qui incombe aux propriétaires des médias. Ce sont les médias qui sont à l'origine du dérapage de l'information, qui profitent de la convergence pour promouvoir leurs intérêts commerciaux et qui exigent de faire plus avec moins de ressources. Les propriétaires des médias sont les premiers responsables de ce qu'ils publient et diffusent », soutient le secrétaire général de la FNC, Pierre Roger.

La FNC précise n'avoir jamais souscrit à l'idée qu'un modèle de régulation de l'information puisse avoir pour pilier le statut de journaliste professionnel. La FNC estime qu'un cadre législatif adéquat doit d'abord reconnaître la primauté du droit du public à l'information et garantir l'indépendance, l'accessibilité, la diversité, la qualité et l'intégrité de l'information.

La fédération considère que, par souci d'équité entre les entreprises de presse et parce que l'information doit être considérée comme un service public, tous les médias devraient être tenus d'adhérer au Conseil de presse et de le financer. Si la ministre décidait d'aller de l'avant avec le titre de journaliste, même si aucun consensus ne s'est dégagé à cet effet, la FNC souhaite que le mandat soit confié au CPQ, l'organisme tripartite tout désigné pour en gérer l'application.

La fédération insiste, par ailleurs, pour que la ministre St-Pierre fasse le nécessaire afin que son gouvernement modernise les dispositions anti-briseurs de grève, comme le recommande la commission parlementaire sur l'économie et le travail, à l'issue de la consultation menée l'hiver dernier, dans la foulée des longs conflits au Journal de Montréal et au Journal de Québec. Pour mettre un terme à la vulnérabilité des pigistes, la FNC réclame la reconnaissance du droit des pigistes de se regrouper et de négocier collectivement.

La FNC rappelle qu'en 2009, son Congrès adoptait un projet de loi-cadre visant à reconnaître la primauté du droit du public à l'information et à encadrer la responsabilité des médias à cet égard.

La Fédération nationale des communications regroupe près d'une centaine de syndicats et la majorité des syndicats de journalistes représentant plus de 2000 journalistes salariés et pigistes au Québec.

SOURCE FEDERATION NATIONALE DES COMMUNICATIONS (FNC-CSN)

Renseignements :

Fédération nationale des communications
Pierre Roger, secrétaire général : 514 598-2132

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