La conservation de la dernière grande forêt de la planète est possible

BALTIMORE, le 22 juill. 2013 /CNW/ - La forêt boréale canadienne compte parmi les plus beaux trésors naturels de la planète. S'étendant du Yukon (à l'ouest) jusqu'à Terre-Neuve-et-Labrador (à l'est), cette région diversifiée sur le plan écologique renferme les plus vastes bandes de forêts vierges et les plus grandes zones humides encore intactes sur Terre.

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Les scientifiques estiment qu'entre 1 et 3 milliards d'oiseaux nicheurs de 300 différentes espèces s'y reproduisent. Sa faune abondante et ses nombreux points d'eau douce pourvoient d'ailleurs à la subsistance des communautés aborigènes depuis des millénaires.

Mais la forêt boréale contient également une grande quantité de ressources naturelles qui sont convoitées par plusieurs industries extractives. Des entreprises internationales issues de divers secteurs (foresterie, exploitation minière, industrie pétrolière et gazière, énergie hydroélectrique) y exercent en effet des activités.

L'étendue du territoire qui est déjà touché par les industries extractives et leurs infrastructures d'accompagnement représente environ 730 000 kilomètres carrés (180 millions d'acres), soit une superficie plus grande que celle du Texas. Or, la réglementation liée à la gestion de l'extraction des ressources n'arrive plus à soutenir le rythme effréné des activités industrielles.

Une question d'équilibre
La question de savoir comment établir l'équilibre entre la conservation et le développement économique de la forêt boréale a alimenté d'innombrables heures de discussion entre fonctionnaires, chefs de l'industrie et dirigeants des communautés locales. Toutefois, un rapport présenté cette semaine par un groupe international de scientifiques de renom met de l'avant une solution pour l'avenir.

Ce rapport, intitulé « Conserving the World's Last Great Forest Is Possible », sera publié à l'occasion de la rencontre annuelle de l'International Congress for Conservation Biology. En plus d'explorer les plus récentes recherches sur la santé de la forêt boréale, le rapport se termine par un ensemble de lignes directrices scientifiques claires visant à harmoniser la conservation et le développement de la forêt boréale.

Voici un aperçu des principales lignes directrices que l'on retrouve dans le rapport :

  • Au moins 50 pour cent de la région forestière boréale devrait être protégée de façon permanente contre tout autre développement afin de maintenir les processus écologiques actuels et les différentes espèces d'animaux sauvages.
  • Les activités industrielles menées sur les terres boréales autres que celles où le développement est interdit devraient entraîner le moins de répercussions possible sur la biodiversité et l'écosystème.
  • L'aménagement du territoire devrait précéder toute décision concernant le développement industriel de la forêt boréale et doit être dirigé par les communautés locales. Une attention particulière doit être accordée aux opinions et aux inquiétudes des communautés aborigènes dans la région.
  • L'impact du développement et des autres utilisations industrielles des terres boréales devrait être suivi rigoureusement et examiné régulièrement par des experts indépendants.

« Compte tenu des pressions grandissantes qui sont exercées sur les régions boréales du Canada, il est clair que le maintien des valeurs conservatrices importantes de la région nécessitera la protection de très vastes territoires », souligne Jeff Wells, Ph.D., co-auteur du rapport et conseiller scientifique pour la campagne internationale de conservation de la forêt boréale de Pew. « Nous avons comme priorité de veiller à ce que l'identification et la gestion de ces territoires soient dirigées par les communautés aborigènes. »

Une occasion historique
Le groupe a également trouvé un certain nombre de possibilités immédiates, où les décideurs pourraient mettre à contribution les discussions et les initiatives actuelles d'aménagement du territoire pour faire des progrès considérables en matière de conservation de la forêt boréale canadienne. Voici quelques-unes des suggestions qui sont présentées dans le rapport :

  • Explorer des mesures de protection supplémentaires pour l'habitat du caribou des bois de la forêt boréale. En 2012, l'Association des produits forestiers du Canada a décidé de protéger 283 000 kilomètres carrés (70 millions d'acres) à l'intérieur du territoire abritant le caribou des bois dans le cadre de l'Entente sur la forêt boréale canadienne. Ces zones devraient être considérées en vue d'un statut de protection à long terme.
  • Commencer l'aménagement du territoire boréal en Ontario et au Québec. Au cours des dernières années, les gouvernements provinciaux des deux provinces ont pris l'engagement de protéger 50 pour cent de leurs régions nordiques. L'aménagement du territoire, dirigé par la communauté aborigène, devrait commencer immédiatement à identifier des zones de 10 000 à 20 000 kilomètres carrés (2,5 à 4,9 millions d'acres) qui sont d'une importance capitale sur le plan écologique. Afin d'être considérées comme zones protégées, la priorité absolue devrait être accordée aux zones qui sont exclues des activités forestières en cours conformément à l'Entente sur la forêt boréale canadienne.
  • Accepter les nouvelles zones protégées qui sont proposées pour le Québec. Les zones identifiées par les Cris entre la Baie-James et le lac Mistassini, y compris la région de la Vallée de la Broadback, devraient être acceptées aux fins de désignation de zones protégées. La région des Montagnes-Blanches, à l'intérieur du Nitassinan de Mashteuiatsh et Pessamit, devrait elle aussi être une priorité pour la protection de ses vastes bandes de forêts vierges.

Le temps presse
Il faut faire vite si nous voulons protéger la région et son écosystème unique contre des changements potentiellement irréversibles.

Le caribou des bois a déjà disparu de la portion méridionale de la forêt boréale. Qui plus est, la plupart des populations de saumons sauvages de l'Atlantique qui sont en santé ne se retrouvent plus que dans les cours d'eau des régions boréales du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador sur lesquels il n'y a pas de barrages. Les scientifiques s'inquiètent également des effets potentiels sur le climat mondial de la libération du carbone qui est emmagasiné dans les sols et les plantes de la forêt boréale.

Mais grâce à une planification communautaire proactive et à l'utilisation de règles scientifiques bien définies, il est possible d'équilibrer les demandes en matière de conservation et de développement de la forêt boréale canadienne.

« La région forestière boréale du Canada est l'une des dernières grandes écorégions vierges encore intactes dans le monde », indique Steve Kallick, directeur des programmes mondiaux de zones naturelles chez Pew. « Heureusement, beaucoup de dirigeants au sein des gouvernements, des communautés aborigènes et de l'industrie mettent en œuvre des idées visionnaires pour établir un équilibre entre la conservation et le développement. Nous espérons que la région forestière boréale du Canada restera l'un des plus beaux trésors écologiques de la planète. »

Lien connexe : Conserving the World's Last Great Forest Is Possible

SOURCE : The Pew Charitable Trusts

Renseignements :

CONTACT : Brandon MacGillis, 202-887-8830, bmacgillis@pewtrusts.org

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