La Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois rend public son rapport - ASSURER ET BATIR L'AVENIR... EN REVOYANT LE ROLE DE CERTAINS ACTEURS CLES DU SECTEUR



    QUEBEC, le 12 fév. /CNW Telbec/ - "Il est de l'intérêt supérieur de
l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois qu'un de ses acteurs clés,
soit le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du
Québec (MAPAQ), réaffirme son leadership du secteur et que le syndicalisme
agricole examine sa représentativité." C'est ce que souligne notamment la
Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois
dans le chapitre de son rapport qui concerne la gouvernance du secteur.

    Perception d'une perte de leadership du MAPAQ

    Le MAPAQ a longtemps cumulé une vaste expertise dans bon nombre de
disciplines. Il a joué un rôle déterminant dans la modernisation de
l'agriculture et de l'agroalimentaire, ce que lui reconnaissent d'ailleurs les
agriculteurs et les autres acteurs du secteur. Mais cette expertise s'est
quelque peu effritée au fil du temps. "Plus encore, indique la Commission, le
MAPAQ n'est plus perçu aujourd'hui comme une organisation proactive ayant le
leadership nécessaire pour dégager, en concertation, une vision mobilisatrice
de l'agriculture et de l'agroalimentaire. On l'accuse souvent d'être
prisonnier des groupes de pression. Pour trop de personnes et d'organismes, le
MAPAQ gouverne peu."
    La Commission estime ainsi que le MAPAQ doit rétablir sa crédibilité et
réaffirmer son leadership. Dans ce but, il doit renforcer ses équipes chargées
de l'analyse, de la prospection et de l'élaboration des stratégies. Il doit
établir des liens avec une plus grande diversité d'acteurs directs du secteur,
mais aussi avec des représentants des consommateurs et des médias. Il doit
aménager des lieux de concertation où son expertise s'exercera de manière plus
directe. Il doit, en outre, participer activement aux grandes stratégies
gouvernementales en matière d'alimentation et de nutrition, de développement
économique et régional et d'occupation du territoire.
    Le gouvernement doit, par ailleurs, lui faciliter ce repositionnement
stratégique, l'épauler dans son travail de révision de ses priorités et lui
donner les moyens d'assumer correctement son rôle.

    Syndicalisme agricole : donner la parole aux agriculteurs

    Aux termes de la Loi sur les producteurs agricoles, l'Union des
producteurs agricoles (UPA) est la seule organisation qui peut officiellement
représenter les agriculteurs et parler en leur nom. La Loi ne contient aucun
mécanisme pour vérifier périodiquement la volonté d'adhésion des agriculteurs
à leur syndicat. Il s'agit d'un cas unique. "Nous avons demandé à
l'Observatoire de l'administration publique, indique la Commission, d'étudier
les modes d'association des agriculteurs d'autres provinces et d'autres pays.
Partout ailleurs, il y a plus d'une association agricole, les producteurs
adhérant librement à celle de leur choix."
    La Commission est d'avis qu'il faut favoriser les débats au sein même de
la classe agricole et permettre aux agriculteurs de choisir l'association
syndicale qui les représentera. Elle plaide ainsi pour un système ouvert et
pluriel; elle ne peut se fermer a priori aux représentations de ceux qui
questionnent le mode de représentation des agriculteurs.
    "En tout respect pour l'Union des producteurs agricoles, qui est et
demeure une grande organisation professionnelle, dit à cet égard M. Pronovost,
il y a suffisamment de voix qui se sont exprimées en faveur d'une consultation
des producteurs agricoles sur leur adhésion à une association représentative
pour que la Commission y donne un écho favorable. Seuls les agriculteurs
peuvent choisir l'association professionnelle qui les représentera. Il faut
leur donner l'occasion d'exercer ce choix."
    La Commission suggère de s'inspirer du modèle ontarien. En effet, dans
cette province, le Tribunal d'appel de l'agriculture, de l'alimentation et des
affaires rurales (qui est un peu l'équivalent de la Régie des marchés
agricoles et alimentaires du Québec) agrée, à partir de critères prédéfinis,
les organismes pouvant agir comme association représentative des agriculteurs.
Les agriculteurs choisissent ensuite, parmi les organisations accréditées,
celle qui parle en leur nom.

    Gouvernance de La Financière agricole

    La Commission constate que la composition et le mode de nomination des
membres du conseil d'administration de La Financière Agricole ne sont pas
conformes aux dispositions de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'état,
adoptée en décembre 2006. Elle recommande donc de revoir la composition du
conseil d'administration de La Financière pour la rendre conforme à cette loi.

    Source

    Jean Pronovost, président
    Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire
    québécois

    Pour information

    Jean Filion, relationniste
    418 646-1049
    cell. : 418 572-2252
    -%SU: AGR
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Jean Filion, relationniste, (418) 646-1049, cell.: (418)
572-2252; Source: Jean Pronovost, président, Commission sur l'avenir de
l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois

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COMMISSION SUR L'AVENIR DE L'AGRICULTURE ET DE L'AGROALIMENTAIRE QUEBECOIS

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