La colère gronde chez les 2 500 juristes du gouvernement du Canada



    OTTAWA, le 6 oct. /CNW Telbec/ - L'Association des juristes de Justice
(AJJ), le syndicat qui représente les juristes à l'emploi du gouvernement du
Canada, dénonce la récente décision du conseil du trésor de demander à la
Commission des relations de travail dans la fonction publique de choisir le
président du Conseil arbitral, qui décidera de leur première convention
collective de travail.
    Comme l'a déclaré le président de l'AJJ, M. Patrick Jetté : "Nous sommes
d'autant plus outrés de la décision du Conseil du trésor que ses représentants
ont rejeté les trois candidatures que nous leur avions soumises par
l'intermédiaire d'un médiateur, dont celle d'un ancien juge de la Cour
suprême. Ils ont également refusé de se commettre sur les critères de choix
que nous leur proposions, des critères aussi élémentaires que l'indépendance
face à la fonction publique et au gouvernement, l'expérience pertinente et
variée, la reconnaissance par les parties. Pour nous, il est bien clair que le
gouvernement, qui a pourtant fait de la loi et l'ordre ses chevaux de
bataille, n'est pas prêt à reconnaître que les juristes qui écrivent les lois,
contribuent à leur pleine application, les défendent devant les tribunaux,
méritent des conditions de travail comparables à celles offertes sur le
marché."
    Rappelons que les juristes du gouvernement du Canada sont regroupés en
syndicat et accrédités en vertu de la Loi sur la fonction publique depuis le
28 avril 2006. Ils ont déposé un projet pour la négociation de leur première
convention collective en novembre 2006. N'ayant donné aucun résultat tangible,
la négociation s'est poursuivie en présence d'un médiateur pendant 5 mois.
Puis, en avril dernier, une demande d'arbitrage a été faite et depuis lors,
des pourparlers se tiennent entre les parties pour le choix d'un président du
conseil arbitral.
    "Pendant que le gouvernement prend soigneusement son temps et étire au
maximum tous les délais dans le cadre de la négociation, des avocats du
Service des poursuites pénales (SPPC) en nombre de plus en plus grand font le
choix de poursuivre leur carrière soit au niveau provincial ou territorial,
soit en pratique privée ou en entreprise. Les motifs fournis par ces personnes
pour quitter se ressemblent, des conditions de travail insuffisantes et un
manque de respect de la part de l'employeur, qui a d'ailleurs de plus en plus
de mal à recruter de nouveaux procureurs pour le SPPC. Ce n'est pas en
retardant indument l'arbitrage et en faisant preuve de si peu d'intérêt pour
la conclusion d'une entente sur nos conditions de travail que le Conseil du
trésor va se rendre attirant pour les jeunes avocats, ni inciter les plus
expérimentés à demeurer à son emploi", a conclu le président de l'Association.

    Embauche et rétention des juristes

    Même si le Conseil du trésor ne nous a pas encore remis une étude
révélant des données sur les mouvements de personnel chez les juristes, l'AJJ
a pu colliger certains chiffres dans quelques bureaux régionaux grâce à ses
représentants. Ce qu'il faut en retenir, c'est que depuis quelques mois, une
cinquantaine de juristes ont quitté leur emploi soit au ministère de la
Justice ou au SPCC, dont la moitié du bureau de l'Ontario à Toronto. Il semble
clair que les conditions de travail et de salaire y sont pour beaucoup dans
leur décision de quitter.
    "Nous ne sommes pas étonnés que ce soit le bureau de Toronto qui
connaisse la plus importante érosion, a précisé M. Jetté, quand on regarde les
échelles salariales des procureurs de la Couronne provinciale qui sont en
moyenne de 45 % plus élevées que les nôtres. Ces départs de juristes sont
d'autant plus préoccupants que le nombre de poursuites est en hausse, que les
dossiers se complexifient et que de nouvelles législations sont promises par
le gouvernement Harper. Cela se situe dans un contexte où le recrutement de
nouveaux juristes est difficile. Il est donc temps que les politiciens
prennent conscience de cette réalité qui risque d'avoir des conséquences
négatives sur l'administration de la justice au Canada et le public canadien."

    A propos de l'AJC-AJJ

    L'Association des juristes de Justice est le syndicat national qui
représente les quelque 2 500 juristes à l'emploi du gouvernement du Canada,
notamment au ministère de la Justice ou au Service des poursuites pénales du
Canada. L'AJJ a été accréditée en avril 2006. Son site www.ajc-ajj.org




Renseignements :

Renseignements: Patrick Jetté, (514) 743-2900; Source: Association des
juristes de Justice (AJJ)

Profil de l'entreprise

Association des juristes de Justice (AJJ)

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