La Centrale des syndicats du Québec et le privé en santé - Quand on entrebâille la porte, il ne faut pas se surprendre que certains essaient de passer !



    MONTREAL, le 6 juin /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) joint sa voix à la Coalition Solidarité Santé pour dénoncer les
pratiques de privatisation du système de santé et de services sociaux du
gouvernement Charest et lui demande expressément de préserver son caractère
public.
    "Deux ans après le jugement de la Cour suprême dans l'affaire Chaoulli,
nous constatons que la réponse du gouvernement, par sa loi 33, envoie un
mauvais signal et donne l'impression à plusieurs qu'ils peuvent contourner le
système public. Ce projet de loi ouvre la porte toute grande aux entrepreneurs
de la santé que sont les cliniques spécialisées privées et les assurances
privées qui recherchent constamment les opportunités d'affaires. Quand on
entrebâille la porte, il ne faut pas se surprendre que certains essaient de
passer de l'autre côté", d'affirmer la 1re vice-présidente de la CSQ et
responsable politique des dossiers de santé et de services sociaux,
Mme Louise Chabot.

    Décision de la RAMQ : une clarification s'impose

    De plus, en regard des décisions prises hier par la Régie de
l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) rendant illégales les pratiques de la
firme Medecina, des cliniques RocklandMD et Opmétic, la CSQ demande au
ministre de la Santé et des Services sociaux de renforcer rapidement la loi
sur les frais accessoires. Il faut rappeler que cette loi permet aux cliniques
privées de charger des frais aux patients uniquement pour les médicaments et
les produits anesthésiants, alors que ces dernières chargeaient des frais de
toutes sortes aux patients pour le fonctionnement de la clinique incluant la
rémunération du personnel. "Cette situation était connue depuis longtemps,
alors pourquoi le ministre Couillard a-t-il attendu la décision de la RAMQ
avant d'agir et de renforcer la loi ?", de dire la 1re vice-présidente de la
CSQ.

    La solution n'est certainement pas dans le privé

    Pour la CSQ, l'expérience de la dernière année démontre clairement que la
loi 33 du gouvernement du Québec conduit tout droit à une dérive du système
public. La solution n'est certainement pas dans le privé, mais dans
l'amélioration de l'accès et de la qualité des services publics. Cela passe
entre autres par du personnel qualifié et en quantité suffisante.
    La Centrale est d'ailleurs extrêmement inquiète de la pénurie de
personnel dans le réseau alors que plusieurs recrues se retrouveront au privé.
Rappelons que, selon l'Association québécoise des établissements de santé et
des services sociaux (AQESS), plus de 100 000 personnes devront être trouvées
d'ici 2015 pour combler les besoins du réseau. Plutôt que de s'attaquer à
trouver des moyens concrets pour régler cette pénurie, le gouvernement préfère
mettre un nouveau comité de travail sur le financement de la santé dirigé par
le soi-disant père de l'assurance maladie, Claude Castonguay dont la pensée
sur ce sujet est déjà toute faite et bien campée.
    Alors, après les rapports Arpin, Clair, Romanow, Ménard le gouvernement
tente encore une fois de convaincre la population que le gouvernement n'a plus
le choix et qu'il doit se tourner vers le privé et des tarifications aux
usagers. "C'est de l'acharnement idéologique. Comment un gouvernement peut-il
du même souffle priver les recettes publiques de près d'un milliard de dollars
en réduisant les impôts et affirmer qu'il n'a plus d'argent pour les soins de
santé ?", de dire la 1re vice-présidente de la CSQ.
    Pour la CSQ, il est inadmissible que les fonds publics pour la santé
servent à favoriser des entrepreneurs à but lucratif de même qu'un accès
privilégié aux soins. Les solutions publiques existent : soit le développement
de cliniques ambulatoires publiques, une prise en charge et un suivi
personnalisé pour les patients et un accent sur la prévention et sur les soins
à domicile.
    Pour la Centrale, il est clair que depuis l'arrêt Chaouilli, on voit
poindre de plus en plus d'initiatives mercantiles en santé comme ce qui était
rapporté hier avec les firmes Medecina, Opmétic ou encore par le Groupe
Chaoulli. Pourtant, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe
Couillard, dit croire "à un système public de santé fort", mais laisse aller
toutes ces initiatives qui contreviennent aux lois québécoise et canadienne.
"Il faut fermer la porte au cheval de Troie du privé et prendre les décisions
publiques qui s'imposent soit un système public pour toutes et tous qui n'a
que faire des portefeuilles des marchands de la santé. De plus, le ministre
doit rapidement renforcer la loi sur les frais accessoires et dissiper toute
ambiguité", de conclure Louise Chabot.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente plus de 175 000
membres, dont 120 000 dans le secteur public. Elle est présente dans les
secteurs de l'éducation, de la santé et des services sociaux, des services de
garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Tél.
cell.: (514) 235-5082


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.