La cardiologie canadienne atteint de nouveaux sommets en médecine de haute montagne



    QUEBEC, le 21 oct. /CNW Telbec/ - Un groupe de cardiologues et de
chercheurs canadiens ont entrepris une expédition dans les Andes pour se
pencher sur le principal enjeu de la médecine de haute montagne.
    Peut-on développer des tests sanguins simples qui permettraient de
déceler les personnes à risque de souffrir du mal de l'altitude (hypoxie)
avant l'apparition de symptômes dévastateurs?
    Dr Patrick Garceau de l'Hôpital Laval a décrit devant le Congrès canadien
de santé cardiovasculaire les résultats préliminaires d'une expédition partie
à la conquête du Huyana Potosi (6 088 mètres au-dessus du niveau de la mer),
en Bolivie, à la recherche de réponses.
    Le Congrès est organisé conjointement par la Fondation des maladies du
coeur et la Société canadienne de cardiologie.
    Dr Garceau a emporté avec lui un échocardiogramme de la taille d'un
ordinateur portable afin de surveiller le fonctionnement général du coeur.
    Le laboratoire de haute montagne du Dr Garceau a démontré que les
anomalies du ventricule droit semblent responsables de la baisse du rendement
à l'effort des grimpeurs en haute altitude. "Les mesures obtenues par notre
échocardiogramme ont démontré que la partie gauche du coeur fonctionne
normalement, mais que la droite est endommagée", dit Dr Garceau.
    "L'activité physique est l'une des meilleures choses qu'on puisse faire
pour avoir un coeur en santé, affirme le porte-parole de la Fondation des
maladies du coeur, Dr George Honos. Mais contrairement à l'activité physique
quotidienne que nous encourageons les Canadiens et les Canadiennes à
pratiquer, la haute montagne présente des risques particuliers. Cette étude
nous rappelle que nous devons prendre certaines mesures préventives afin
d'éviter les désastres."
    De plus, Dr Garceau a mesuré les taux de peptides natriurétiques
cérébrales (PNC) dans le sang. Ces hormones sont sécrétées par le coeur
lorsqu'il est soumis à un stress.
    Dr Garceau croit que si les taux de BNP correspondent aux anomalies
décelées à l'échocardiogramme, il est possible de dépister, par un simple test
sanguin, les grimpeurs qui ne sont pas prêts à affronter les défis de la haute
montagne.
    Dr Garceau prépare présentement ses données en vue d'un article qui sera
publié prochainement.
    L'équipe qui a entrepris l'expédition était composée de 3 cardiologues,
12 chercheurs (8 hommes et 4 femmes) ainsi que de 22 porteurs. Des tests
cardiaques intensifs ont été effectués sur les membres participant à
l'expédition au camp de base (353 mètres), au premier campement 
(4 000 mètres), au second campement (4 750 mètres) et au camp d'altitude 
(5 300 mètres).
    "Malheureusement, nous avons découvert qu'il était impossible de nous
rendre au sommet, car le réchauffement global a rendu la glace trop
imprévisible, affirme Dr Garceau. Nous avons donc choisi l'altitude de 
5 300 mètres, plus élevée que le camp de base de l'Everest."
    Deux membres de l'équipe ont souffert d'hypertension pulmonaire et l'un
d'eux a dû recourir à des médicaments pour améliorer son état clinique.
    "Nous avons démontré que certains patients présentent des signes
d'insuffisance cardiaque diastolique droite, soit un relâchement du coeur qui
peut devenir anormal. Bien que nous ayons mesuré les taux de PNC à ce moment,
nous n'avons pas terminé de les comparer à la fonction cardiaque, dit 
Dr Garceau. Nous sommes d'avis que la dysfonction diastolique du ventricule
droit observée en haute montagne pourrait contribuer à l'augmentation des taux
de PNC."
    "Si une corrélation avec les taux de PNC est décelée, nous croyons que
toute personne désirant grimper l'Everest pourrait subir un test de PNC à
l'aide d'un prélèvement sanguin. Si ses taux de PNC sont élevés, cette
personne pourrait ne pas être suffisamment en forme pour l'ascension et devoir
attendre quelques jours avant de s'acclimater et de commencer à grimper."
    "Si les résultats de cette étude s'avéraient exacts, un simple test
sanguin pourrait permettre d'identifier les grimpeurs qui ne sont pas prêts à
l'ascension et ainsi sauver des vies", déclare Dr Honos de la Fondation des
maladies du coeur. "Nous devrions tous connaître notre degré de condition
physique, que nous voulions ou non grimper en haute montagne."

    Des images vidéo et des illustrations sont à la disposition des médias.

    Les déclarations et conclusions sont uniquement celles des auteurs de
cette étude et ne reflètent en aucune façon la politique ou la position de la
Fondation. La Fondation des maladies du coeur du Canada ne fait aucune
représentation et ne garantit ni leur exactitude, ni leur fiabilité.

    Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du
coeur (www.fmcoeur.ca) mène la lutte vers l'élimination des maladies du coeur
et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact,
en contribuant activement à l'avancement de la recherche et sa mise en
application, la promotion de modes de vie sains, et la représentation auprès
des instances responsables des politiques de santé.




Renseignements :

Renseignements: et (ou) des entrevues, communiquez avec le bureau des
médias du Congrès (entre le 21 et le 24 octobre), (418) 649-5215;
Marie-Christine Garon, Massy-Forget relations publiques, (514) 842-2455 poste
23, mcgaron@mfrp.com; Après le 24 octobre 2007, rejoindre: Jane-Diane Fraser,
Fondation des maladies du coeur du Canada, (613) 569-4361, poste 273,
jfraser@hsf.ca


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