La campagne Le public, c'est la santé pour tout le monde ! se poursuit dans les rangs de la CSN



    MONTREAL, le 31 janv. /CNW Telbec/ - A deux semaines du dévoilement du
rapport du groupe Castonguay sur le financement du système de santé au Québec,
la CSN poursuit sa campagne Le public, c'est la santé pour tout le monde !
    "Nous croyons fermement aux avantages de notre système public", a déclaré
Denise Boucher, vice-présidente au sein du comité exécutif de la CSN et
responsable de cette campagne. "Les informations au sujet du rapport
Castonguay qui filtrent actuellement dans les journaux ne sont pas rassurantes
et sèment la confusion."
    Les deux coprésidents du groupe de travail, Michel Venne du Parti
québécois et Joanne Marcotte de l'Action démocratique, donnaient récemment des
interprétations diamétralement opposées concernant le rapport qui devrait être
rendu public le 15 février prochain. Pour M. Venne, il n'est pas question
d'une remise en question fondamentale du système actuel tandis que pour
Mme Marcotte, c'est le programme de l'ADQ qui veut élargir la contribution du
secteur privé qui ressortira du rapport.
    La CSN est d'autant plus inquiète que le règlement entré en vigueur le
1er janvier dans la foulée de la loi 33 est loin de colmater toutes les zones
grises de cette loi en ne garantissant pas dans tous les cas l'étanchéité
promise entre les cliniques de médecins non participants et celles de médecins
participants au régime public et en permettant aux partisans du privé de
développer progressivement un marché de la santé au Québec. "Les cliniques
privées RocklandMD, Chaoulli, Optima et autres, rivalisent d'imagination pour
développer ce marché, de dénoncer Denise Boucher. Le ministre de la Santé ne
s'en cache pas, il est favorable au développement d'ententes comme celle
intervenue entre l'hôpital Sacré-Coeur et la clinique RocklandMD. Mais
pourquoi confier au privé ce que le public peut très bien faire ?"

    Les solutions se trouvent dans le système public

    De nombreux intervenants ont proposé des solutions qui pourraient être
mises en oeuvre à l'intérieur du système public : les syndiqués de l'Hôpital
Sacré-Coeur, les centrales syndicales, mais aussi des anesthésistes, des
directeurs en santé publique, des praticiens en médecine familiale, des
urgentologues, des directeurs généraux d'hôpitaux, des universitaires, des
éditorialistes, des organismes communautaires, des ordres professionnels et
toutes sortes de coalitions.
    "Le gouvernement devra en tenir compte", d'affirmer la vice-présidente de
la CSN qui rappelle le large consensus en faveur du financement public établi
au Sommet sur la santé organisé par le Collège des médecins, cet automne. "Ce
n'est pas un système fondé sur l'assurance privée, ni le transfert du
personnel du public vers le privé, qui va régler les problèmes d'accès et les
pénuries de personnel." Pour la CSN, il est possible d'améliorer les services
de santé et leur financement sans augmenter la présence du secteur privé. Il
faut poursuivre la transformation du système pour en corriger les principales
déficiences et le rajeunir afin d'être en mesure de mieux répondre aux
besoins.

    Première priorité : la première ligne

    En première ligne, il est urgent d'organiser une porte d'entrée efficace,
avec davantage d'infirmières, de médecins de famille et d'autres
professionnel-les pour réduire l'achalandage des hôpitaux et des urgences.
L'accroissement des ressources destinées au soutien à domicile et aux
programmes de logements sociaux et de soutien communautaire doit accompagner
cette consolidation des services de première ligne afin d'agir sur la
prévention et les déterminants sociaux de la santé.

    Deuxième priorité : la valorisation du personnel

    Rapidement, il faut atténuer la pénurie de main-d'oeuvre et maintenir en
emploi du personnel qualifié et motivé en améliorant les conditions de travail
et de revenu (horaires, charge de travail, formation continue, autonomie
professionnelle, carrière, équipements et systèmes d'information). Il faut
aussi soutenir la coopération entre les professionnels en faisant un meilleur
usage des compétences et en misant sur des équipes de travail stables et en
nombre suffisant. En outre, nous devons faciliter et accélérer l'intégration
des personnes formées à l'étranger. Le gouvernement doit être cohérent et
fournir au réseau public les ressources nécessaires pour offrir des conditions
attrayantes à son personnel afin de le maintenir à l'emploi.

    Troisième priorité : l'utilisation optimale des équipements

    La CSN croit qu'il faut miser sur les blocs opératoires sous-utilisés des
hôpitaux et sur des cliniques spécialisées publiques (cliniques externes,
centres ambulatoires, etc.) afin d'améliorer l'accès et de réduire les coûts
par une utilisation optimale des équipements et des expertises. Le réseau
public a d'ailleurs déjà obtenu d'excellents résultats en concentrant
certaines chirurgies dans certains hôpitaux. Les efforts mis en oeuvre dans le
secteur public méritent d'être poursuivis et amplifiés avec des moyens accrus
et à la hauteur des développements requis.

    Les citoyennes et les citoyens inquiets d'une privatisation croissante de
notre système de santé peuvent signer une pétition au www.votezsante.com

    La Confédération des syndicats nationaux compte plus de
300 000 travailleuses et travailleurs de tous les types de milieux de travail,
tant dans le secteur privé que dans le secteur public.




Renseignements :

Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des
communications de la CSN, bureau: (514) 598-2162, cellulaire: (514) 894-1326


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