Jusqu'où va la surveillance clandestine des gouvernements ?

MONTRÉAL, le 8 nov. 2016 /CNW Telbec/ - Le scandale autour de la filature électronique de plusieurs journalistes au Québec met en lumière une réalité préoccupante. Le phénomène de surveillance policière ne touche pas seulement la classe médiatique, mais menace la vie privée de tout un chacun, comme le montre une Note économique publiée aujourd'hui par l'IEDM.

Depuis les révélations du célèbre lanceur d'alerte Edward Snowden en 2013, nous savons que la quasi-totalité des communications en ligne est maintenant interceptée par les gouvernements. La GRC a jusqu'ici décrypté approximativement un million de messages privés provenant des téléphones intelligents BlackBerry et le nombre de communications interceptées a été multiplié par 26 en 2015, sans que les autorités n'en dévoilent les raisons.

« Toutes ces révélations viennent briser le préjugé largement répandu selon lequel les entreprises seraient moins respectueuses de la vie privée que les gouvernements », dit Mathieu Bédard, économiste à l'IEDM et auteur de la publication. « Les géants du web ont accès en permanence à certaines de nos données personnelles, mais la menace d'abus vient toujours des gouvernements. Ces derniers sont, de loin, une bien plus grande menace à notre vie privée que les entreprises. »

En effet, plusieurs garde-fous permettent de baliser les agissements des entreprises :

  • Elles fonctionnent sur le principe de consentement : sur les réseaux sociaux ou les téléphones intelligents, les consommateurs peuvent choisir les paramètres de partage d'information.
  • Le consommateur peut désactiver la géolocalisation ou encore refuser d'utiliser sa carte de crédit en ligne, mais le gouvernement, lui, ne vous donne pas le choix.
  • La concurrence entre les entreprises force celles-ci à bien répondre aux exigences des consommateurs afin d'éviter de se faire condamner sur la place publique.
  • Il est beaucoup plus rentable pour une entreprise de conserver les renseignements recueillis que de les vendre.

« Pourtant, les lois sur la protection de la vie privée sont plus sévères pour les entreprises qu'elles ne le sont pour les gouvernements », note M. Bédard. « Si les États souhaitent moderniser les lois sur la protection de la vie privée, ils devraient se pencher sur les pratiques du gouvernement qui limitent le contrôle des individus sur leur propre partage d'information. Ils doivent aussi rendre plus transparentes la collecte de données et les façons dont les agences du gouvernement se les échangent », conclut l'auteur.

La Note économique intitulée « Qui menace le plus la vie privée, les entreprises ou le gouvernement? », est signée par Mathieu Bédard, économiste à l'IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

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L'IEDM est un organisme de recherche et d'éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l'IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

 

SOURCE Institut économique de Montréal

Renseignements : Demandes d'entrevues : Pascale Déry, conseillère principale, Communications, Département des interventions liées à l'actualité. IEDM / Tél. : 514-273-0969 p. 2233 / Cell. : 514-502-6757 / Courriel : pdery@iedm.org

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