Journée mondiale pour le travail décent - Le SISP dénonce la dégradation de la qualité des emplois dans le secteur public



    MONTREAL, le 6 oct. /CNW Telbec/ - Le Secrétariat intersyndical des
services publics (SISP) profite de la tenue demain de la Journée mondiale pour
le travail décent afin d'interpeller les gouvernements du Québec et du Canada
afin qu'ils renoncent aux politiques économiques de droite, qu'ils ont suivies
au cours des dernières années, pour adopter une vision économique plus
humaine.
    "La crise financière aux Etats-Unis démontre qu'une société ne s'enrichit
pas lorsqu'elle ne permet qu'à quelques individus de s'enrichir pendant
qu'elle ferme les yeux sur l'appauvrissement du plus grand nombre. La Journée
mondiale pour le travail décent est donc une belle occasion de réclamer de nos
gouvernements qu'ils s'engagent dans une nouvelle mondialisation où les
efforts viseront à créer des emplois décents pour tous, plutôt que la richesse
pour une minorité.", indique Réjean Parent, au nom des organisations membres
du SISP.
    Selon le SISP, le conservatisme du premier ministre Stephen Harper en
matière économique ne fait aucun doute, comme le démontre bien la présente
campagne électorale. "Cependant, les politiques économiques du gouvernement
libéral à Québec ne sont guère mieux. Il ne faut pas oublier que sous son
règne, les travailleuses et les travailleurs du secteur public se sont
continuellement appauvris, pendant que les emplois précaires se sont
multipliés", affirme M. Parent.

    Des compressions qui ont nui à la qualité des emplois

    M. Réjean Parent poursuit en affirmant que les nombreuses compressions
imposées au secteur public au cours des dernières années, tant en santé, en
éducation que dans la fonction publique, ont eu des effets très graves sur la
qualité des emplois.
    "Le manque de personnel, l'augmentation de la lourdeur de la tâche, le
remplacement d'emplois stables par des emplois à statut précaire et à temps
partiel font que de plus en plus d'emplois deviennent de moins en moins
décents dans le secteur public. Il ne faut d'ailleurs pas se surprendre du
fait qu'il soit de plus en plus difficile de retenir les gens en même temps
que d'attirer la relève", constate le porte-parole du SISP.

    Des gestes politiques indécents à se rappeler

    Les organisations syndicales regroupées au sein du SISP, qui représente
300 000 membres dont la majorité provient des secteurs public, parapublic et
péripublic, profitent donc de la Journée mondiale pour le travail décent pour
rappeler au gouvernement Charest les gestes politiques et économiques
indécents qu'il a posés à l'endroit des travailleuses et des travailleurs du
secteur public.
    "L'antidémocratique loi 142, qui a été condamnée par le Bureau
international du travail, utilisée par le gouvernement Charest pour retirer
aux travailleuses et aux travailleurs leur droit de négocier et d'améliorer
leurs conditions de travail, n'a certainement pas eu pour effet de rendre nos
emplois plus décents. Et que dire des lois 7 et 8 par lesquelles le
gouvernement Charest a retiré le droit à la syndicalisation de dizaines de
milliers de femmes oeuvrant dans les services de garde en milieu familial et
dans les ressources intermédiaires et les ressources de type familial ? A
elles seules, ces lois ont suffi amplement pour entacher de façon indélébile
la réputation du gouvernement Charest lorsqu'on parle du droit des
travailleuses et des travailleurs à un travail décent", affirme M. Réjean
Parent.

    Des lois iniques condamnées

    Le porte-parole des organisations syndicales du secteur public ajoute que
le premier ministre Jean Charest et les membres de son gouvernement méritent
que leurs lois iniques ne soient pas oubliées en cette journée spéciale,
d'autant plus qu'ils ont refusé de les retirer même après qu'elles aient été
condamnées par différentes instances juridiques.
    "Ces condamnations n'ont même pas suffi pour ramener à la raison le
gouvernement Charest afin qu'il répare les injustices qu'il a fait subir à des
centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, dont plusieurs sont
des femmes et des jeunes occupant des emplois à statut précaire. La Journée
mondiale pour le travail décent est une belle occasion pour s'en rappeler",
conclut le porte-parole du SISP.

    Profil du SISP

    Le SISP regroupe 300 000 membres, issus de cinq organisations syndicales
(CSQ, FIQ, SFPQ, APTS et SPGQ), dont près de 245 000 proviennent des secteurs
public, parapublic et péripublic. La CSQ représente près de 155 000 membres,
dont près de 100 000 oeuvrent au sein des secteurs de l'éducation et de la
santé. La FIQ regroupe 57 000 membres du secteur de la santé. Le SFPQ
représente 43 000 membres, dont 40 000 sont issus de la fonction publique
québécoise. Quant à l'APTS, elle représente 26 000 travailleuses et
travailleurs occupant des postes professionnels ou techniques au sein du
réseau public de la santé et des services sociaux. Pour sa part, le SPGQ
regroupe plus de 19 000 personnes de la fonction publique, des sociétés
d'Etat, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, CSQ, tél. cell.: (514) 237-4432; Sandra
Gagné, FIQ, tél. cell.: (514) 796-5093; Stéphane Caron, SFPQ, tél. cell.:
(418) 564-4150; Chantal Mantha, APTS, tél. cell.: (514) 236-9287; Sylvie
Goupil, SPGQ, tél. cell.: (514) 213-4192


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