Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants - Pour la CSQ, il faut protéger les enfants contre la violence véhiculée dans les médias



    MONTREAL, le 18 nov. /CNW Telbec/ - Le 19 novembre marque la Journée
Mondiale pour la prévention des abus envers les enfants. La Centrale des
syndicats du Québec (CSQ) appuie les revendications de la Coalition
internationale, regroupant 783 organisations présentes dans 128 pays et,
particulièrement, la thématique retenue cette année Comment protéger les
enfants de la violence véhiculée dans les médias. "Nos enfants sont
quotidiennement exposés à la violence véhiculée dans les médias. Nous
profitons de cette journée pour sensibiliser les parents, ainsi que celles et
ceux qui oeuvrent auprès de nos enfants, quant à la nécessité d'une plus
grande vigilance concernant la consommation télévisuelle des enfants", de dire
le président de la CSQ, Réjean Parent.

    La téléviolence, une forme d'abus ?

    La CSQ considère que l'utilisation de la violence dans des émissions pour
enfants constitue bel et bien une forme d'abus car les enfants commencent à
distinguer la fiction de la réalité à compter de 7 ans, processus qui s'étend
jusqu'à l'âge de 13 ans. La description de ce processus a été rapportée par la
Cour Suprême du Canada dans un jugement rendu en 1989 dans la cause Irwin
Toys.
    Egalement, le Conseil supérieur de l'éducation du Québec (CSE) signalait,
en 2001, que l'exposition répétée à la téléviolence contribuait à
l'augmentation du nombre d'enfants au comportement troublé dans les écoles
primaires du Québec. Pour la CSQ, il y a également un lien à faire avec la
hausse de crimes violents commis par les jeunes. Selon le ministère de la
Sécurité publique du Québec, en 2005, la criminalité violente des jeunes
Québécois de 12 à 17 ans a atteint plus du double de celui des adultes.

    Le rôle des télédiffuseurs québécois

    Pour le président de la CSQ, "les télédiffuseurs québécois ont un rôle
essentiel à jouer en ce qui a trait à la violence dans les médias, mais nous
déplorons qu'ils ne prennent pas suffisamment leurs responsabilités à cet
égard". Il rappelle qu'en 1993, les télédiffuseurs avaient promis de
s'autoréglementer au lendemain du dépôt par la jeune Virginie Larivière d'une
pétition signée par 1,5 million de signatures devant le premier ministre du
Canada.
    Au cours des années suivant cet engagement, deux chercheurs de
l'Université Laval, Jacques de Guise et Guy Paquette, ont comptabilisé le
nombre d'actes de violence physique présentés dans les émissions de fiction de
la SRC, de TVA et de TQS. Ils ont constaté qu'entre 1993 et 2001, les doses
diffusées avaient été augmentées de près de 450 %. En 9 ans, on est passé de
10 actes d'agression à l'heure à 52. Plusieurs études ont démontré que plus un
enfant regarde la télé, plus il devient agressif. D'autres études démontrent
que le facteur "exposition à la télé" influe sur l'enfant plus fortement que
les revenus de ses parents ou même que l'implication de ces derniers dans son
éducation.

    Des revendications québécoises

    La CSQ se réjouit que la Coalition internationale propose à ses membres
des revendications qui s'inspirent de celles qu'appuient plusieurs
organisations québécoises dont la CSQ, PACIJOU, la Commission scolaire de
Montréal et la Fédération des commissions scolaires du Québec, soit interdire
l'usage de la violence en tant que moyen normal de résoudre les conflits dans
les émissions pour enfants et reporter la diffusion de films violents après 22
heures. A ces deux revendications, la Coalition ajoute "l'interdiction de la
vente aux enfants de musique et de jeux vidéo violents destinés aux adultes".

    Origine de la journée

    Rappelons que la Fondation Sommet Mondial des Femmes a lancé, en 2000, la
Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants. Cette journée
est célébrée chaque 19 novembre en synergie avec la journée des droits de
l'enfant (20 novembre) et a pour objectifs de mettre en évidence le problème
des abus ainsi que la nécessité d'intervenir de toute urgence par la diffusion
de programmes de prévention.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public, la grande majorité dans le secteur de l'éducation. Elle est
présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services
de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des
communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Tél.
cell.: (514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net; Source: Jacques
Brodeur, tél. cell.: (418) 932-1562, JBrodeur@edupax.org


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