Journée mondiale de l'habitat: C'est pas parce que nos loyers sont chers que nos logements sont en bon état!



    MONTREAL, le 6 oct. /CNW Telbec/ - Le Regroupement des comités logement
et associations de locataires du Québec (RCLALQ) profite de la Journée
mondiale de l'habitat pour livrer son analyse sur le coût des loyers et l'état
des logements.

    Des coûts de loyers élevés et des conditions de logement inférieures aux
    normes

    En juin 2008, l'Institut de recherche et d'informations socio-économique
(IRIS) publiait une note montrant que la "crise" du logement avait eu pour
effet la hausse accélérée des loyers : le coût d'un logement de deux chambres
à coucher au Québec a ainsi augmenté de $137 entre 2000 et 2008, soit une
hausse de 27,6 %. "Force est de constater que le contrôle des loyers est
inopérant. Un registre des baux permettrait d'endiguer de telles hausses lors
de la relocation des logements" précise Nicole Dionne du Bureau d'animation et
information logement (BAIL) de Québec.
    Malgré la flambée du coût des loyers, la qualité du parc locatif continue
de se détériorer. En 2001, Statistiques Canada recensait 45 950 logements
locatifs nécessitant des réparations majeures, les dernières données de 2006
font grimper ce chiffre à 69 105 logements, ce qui correspond à près de 10% du
parc locatif. "Seul un Code du logement provincial permettrait de remettre aux
normes le parc locatif" ajoute France Emond, porte-parole du RCLALQ.

    Des chiffres qui parlent...

    Selon les associations de propriétaires immobiliers, le contrôle excessif
des loyers empêcherait les propriétaires d'effectuer les réparations majeures
sur leurs immeubles. Or, l'analyse du RCLALQ montre bien que la qualité du
parc locatif n'est pas lié au prix du loyer. Si on compare deux régions
métropolitaines de recensement : Québec et Toronto; elles sont aux antipodes
en ce qui a trait au coût des logements. En effet, d'après le recensement de
2006, le loyer brut moyen d'un logement locatif à Québec était de 602$ par
mois, contre 948$ par mois à Toronto, une différence de 57%.
    Si l'on se fie aux arguments des associations de propriétaires, le
pourcentage de logements locatifs privés nécessitant des réparations majeures
devrait être largement supérieur à Québec, étant donné le plus faible coût des
loyers. Or, il n'en est rien : à Québec, 7,4% des logements locatifs privés
étaient en très mauvais état contre 9,4% à Toronto. Cet écart n'est pas non
plus attribuable à une plus grande vétusté du parc locatif, le pourcentage de
logements construits avant 1920 étant même supérieur à Québec.

    Un vrai contrôle des loyers et un code du logement provincial : plus
    qu'un besoin, une nécessité

    Le RCLALQ tient à rappeler que près de 500 000 ménages déboursent plus de
30% de leurs revenus pour se loger. A Montréal seulement, 266 360 ménages
locataires consacrent désormais plus de 30 % de leur revenu au loyer. Si
certains ménages connaissent des difficultés financières qui les obligent à
choisir entre payer le loyer et d'autres biens de nécessité, leur qualité de
vie s'en trouve grandement affectée. Dans les faits, un logement cher et de
piètre qualité affecte la santé et le bien être des ménages locataires.
    En cette Journée mondiale de l'habitat décrétée par l'Organisation des
Nations unies pour encourager la réflexion sur l'état des droits humains,
particulièrement le droit fondamental au logement pour touTEs, le RCLALQ lance
un appel pressant à la ministre des Affaires municipales et des Régions,
madame Nathalie Normandeau pour qu'elle corrige le tir. Il faut un contrôle
rigoureux des loyers pour permettre aux ménages locataires de souffler un peu.
Enfin, seul un Code du logement provincial permettrait de restaurer le parc
locatif et créer des conditions de logement décentes. "Le slogan du
Regroupement est bien senti, conclut France Emond, du RCLALQ : C'est pas parce
que nos loyers sont chers que nos logements sont en bon état."




Renseignements :

Renseignements: France Emond, RCLALQ, (514) 781-2220; Nicole Dionne,
BAIL, (418) 456-6597


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