Journée internationale des femmes! - L'Equité salariale : une victoire syndicale et non patronale



    QUEBEC, le 8 mars /CNW Telbec/ - La Journée internationale des femmes est
une bonne occasion de rappeler certains faits et de faire certaines mises au
point.
    En décembre 2005, le SPGQ concluait une entente sur l'équité salariale
avec le Secrétariat du Conseil du trésor. Après la conclusion de cette
entente, le ministre des Finances et la présidente du Conseil du trésor ont
demandé conjointement à la Commission de l'équité salariale l'autorisation
d'étaler les ajustements salariaux sur sept ans au lieu de quatre, terme
normal prévu par la loi. La Commission a décidé que l'étalement se ferait sur
six ans. Cette décision a privé les quelque 2 500 professionnelles et
professionnels du SPGQ faisant partie de cinq classes d'emplois à prédominance
féminine de redevances importantes.
    A titre d'exemple, pour toute la période comprise entre le
21 novembre 2001 et le 21 novembre 2006, le montant approximatif de la
rétroactivité qui sera versé aux attachées et attachés d'administration, les
bibliothécaires et les travailleuses et les travailleurs sociaux qui étaient
payés au 18e échelon pendant toute la période est de 5 044 $, sans les
intérêts. Si le versement de la rétroactivité avait été fait le 21 décembre
2005, ces personnes auraient touché 2 337 $ de plus en traitement et 4 563 $
de rétroactivité sur 5 ans. Les démarches de Michel Audet et de Monique
Jérôme-Forget entraînent donc une perte d'environ 1 859 $ par membre. De plus,
les personnes visées par le programme d'équité salariale qui prendront leur
retraite d'ici 2010 verront leur rente annuelle amputée de quelque 260 $. Pour
les agentes et agents culturels et les traductrices et traducteurs, les pertes
sont de 852 $ par personne et de 119 $ en rente de retraite annuellement.
    Notons que 60 % des entreprises privées de 100 personnes et plus n'ont
aucunement étalé le versement des ajustements salariaux dus aux travailleuses
et travailleurs appartenant à des catégories d'emplois discriminées.
    Le règlement sur l'équité salariale a demandé beaucoup de détermination
et de patience aux syndicats. Depuis l'adoption de la Loi sur l'équité
salariale en 1996, tant les gouvernements Bouchard et Landry que le
gouvernement de Jean Charest ont tout fait pour retarder l'application de ce
principe fondamental.
    Dans un premier temps, le gouvernement Bouchard avait essayé de se
soustraire à l'exercice d'équité salariale en faisant adopter des dispositions
suivant lesquelles les résultats d'un exercice de relativités salariales
réalisé en 1989-1990 auraient pu le dispenser de se pencher sur l'équité
salariale proprement dite. En 2004, à la suite d'une requête présentée par
plusieurs syndicats, ces dispositions, inscrites dans le chapitre IX de la Loi
sur l'équité salariale, furent déclarées inopérantes par la Cour supérieure,
ce qui obligea le gouvernement du Québec à mettre en oeuvre un vrai programme
d'équité salariale qui respecterait tous les critères établis par la Loi.
    Par la suite, la conclusion du dossier de l'équité salariale a été
retardée de toutes sortes de façons par le gouvernement Charest. Mais ce qui
est le plus injuste, c'est qu'en faisant adopter la Loi concernant les
conditions de travail dans le secteur public (projet de loi 142), le
gouvernement a gelé les salaires, pendant trente-trois mois, de toutes les
femmes et de tous les hommes au service de la population dans les hôpitaux,
les établissements d'enseignement, le réseau des services sociaux et la
fonction publique.
    Aujourd'hui, en ce 8 mars, il faut donc se rappeler que, en raison de ce
gel salarial, ce sont les travailleuses et les travailleurs du gouvernement,
qui auraient pourtant dû bénéficier pleinement et sans délai des ajustements
salariaux de l'équité, qui ont assumé eux-mêmes une partie de la facture. Il
faut se rappeler que l'équité salariale, c'est vraiment une victoire syndicale
et non pas patronale. "Avec des amis comme Lucien Bouchard et des alliées
comme Monique Jérôme-Forget, les femmes québécoises n'ont vraiment pas besoin
d'ennemis", conclut Gilles Dussault, le président du SPGQ.

    Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels
du Québec. Il représente près de 19 000 personnes de la fonction publique, des
sociétés d'Etat, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec,
rattachées à 35 unités de négociation.




Renseignements :

Renseignements: André Lortie, relations de presse, SPGQ,(514) 798-4608,
cell. (514) 213-4192


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