Jour du Souvenir: forte affluence à la cérémonie de la SSJB



    MONTREAL, le 11 nov. /CNW Telbec/ - Le président de la Société
Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Jean Dorion, s'est réjoui ce matin de la
forte assistance à la traditionnelle cérémonie québécoise du Jour du Souvenir
organisée par la Société au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. On y retrouvait
entre autres la Ministre Marguerite Blais, au nom du Premier ministre
Jean Charest, la Vice-présidente de l'Assemblée nationale, Fatima Houda-Pepin,
la représentante de la Chef du 2e groupe d'opposition, Louise Harel, le Chef
du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, le représentant du maire de Montréal,
Marcel Tremblay, la Consule générale des Etats-Unis, Mary B. Marshall, la
Consule générale du Royaume-Uni, Anne Jarrett, le Consul général d'Italie,
Francesco Paolo Venier, la chef de chancellerie du Consulat général de France,
Isabelle Le Roy, plusieurs membres de l'Assemblée nationale comme de la
Chambre des Communes, de nombreux militants de la Société et autres
Montréalaises et Montréalais.

    Voici quelques extraits de l'allocution prononcée à cette occasion par
    Jean Dorion :

    "Ceux et celles parmi nous qui sont nés au Québec et qui font partie de
ma génération ou de générations plus jeunes appartiennent, à l'échelle de
l'histoire de l'Humanité, à la minuscule minorité privilégiée qui n'a pas été
impliquée dans une guerre sur le territoire de son pays ou à l'étranger.
    C'est avec presque de la stupeur que nous apprenons présentement dans les
médias, les pertes physiques, pourtant comparativement limitées, que subissent
nos troupes engagées en Afghanistan, comme aussi la gravité des blessures
psychologiques infligées à ceux de nos compatriotes qui participent sur le
terrain à ces combats, un peu comme si elles étaient une nouveauté dans les
guerres.
    Le dernier conflit à avoir fauché un très grand nombre de nos
concitoyens, la guerre de Corée, est maintenant vieux de 55 ans. Pour la
plupart ici, nous appartenons à des générations et à des milieux qui n'ont pas
vécu dans leur chair ces époques marquées par la terreur, le sang et la
séparation d'avec des êtres chers.
    Le devoir de nous les rappeler n'est pas moins grand. Il l'est davantage.
Car c'est aux sacrifices, et parfois le plus grand de tous, des hommes et des
femmes de ces temps-là que nous devons de ne pas avoir eu à revivre, à notre
tour, leurs épreuves.
    Ces sacrifices, les récits des survivants ne peuvent en donner qu'une
faible idée à ceux et celles qui, comme la plupart d'entre nous, ne les ont
pas vécus personnellement. Tout de même, j'ai pensé qu'il ne serait pas
inutile de vous résumer ce matin un témoignage extrait de l'ouvrage "Laissés
dans l'ombre ; les Québécois engagés volontaires de 39-45" de Sébastien
Vincent"
    Je vous lirai donc quelques extraits du récit fait dans ce recueil par un
de nos décorés de ce matin, M. Raymond Meloche, né et élevé dans la rue
Paxton, dans le quartier Saint-Henri, et engagé comme dans la marine à l'âge
de dix-huit ans :

    Après lecture de quelques passages de l'ouvrage, Jean Dorion a terminé
    avec l'extrait suivant :

    "J'ai été libéré le 2 mai 1945 dans la région de Lubeck après 14 mois
d'internement et de marche forcée. Mon plus beau souvenir de la guerre? Etre
libre ! On oublie notre liberté jusqu'au moment où celle-ci nous est usurpée"
    Et bien, a poursuivi Jean Dorion, cette liberté que nous, nous possédons,
nous la devons à des personnes comme M. Meloche. A notre suggestion, le
Président de l'Assemblée nationale a bien voulu rendre un hommage officiel ce
matin aux exploits comme aux sacrifices immenses accomplis par quelques-unes
de ces personnes en leur décernant des médailes de l'Assemblée que leur
remettra la vice-président de l'Assemblée Fatima Houda-Pepin.
    Je m'en voudrais de terminer sans rappeler que la lutte à laquelle ils
ont participé visait une entreprise de domination nazie dont les valeurs
étaient à l'exact opposé de celles qui fondent la civilisation : il y a deux
jours à peine, la communauté juive de Montréal commémorait 69e anniversaire de
la Kristallnacht, la Nuit de cristal, ainsi appelée à cause des innombrables
éclats de verre qui jonchèrent les rues de l'Allemagne et de l'Autriche quand
les militants nazis, dans la nuit des 9 et 10 novembre 1938, saccagèrent et
incendièrent 1 400 synagogues, ravagèrent les maisons et commerces des Juifs
et que des hommes , des femmes et des enfants furent victimes de violences
insensée, parfois sadiques, sur la place publique.
    Le monde était alors resté silencieux, avant de finir par comprendre que
l'entreprise nazie le menait tout entier à sa perte. La lutte contre le
nazisme devint une lutte mondiale, celle des armées du Canada, de l'Empire
britannique, des Etats-Unis, de la France libre, de la Russie, et de bien
d'autres pays, mais aussi celle des mouvements de résistance dans tout
l'Europe occupée, en Italie en Grèce, en Asie occupée et même à l'intérieur de
l'Allemagne et du Japon. Au Québec, des hommes et des femmes de toutes les
communautés ont senti que les enjeux dépassaient tous nos particularismes et
c'est ce que nous voulons également manifester en tenant cette cérémonie au
point de jonction des cimetières catholique, protestant et juif.
    A ceux et celles qui aujourd'hui reposent autour de nous, nous voulons
dire que nous n'oublions pas, a conclu Jean Dorion.




Renseignements :

Renseignements: Sébastien L. Pageon, (514) 803-7757

Profil de l'entreprise

Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.