JO Pékin 2008 - Reporters sans frontières et Article 19 demandent aux Comités olympiques européens de prendre à bras le corps la question des droits de l'homme en Chine



    MONTREAL, le 19 fév. /CNW Telbec/ - A la veille d'une réunion des Comités
olympiques européens, le 20 février 2008 à Lausanne, Reporters sans frontières
et Article 19 ont adressé des courriers à tous les présidents des Comités
olympiques nationaux d'Europe et à Patrick Joseph Hickey, président des
Comités olympiques européens.
    "Ne sommes-nous pas en droit d'attendre de vos comités qu'ils s'engagent
collectivement à n'inclure aucune restriction à la liberté de parole des
athlètes européens qui se rendront à Pékin ? La Charte olympique est
suffisamment précise en la matière pour que les Comités olympiques nationaux
n'ajoutent pas de nouveaux interdits. La tentative par la British Olympic
Association de limiter le droit des athlètes à s'exprimer sur "tout sujet
politique sensible" lors des JO de Pékin était une initiative regrettable.
Nous nous réjouissons d'ailleurs que le comité britannique ait, depuis, fait
machine arrière. Nous saluons les initiatives de plusieurs comités olympiques
européens, notamment ceux de Suède et de Norvège, qui ont sensibilisé leurs
athlètes à la situation des droits de l'homme en Chine", ont écrit les deux
organisations.
    Dans leurs lettres, Reporters sans frontières et Article 19 ont souhaité
que les comités affirment sans ambiguité que la liberté de parole n'est pas
restreinte par l'article 51 (3) de la Charte olympique qui interdit la
propagande raciale, religieuse ou politique dans les sites olympiques. Les
comités nationaux et tout autre membre du mouvement olympique ne doivent pas
essayer de limiter la liberté d'expression des athlètes.
    "Les athlètes ne doivent pas être privés du droit de répondre aux
questions de la presse ou de faire des commentaires sur la situation des
droits de l'homme en Chine ou dans tout autre pays, de peur que cela affecte
leur carrière sportive. En effet, l'article 51 (3) n'interdit pas aux athlètes
de prendre position sur la question des droits de l'homme".
    Reporters sans frontières et Article 19 ont demandé que "les Comités
olympiques européens prennent à bras le corps la question des droits de
l'homme en Chine populaire". "Comme vous le savez, les autorités chinoises ont
promis, à Moscou, en 2001, des améliorations dans le domaine des droits de
l'homme et une "liberté de la presse totale". Or, notre inquiétude est grande
de voir le mouvement olympique incapable d'obtenir du gouvernement chinois
qu'il respecte ses engagements".
    "Sept ans plus tard, en effet, une centaine de journalistes,
cyberdissidents et défenseurs de la liberté d'expression sont emprisonnés. Le
dissident Hu Jia a été arrêté il y a quelques semaines seulement, pour s'être
exprimé sur la situation des droits de l'homme avant les Jeux olympiques. Vous
savez comme nous qu'il n'est pas acceptable que des citoyens Chinois qui
s'engagent pour plus de libertés soient condamnés à observer la plus grande
fête du sport depuis leur cellule".
    "Le Comité international olympique reste dramatiquement silencieux sur
ces questions. Les Comités olympiques européens doivent se comporter autrement
et se faire les garants des valeurs humanistes contenues dans la Charte
olympique. Vos comités doivent ouvrir ce débat et prendre position avant août
prochain. Si rien n'est fait, les JO seront gâchés et entachés par la
situation déplorable des libertés en Chine", ont ajouté les organisations à
l'adresse des Comités olympiques européens.
    "Empêcher les athlètes de parler des violations des droits de l'homme est
contraire à leur liberté d'expression, et viole les principes de la Charte
olympique. Cela est aussi en contradiction avec l'esprit des Jeux olympiques
et revient à soutenir les violations des droits de l'homme, notamment en
Chine", a ajouté Article 19. "Vous le savez, le gouvernement et le Parti
communiste chinois attachent la plus grande importance à la réussite des Jeux
olympiques. Aussi, Mesdames et Messieurs les présidents, il n'est pas trop
tard pour obtenir des organisateurs de Pékin 2008 des libérations de
prisonniers d'opinion et la levée de la censure", ont conclu Reporters sans
frontières et Article 19.




Renseignements :

Renseignements: Katherine Borlongan, Directrice générale, Reporters sans
frontières, (514) 521-4111, Cell: (514) 258-4208, Télécopieur: (514) 521-7771,
rsfcanada@rsf.org

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