JO Pékin 2008 - Deux reporters japonais frappés par la police, de nouvelles restrictions au travail des médias étrangers à Pékin



    MONTREAL, le 5 août /CNW Telbec/ - Reporters sans frontières dénonce la
violence dont ont été victimes deux reporters japonais pris à partie par la
police chinoise. L'organisation déplore également la décision des autorités de
Pékin de revenir sur leur engagement à laisser les médias étrangers travailler
librement sur la place Tiananmen.
    "Ces nouveaux incidents traduisent l'hostilité affichée de nombreux
agents des forces de l'ordre chinois vis-à-vis des journalistes. Un sentiment
qui a été entretenu ces derniers mois par les campagnes de dénigration des
médias étrangers. Si les autorités se sont excusées, elles doivent également
sanctionner les coupables. Cette incapacité à laisser travailler les
journalistes étrangers laisse craindre de nouveaux dérapages, dont le CIO
porte une part de responsabilité, tant il a tardé à demander des garanties
pour la presse", a affirmé l'organisation.
    Le 4 août 2008 dans la soirée, deux reporters japonais ont été
interpellés et frappés par des policiers chinois à Kashgar dans la province du
Xinjiang (Nord-Ouest). Masami Kawakita, un photographe du quotidien Chunichi
Shimbun, et Shinji Katsuta, reporter de la chaîne Nippon Television Network
Corp., ont été arrêtés par des agents qui les ont conduits dans un hôtel. Ils
ont été frappés et leur équipement a été brisé. L'un des journalistes, plaqué
au sol, a eu la tête pressée par la botte de l'un des policiers. Ils ont été
libérés au bout de deux heures.
    Le même jour, seize douaniers avaient été tués dans la ville, au cours
d'une attaque attribuée à un groupe radical ouighour.
    Les deux médias japonais ont dénoncé les violences subies par leurs
reporters, tandis que le gouvernement japonais a annoncé qu'il allait
protester officiellement. L'agence officielle chinoise Xinhua a affirmé que
les autorités avaient présenté leurs excuses.
    Par ailleurs, le 5 août, la municipalité de Pékin a annoncé que les
médias étrangers devaient s'enregistrer 24 heures à l'avance pour filmer ou
réaliser des interviews sur la place Tiananmen. "En contradiction avec les
règles pour les médias étrangers édictées en janvier 2007, et les promesses
des organisateurs des JO qui autorisaient la diffusion d'images en direct
depuis la place centrale de Pékin, cette décision n'augure rien de bon", a
ajouté l'organisation.
    "Afin de maintenir un bon ordre dans les activités journalistiques sur la
place, les journalistes chinois et étrangers sont priés de demander un
rendez-vous téléphonique avec le Comité administratif de la place Tiananmen",
précise l'instruction postée sur le site de la municipalité de Pékin.
    La veille, un groupe de Pékinois avait été dispersé par la police près de
la place Tiananmen après avoir tenté de parler avec des journalistes
étrangers. Ces familles manifestaient contre les compensations trop faibles
qu'elles ont reçues après leur expulsion dans le cadre de la préparation des
JO.




Renseignements :

Renseignements: Katherine Borlongan, Directrice générale, Reporters sans
frontières Canada, (514) 521-4111, rsfcanada@rsf.org

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