IRIS: L'accessibilité à l'avortement compromise par le sous-financement public



    MONTREAL, le 25 sept. /CNW Telbec/ - Le gouvernement québécois
sous-finance les services d'avortements et est incapable d'offrir l'accès
universel et gratuit qu'il est tenu d'assurer pour cet acte médical reconnu
par santé Canada. C'est ce que révèle une note socio-économique publiée par
Marie-Eve Quirion, chercheure associée à l'Institut de recherche et
d'informations socio-économiques (IRIS). En effet, l'Etat québécois rembourse
désormais les avortements réalisés en clinique privée, ce qui ne suffit pas à
combler la demande, mais qui cause, entre autres, de graves disparités
régionales.
    "Le gouvernement n'a pas suffisamment développé l'offre publique du
service d'avortement. Les délais sont plus longs dans le public et les femmes
sont poussées vers le privé. Donc, le gouvernement encourage les avortements
dans des cliniques privées qu'il rembourse pour un montant plus élevé que ce
qu'il aurait dépensé dans le public. En plus, à Montréal, c'est un CSSS qui
est responsable de coordonner les services offerts par les cliniques privées.
Donc, non seulement l'Etat finance à un montant plus élevé ces cliniques,
mais, en plus, il fait la gestion de la demande à leur place", relève
Marie-Eve Quirion auteure de la note.
    Dans plusieurs régions du Québec, un seul point de service d'avortement
est offert, ce qui demande à plusieurs femmes d'attendre de longues semaines
et de parcourir de grandes distances pour avoir accès au service. Puisque
l'ouverture de clinique d'avortement privées en région ne serait pas rentable,
les cinq cliniques privées aux Québec sont toutes situées à Montréal.
    "Depuis 2001, L'Etat québécois n'a réinvestit que 2,7 M$ par année dans
les services d'avortement pour l'ensemble du territoire, ce qui représente
0,0001% du budget de la santé. Si le gouvernement doublait ce budget minime il
pourrait améliorer significativement l'accessibilité et la qualité du service
sur tout le territoire. Jusqu'à maintenant, il a fait le choix discutable de
laisser des cliniques privées prendre le relais, ce qui lui a valu une
ordonnance de la cour lui intimant de rembourser 13M$ aux femmes qui ont dû
payer pour se faire avorter. Là encore, le gouvernement tente de faire
d'infimes économies en sacrifiant l'accessibilité et se retrouve à payer plus
cher en bout de ligne", souligne Marie-Eve Quirion, chercheure associée à
l'IRIS.




Renseignements :

Renseignements: Philippe Hurteau, (514) 206-6733


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