Investissez dans notre avenir: la SCP invite les partis politiques fédéraux à faire de la santé mentale des enfants une priorité nationale



    OTTAWA, le 1er oct. /CNW Telbec/ - Compte tenu que plus d'un million
d'enfants au pays vivent avec des troubles mentaux, le Canada doit mobiliser
les ressources nécessaires et se pencher sur ce problème et en faire une des
priorités nationales.
    "Si nous ne nous occupons pas de nos enfants, nous mettons en jeu notre
avenir", déclare Dre Catherine Lee, présidente de la Société canadienne de
psychologie (SCP).
    La SCP demande aujourd'hui aux partis politiques fédéraux, dans le cadre
de la campagne électorale, de décrire leurs plans en ce qui concerne la santé
mentale des enfants, particulièrement en ce qui touche les programmes et les
services offerts dans les écoles. Les préoccupations sont nombreuses. Par
exemple :

    
    - Le Canada tire de l'arrière par rapport à un grand nombre d'autres pays
      industrialisés dans la lutte contre l'intimidation et la victimisation
      dans les écoles. Par exemple, "triste bilan, le Canada se classe aux
      26e et 27e rangs, respectivement,  parmi 35 pays, en ce qui a trait aux
      cas rapportés d'élèves de 13 ans victimes d'intimidation et de
      victimisation"(1).

    - Il est estimé que 1,2 million de jeunes de moins de 20 ans souffrent de
      troubles mentaux(2). Mais 5 pour cent seulement de ces enfants ayant un
      problème psychologique diagnostiquable ont accès à une forme ou une
      autre de soins psychologiques(3).

    - Sans un effort concerté pour aider les jeunes souffrant de problèmes de
      santé mentale, un grand nombre d'entre eux ne réaliseront jamais leur
      plein potentiel. Les conditions de santé mentale qui font surface au
      cours de l'enfance persisteront jusqu'à l'âge adulte et les coûts
      humains et financiers associés à ces conditions seront énormes. Selon
      l'Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale
      (ACMMSM), "jusqu'à 10 pour cent du coût de la criminalité est
      attribuable à la prestation de soins de santé mentale inadéquats aux
      enfants et aux jeunes"(4).

    "Le défaut de fournir un système intégré et accessible de soins de santé
mentale à l'enfance nuit aux enfants, aux familles et aux collectivités. Les
coûts directs et de la productivité perdue des troubles mentaux et des
toxicomanies pour l'économie canadienne sont estimés à 33 milliards
annuellement"(5) souligne Dre Karen Cohen, directrice générale de la SCP.
    Le prochain gouvernement à Ottawa doit travailler avec les provinces à
mettre en oeuvre un programme intégré de services de santé mentale
améliorés de façon significative pour les enfants, sans oublier l'accès des
psychologues compétents aux écoles.
    "Tristement, aujourd'hui, nous semblons nous destiner dans la direction
opposée. Nous faisons face à une pénurie de psychologues scolaires soit parce
que les commissions scolaires font des compressions ou parce que les postes,
qui ne sont pas en concurrence avec la pratique privée, demeurent vacants,
ajoute Dre Jennifer Frain, présidente du Conseil des sociétés professionnelles
de psychologues (CSPP). Cela signifie que certains enfants n'auront jamais
l'accès aux soins dont ils ont besoin parce que leurs familles ne peuvent pas
se les permettre. Avec les compressions dans les établissements publics, comme
les écoles, les psychologues se tournent de plus en plus vers la pratique
privée où leurs services ne sont pas couverts par les régimes d'assurance
maladie publics."
    En 2007, un examen de la psychologie scolaire au Canada a cité que nous
aurions besoin d'un rapport d'un psychologue par 1 000 étudiants(6). Or, nous
ne nous approchons même pas de cette valeur étalon au Canada. Dans neuf
territoires de compétence canadiens, le rapport moyen des psychologues avec le
nombre d'élèves était de 1 à 5 161.
    En octobre 2005, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de la
santé ont donné l'aval à neuf objectifs de santé pour le Canada - le premier
qui préconise que le Canada soit un pays où nos enfants atteignent leur plein
potentiel, grandissent heureux, en santé, en confiance et en sécurité. La SCP
et le CSPP veulent que les gouvernements s'acquittent de leur engagement et
réalisent cet objectif.
    "La santé mentale et le bien-être des enfants de notre pays ne doivent pas
être ignorés. Nous avons besoin de leadership politique et insistons auprès
des partis politiques fédéraux pour qu'ils répondent à cet appel", ajoute Dre
Lee.
    La SCP et le CSPP veulent que le gouvernement fédéral soit sérieux sur
cette question en : 1) accordant des transferts fédéraux en santé mentale et
spécifiquement en santé mentale des enfants; 2) travaillant avec les provinces
pour définir et élaborer de meilleurs modèles de prévention et de prestation
de services en santé mentale et 3) établissant des points de référence pour la
réduction de l'intimidation et la violence dans les écoles.

    Au sujet de la SCP

    La Société canadienne de psychologie a été mise sur pied en 1939 afin
d'améliorer la santé et le bien-être de la population canadienne, de
promouvoir l'excellence et l'innovation en recherche, en éducation et dans la
pratique de la psychologie et de promouvoir l'avancement, l'essor, la
diffusion et l'application des connaissances en psychologie.

    -------------------------------------------------------------------------
    (1) http://prevnet.ca/Bullying/BullyingStatistics/tabid/122/Default.aspx
        (Craig & Harel, 2004).
    (2) Kirby MJL et Keon WJ. (2006), De l'ombre à la lumière : résumés et
        recommandations du rapport final sur la santé mentale, la maladie
        mentale et les toxicomanies. Ottawa : Sénat du Canada, Comité
        permanent du Sénat sur les affaires sociales, la science et la
        technologie.
    (3) Société canadienne de psychologie (2002). Enhancing the Experience of
        Children and youth in today's Schools: The Role of Psychology in
        Canadian Schools
    (4) Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale.
        (2006). Cadre d'action sur la maladie mentale et la santé mentale.
    (5) Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale.
        (2006). Cadre d'action sur la maladie mentale et la santé mentale.
    (6) Saklofske, D.H., Schwean, V.L., Bartell, R. et coll. (2007). School
        Psychology in Canada:  Past, present, and future perspectives. In T.
        Fagan & P.Wise (eds.). School Psychology:  Past, present, and future
        perspectives. Bethesda, MD:  National Association of School
        Psychologists.
    




Renseignements :

Renseignements: Rachel Sa, PR POST, (416) 777-0368; Linda McPhee,
Société canadienne de psychologie, (613) 237-2144, poste 325

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