Intensification des négociations agricoles à l'OMC



    
       LES PRODUCTIONS LAITIERE ET AVICOLES QUEBECOISES MENACEES : LE
                  GOUVERNEMENT FEDERAL DOIT AGIR MAINTENANT
    

    QUEBEC, le 19 juin /CNW Telbec/ - Alors que se tient une importante
réunion des ministres du Commerce des pays du G4 - Etats-Unis, Union
européenne, Inde et Brésil - et à la lumière des dernières propositions à
l'Organisation mondiale du commerce (OMC), très dommageables pour eux, les
secteurs québécois du lait, de la volaille et des oeufs interpellent le
gouvernement fédéral. Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation du Québec, M. Laurent Lessard et le président de l'Union des
producteurs agricoles (UPA) et porte-parole de GO5 Coalition pour un modèle
agricole équitable, la gestion de l'offre, M. Laurent Pellerin, ont déclaré en
conférence de presse que : "Le gouvernement du Canada est responsable de la
négociation à l'OMC et des résultats qui en découleront. Ces résultats seront
jugés positifs, si et seulement si les producteurs sous gestion de l'offre
ressortent gagnants de cette négociation".
    MM. Lessard et Pellerin étaient entourés des présidents de la Fédération
des producteurs de lait du Québec, M. Marcel Groleau, des Eleveurs de
volailles du Québec, M. Martin Dufresne, de la Fédération des producteurs
d'oeufs de consommation du Québec, M. Serge Lefebvre, du Syndicat des
producteurs d'oeufs d'incubation du Québec, M. Gyslain Loyer, ainsi que de la
Coop fédérée, M. Denis Richard, tous partenaires de la Coalition GO5.
    Le document de référence, déposé par le président des négociations
agricoles, M. Crawford Falconer, à la fin avril, prévoit notamment
d'importantes baisses de tarifs douaniers qui empêcheraient le Canada de
contrôler ses importations dans les secteurs sous gestion de l'offre. "Il est
clair que ce qui est discuté actuellement à l'OMC ne permet pas au Canada
d'atteindre son objectif. Au contraire, les modalités proposées auraient des
conséquences désastreuses pour les secteurs du lait, des oeufs et de la
volaille", a déclaré M. Pellerin.
    Monsieur Pellerin a rappelé l'engagement du gouvernement fédéral à
obtenir un résultat positif pour les secteurs sous gestion de l'offre à
l'issue des présentes négociations. L'enjeu est de taille, puisque ces
secteurs représentent environ 2,5 milliards de dollars de recettes agricoles,
soit quelque 40 % du total québécois. Elles sont à l'origine de 75 000 emplois
et génèrent des retombées économiques de plusieurs milliards de dollars.
    A l'instar d'autres pays, comme la Norvège, l'Islande et la Suisse, il
appartient au Canada de faire valoir la sensibilité particulière de ses
secteurs sous gestion de l'offre pour obtenir de mesures spéciales. "Ce que
nous faisons ici aujourd'hui est très important, nous démontrons aux autres
pays membres de l'OMC que la gestion de l'offre est un sujet capital pour le
Québec et le Canada. Nous offrons au ministre fédéral de l'Agriculture tout
notre soutien afin d'atteindre notre objectif commun, soit obtenir un résultat
final positif pour les productions sous gestion de l'offre" a affirmé
M. Lessard.
    Une grande partie des problèmes actuels du commerce agricole provient du
subventionnement américain et européen à leur agriculture. Or, tant les
Etats-Unis que l'Europe ont transformé leurs subventions agricoles afin de
maintenir leur soutien malgré les réductions proposées par l'OMC. Le
porte-parole de la coalition, M. Pellerin, a rappelé que moins de 10 % des
aliments produits dans le monde sont commercés entre les pays. Même au Canada,
qui est pourtant le quatrième plus important exportateur mondial de produits
agricoles, 70 % des revenus agricoles proviennent du marché intérieur.
    M. Pellerin a fait valoir que la gestion de l'offre, pratiquée par le
Canada depuis près de quarante ans dans les productions laitière et avicoles,
favorise une production locale d'aliments de qualité, à bon prix, et permet à
des fermes familiales de vivre du marché, sans soutien financier de l'Etat. La
gestion de l'offre favorise une agriculture de proximité qui réduit l'émission
de gaz à effet de serre due au transport des aliments. Pour le président de
l'UPA, ce modèle unique incarne les principes à la base du droit à la
souveraineté alimentaire, de plus en plus promu à l'échelle internationale.
Au-delà des enjeux immédiats, il faudra, selon lui, une alternative à la
libéralisation tous azimuts du commerce agricole que propose l'OMC. Le droit à
la souveraineté alimentaire, la gestion de l'offre et la mise en marché
collective représentent une voie d'avenir sur ce plan pour tous les peuples.
"Le gouvernement du Canada devrait exercer un leadership sur la scène
internationale pour proposer la souveraineté alimentaire et la gestion de
l'offre comme assises d'un développement durable de l'agriculture et de
l'agroalimentaire" a déclaré M. Pellerin.
    "En plus d'être un excellent moyen pour garnir les assiettes de nos
familles québécoises avec des produits de chez nous, la gestion de l'offre se
déploie partout sur le territoire québécois et contribue à la vitalité
économique et sociale des régions du Québec. Voilà ce qui est pour nous
l'identité de l'agriculture québécoise. C'est pourquoi le gouvernement fédéral
doit prendre toutes les mesures à sa disposition pour promouvoir et défendre
la gestion de l'offre, élément fondamental de notre secteur agricole" a.
conclu M. Lessard.

    Depuis sa création en 2003, GO5 Coalition pour un modèle agricole
équitable, la gestion de l'offre a su rallier 30 000 personnes et
organisations qui croient en une agriculture forte et prospère au Québec. Elle
regroupe des productrices et des producteurs agricoles, des partenaires de
l'agroalimentaire, des entreprises, des élus et des individus. Ses actions
visent à faire la promotion de la gestion de l'offre et à assurer son maintien
au terme du cycle actuel de négociations à l'OMC. Il est possible d'obtenir
plus d'informations sur le site Internet www.go5quebec.ca.




Renseignements :

Renseignements: André Ménard, Attaché de presse, Cabinet du ministre de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, (418) 380-2525; Patrice
Juneau, Conseiller aux affaires publiques, Union des producteurs agricoles,
(450) 679-0540, poste 8591, cell.: (514) 702-8591

Profil de l'entreprise

GO5 Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l'offre

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