Innovation, R-D et main-d'oeuvre - Facteurs clé pour assurer la compétitivité de la transformation alimentaire



    MONTREAL, le 4 sept. /CNW Telbec/ - Pour maintenir la compétitivité du
secteur de la transformation alimentaire, il est essentiel d'accroître
l'investissement en matière d'innovation, de recherche et de développement.
Pour ce, estime l'Alliance de la transformation alimentaire (ALTA),
l'industrie de la transformation devra intensifier ses investissements et
obtenir une part significative des aides gouvernementales. La main-d'oeuvre
deviendra par ailleurs un enjeu de taille au cours des prochaines années,
auquel il faut accorder une attention particulière.

    Des outils essentiels pour s'adapter au marché

    Pour que la transformation alimentaire reste compétitive à l'échelle
mondiale, elle devra accorder à l'innovation et à la R-D une place de choix.
Les attentes du marché de consommation sont par ailleurs de plus en plus
complexes et pressent le secteur d'accentuer l'innovation pour suivre
l'évolution du marché.
    Force est de constater néanmoins que l'investissement en R-D est plus
timide dans le secteur de la transformation alimentaire que dans celui de
l'ensemble de la fabrication. Ceci est du en grande mesure, estime l'ALTA, au
faible niveau d'investissement direct du gouvernement provincial. Or, le
gouvernement québécois a annoncé en 2006 un vaste programme d'aide à
l'innovation et à la recherche, de 1,2 milliard $, sur un horizon de trois
ans. Il convient donc, selon l'ALTA, que ces fonds puissent bénéficier
équitablement aux différents secteurs industriels québécois. Une part
significative de ces aides doit être accordée au secteur de la transformation,
en phase avec son poids économique.
    Les mesures fiscales comme les crédits d'impôt figurent parmi les aides
privilégiées par le gouvernement. Ces outils ne couvrent toutefois pas tous
les besoins des entreprises ; ils ne sont pas facilement accessibles et ne
soutiennent que peu le développement de nouveaux produits. Il y aurait lieu de
simplifier le tout et de prévoir des mesures fiscales pour supporter le
développement de nouveaux produits et élargir l'attribution des crédits
d'impôt à la recherche scientifique et au développement expérimental.
    L'ALTA croit par ailleurs que l'innovation doit être approchée de façon
stratégique, s'appuyant sur une vision gouvernementale claire et la
coordination d'un organisme qui y serait dédié. A cet égard, l'ALTA considère
que le soutien proposé par l'Etat est fragmenté et, de ce fait, moins
efficace. Elle formule également le souhait que l'information relative aux
aides gouvernementales soit centralisée et plus accessible. Elle recommande
enfin que le transfert de technologie soit plus rapide et efficace et pour ce
faire, que Cintech Agroalimentaire se voit allouer une part significative du
12,6 millions de dollars alloués aux activités des CCTT.

    Une main-d'oeuvre suffisante et compétente

    A en croire les tendances démographiques, dès 2008, le bassin de
main-d'oeuvre devrait diminuer, ce qui renforcera la bousculade entre
entreprises, qui se disputeront la main-d'oeuvre disponible. Dans ce contexte,
la transformation alimentaire sera mise au défi car elle est souvent perçue
comme industrie aux conditions de travail exigeantes. Par ailleurs, selon
Emploi Québec, le taux annuel de croissance de l'emploi dans ce secteur sera
de 1,8% comparé à 0,4% pour l'ensemble des secteurs de fabrication, ce qui
signifie la création de 7 000 nouveaux emplois.
    Pour assurer un bassin de main-d'oeuvre suffisant, il faudra d'une part
améliorer les conditions de travail et, pour ce, investir dans le
renouvellement des équipements et des technologies. La remise en place des
mesures fiscales d'amortissement accéléré pourrait fournir une aide
appréciable dans ce sens. Il faudra également prévoir un programme de
rétention du personnel et soutenir les efforts de promotion et de valorisation
du secteur de l'industrie bioalimentaire dans ensemble, de la transformation
alimentaire en particulier, et des carrières qui sont reliées à ces secteurs.
    Mais le défi de la main d'oeuvre est aussi d'ordre qualitatif.
Mondialisation, besoins multiples et complexes des consommateurs sont autant
de facteurs qui changent la donne et qui exigent une main-d'oeuvre disposant
de compétences spécifiques. La formation devient ainsi facteur clé.

    Pour toutes ces mesures l'ALTA demande l'appui concerté des organismes
gouvernementaux. Elle demande également de renforcer le rôle du Comité
sectoriel de main-d'oeuvre transformation alimentaire en lui allouant plus de
moyens pour élargir son offre de services.




Renseignements :

Renseignements: Marie Beaubien, relationniste, (514) 235-5405; Source:
Sylvie Cloutier, porte-parole de l'ALTA

Profil de l'entreprise

ALLIANCE DE LA TRANSFORMATION AGROALIMENTAIRE DU QUEBEC (ALTA)

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