Infrastructures de valorisation biologique des matières organiques - Les municipalités et les groupes environnementaux réclament de Québec un programme de financement



    MONTREAL, le 24 févr. /CNW Telbec/ - Dans une déclaration commune rendue
publique aujourd'hui, l'Union des municipalités du Québec (UMQ), la Fédération
Québécoise des Municipalités (FQM), la Communauté métropolitaine de Montréal
(CMM), la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), Action RE-buts et le
Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec
(RNCREQ) demandent au gouvernement du Québec de prévoir à son prochain budget
un programme de financement des infrastructures de valorisation biologique des
matières organiques (digestion anaérobie, compostage ouvert ou fermé) afin de
détourner de l'enfouissement un minimum de 60 % des matières organiques d'ici
la fin de 2012.
    Cette demande s'inscrit dans le contexte entourant le renouvellement de
la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.
Rappelons qu'en juin 2008, la Commission des transports et de l'environnement
de l'Assemblée nationale remettait son rapport et recommandait au ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de fixer un échéancier
pour arriver à l'objectif d'enfouissement "zéro" des matières organiques, en
s'assurant d'utiliser les technologies appropriées et de respecter les
particularités régionales. Cet échéancier devrait prévoir les ressources
nécessaires, par exemple, en mettant sur pied un programme de financement des
infrastructures de valorisation.
    Pour le monde municipal et les groupes environnementaux, il est important
de donner suite à cette recommandation afin d'arriver à une gestion durable
des matières organiques. "L'un des grands défis environnementaux qui
interpellent les municipalités du Québec concerne ces matières, dont
uniquement 8 % étaient valorisées en 2006. Pour atteindre les objectifs fixés
par le gouvernement, nous devons rapidement mettre en place les
infrastructures nécessaires pour répondre aux défis de l'ensemble des
municipalités. Or, étant donné l'ampleur des besoins en matière d'équipements,
elles ne peuvent supporter seules ce défi qui touche l'ensemble du Québec",
souligne M. Robert Coulombe, maire de Maniwaki et président de l'UMQ. Pour M.
Gérald Tremblay, maire de Montréal et président de la CMM, "un financement
adéquat des infrastructures de valorisation des matières organiques pourrait
même permettre de dépasser l'objectif de 60 % prévu à la Politique québécoise
de gestion des matières résiduelles 1998-2008". Conscient que cette demande
s'inscrit également dans un contexte difficile en ce qui a trait à la santé
financière des centres de tri de matières recyclables, M. Tremblay indique que
"la conjoncture actuelle ne doit pas empêcher les municipalités d'avancer pour
trouver des solutions efficaces en ce qui concerne la gestion durable des
matières résiduelles".
    "Ce programme de financement devra respecter les particularités
régionales dans le choix des technologies appropriées à la valorisation des
matières organiques de façon à s'adresser à la fois aux petites et aux grandes
municipalités" précise M. Bernard Généreux, maire de Saint-Prime et président
de la FQM. Il en est également ainsi pour M. Régis Labeaume, maire de Québec
et président de la CMQ, qui est d'avis que ce nouveau programme "fournira à
l'ensemble des municipalités du Québec, l'outil financier qui manquait pour
mettre en place un échéancier réaliste visant l'atteinte des objectifs de
récupération et de mise en valeur des matières organiques".
    "La valorisation biologique des matières organiques doit être une
priorité pour le gouvernement du Québec et les municipalités" indique Coralie
Deny, responsable du dossier des matières résiduelles au Conseil régional de
l'environnement de Montréal. "Dès maintenant, il faut mettre en place les
équipements nécessaires afin d'appliquer pleinement la hiérarchie des 3RV et
d'atteindre un taux de détournement proche de 100 % tant pour les matières
organiques municipales que pour celles en provenance du secteur des ICI
(industries, commerces et institutions)".
    Rappelons, pour conclure, l'ampleur de la tâche à accomplir. Selon le
dernier bilan réalisé par Recyc-Québec, les municipalités du Québec
récupéraient et valorisaient uniquement 109 000 tonnes de matières organiques,
alors que le secteur municipal en générait plus de 1,3 M de tonnes. Or, une
meilleure valorisation des matières organiques ferait "diminuer la pression
exercée sur les sites d'enfouissement ainsi que les inconvénients
environnementaux et sociaux que doivent subir les citoyens situés à proximité
de ces sites" précise M. Jean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne. Comme
l'indique M. Gilles Vaillancourt, maire de Laval, "un programme de financement
adéquat des infrastructures de valorisation biologique des matières organiques
permettrait d'appliquer le principe de proximité et d'autonomie régionale dans
le traitement de ce type de matières de façon à rendre la gestion des matières
résiduelles plus équitable pour tous".
    Pour M. Sergio Pavone, maire de Châteauguay, "les municipalités seront
prêtes à réagir rapidement une fois le programme de financement annoncé étant
donné les études accomplies depuis plusieurs mois pour mieux connaître les
technologies disponibles". Comme le précise M. Claude Gladu, maire de
Longueuil, "les technologies sont maintenant connues et sont en application un
peu partout dans le monde. Il suffira de bien les adapter au contexte des
municipalités québécoises et d'évaluer quel type de collecte sera le plus
approprié."

    
    Le monde municipal et les groupes environnementaux unissent leur voix
    afin que Québec mette en place un programme de financement des
    infrastructures de prétraitement, de traitement et de valorisation
    biologique des matières organiques.

    Déclaration commune de l'Union des municipalités du Québec, de la
    Fédération Québécoise des Municipalités, de la Communauté métropolitaine
    de Montréal, de la Communauté métropolitaine de Québec, du Regroupement
    national des conseils régionaux de l'environnement du Québec et d'Action
    RE-buts.

    -------------------------------------------------------------------------

    En novembre 2007, les membres de la Commission des transports et de
l'environnement de l'Assemblée nationale décidaient de se livrer à une
réflexion sur quelques enjeux liés à la gestion des matières résiduelles pour
recommander aux autorités compétentes des pistes d'action afin de réactualiser
la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.
    Dans son rapport de consultation remis en juin 2008, la Commission des
transports et de l'environnement recommandait au ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs de fixer un échéancier pour arriver à
l'objectif d'enfouissement "zéro" des matières organiques, en s'assurant
d'utiliser les technologies appropriées et de respecter les particularités
régionales. La Commission précise également dans son rapport que cet
échéancier devra prévoir les ressources nécessaires, par exemple, en mettant
sur pied un programme de financement des infrastructures de valorisation.
    Etant donné l'urgence d'agir en ce qui a trait au traitement et à la
valorisation des matières organiques et l'importance d'adopter une nouvelle
politique québécoise de gestion des matières résiduelles pour la période
2009-2019, l'Union des municipalités du Québec, la Fédération Québécoise des
Municipalités, la Communauté métropolitaine de Montréal, la Communauté
métropolitaine de Québec, Action RE-buts et le Regroupement national des
conseils régionaux de l'environnement du Québec unissent leur voix pour
demander au gouvernement de donner suite à cette recommandation.

    Plus précisément, il est demandé au gouvernement :

    - d'instaurer un programme d'infrastructures servant à financer la
      construction des équipements de prétraitement, de traitement et de
      valorisation des matières organiques afin de détourner de l'élimination
      un minimum de 60 % des matières organiques d'ici la fin de 2012;
    - que ce programme de financement permette d'implanter des technologies
      de valorisation des matières organiques qui respectent à la fois la
      protection de l'environnement et les particularités régionales;
    - que ce programme de financement prenne en compte une capacité de
      détournement pouvant être supérieure au 60 % prévu dans l'actuelle
      politique afin d'arriver, à terme, à un objectif tendant vers le
      "zéro" élimination des matières organiques;
    - que la possibilité d'ajouter les matières organiques issues des ICI
      soit également prise en compte dans le calcul des quantités à traiter
      et à valoriser si la municipalité concernée souhaite présenter un plan
      intégré de traitement et de valorisation des matières organiques de son
      territoire.

    Ce programme de financement permettrait d'atteindre progressivement les
objectifs de valorisation des matières organiques fixés par le gouvernement.
Il pourrait également prendre en compte le coût des études nécessaires au
choix des technologiques ainsi que les programmes de sensibilisation qui
devront être mis en place.


    Ont signé, le 24 février 2009 :


    (signé)                                (signé)
    -------------------------------------  ----------------------------------
    Gérald Tremblay                        Robert Coulombe
    Président                              Président
    Communauté métropolitaine de Montréal  Union des municipalités du Québec


    (signé)                                (signé)
    -------------------------------------  ----------------------------------
    Régis Labeaume                         Bernard Généreux
    Président                              Président
    Communauté métropolitaine de Québec    Fédération Québécoise des
                                           Municipalités


    (signé)                                (signé)
    -------------------------------------  ----------------------------------
    Jacques Ruelland                       Lysianne Panagis
    Président                              Coordonnatrice
    Regroupement national des conseils     Action RE-buts
    régionaux de l'environnement du
    Québec
    




Renseignements :

Renseignements: Michel Rochefort, Conseiller à la direction générale,
Communauté métropolitaine de Montréal, (514) 350-2550; François Sormany,
Directeur des communications, Union des municipalités du Québec, (514)
282-7700 poste 265; Benoît Massicotte, Coordonnateur aux communications et aux
consultations, Communauté métropolitaine de Québec, (418) 641-6250 poste 1210;
Dany Rousseau, Directeur des communications, Fédération Québécoise des
Municipalités, (418) 651-3343 poste 263; Leila Copti, Responsable des
politiques et communications, Conseil régional de l'environnement de Montréal
et Regroupement national des Conseils régionaux de l'environnement du Québec,
(514) 661-6134; Lysianne Panagis, Coordonnatrice, Action RE-buts, (514)
396-7894


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