Inconsistance dans les normes de délais d'attente en cardiologie, selon une nouvelle étude



    QUEBEC, le 24 oct. /CNW Telbec/ - Les normes de délais d'attente pour les
soins de santé, tant au Canada qu'ailleurs dans le monde, ne sont pas fondées
sur l'examen systématique des preuves cliniques ou les résultats chez les
patients, mais plutôt sur des politiques en matière de soins de santé et le
consensus des professionnels.
    C'est ce que révèle une étude présentée aujourd'hui devant le Congrès
canadien de santé cardiovasculaire 2007, organisé conjointement par la
Fondation des maladies du coeur et la Société canadienne de cardiologie.
    Dr Robert Gow, qui présentait les résultats obtenus au nom de l'équipe de
recherche, a expliqué aux professionnels de la santé que, même en étudiant les
renseignements disponibles dans plusieurs pays du monde, dont le Canada,
l'étude n'avait pas été en mesure de découvrir un seul exemple de norme
définie, pas plus après examen systématique que d'après des preuves cliniques
concluantes.
    "La plupart de ces normes semblent avoir été définies par un consensus
des professionnels, ce qui constitue en soi une forme de démarche
scientifique, explique Dre Tanya Horsley, principale auteure de cette étude
financé par les Instituts de recherche en santé du Canada. D'autres
mentionnent " les meilleures données disponibles ", sans toutefois les
définir."
    "En fin de compte, nous ne possédons aucune indication de qui nous devons
opérer ou à quel moment nous devons le faire", dit Dre Horsley.
    "Il est clair qu'une partie du problème provient du fait que ces données
sont difficiles à définir, vu les considérations éthiques rattachées à la
décision de retarder délibérément le traitement de certaines personnes", fait
remarquer Dr Gow.
    "L'Institut des services et politiques de santé des IRSC s'efforce
d'appuyer la recherche dans le domaine critique des délais d'attente", signale
la directrice scientifique Coleen M. Flood. "Cette étude fait partie d'une
série d'études destinées à produire des données scientifiques à l'appui de
valeurs de référence canadiennes en matière de temps d'attente."
    L'étude en question a porté sur les normes actuelles de délais d'attente
en cardiologie pour les interventions de revascularisation (cathétérisme,
intervention coronarienne percutanée (PCI) et pontage aortocoronarien).
    On prévoit que la demande pour de tels services cardiaques, entre autres,
connaisse une croissance au cours des deux prochaines décennies. L'Institut
canadien de renseignements sur la santé (ICRS) signalait en 2006 que le nombre
d'interventions d'angioplastie et de pontage affichait une augmentation
combinée de 51 % sur cinq ans entre 1997-1998 et 2002-2003, atteignant le
nombre de 22 000 interventions supplémentaires pendant cette période.
    "La bonne nouvelle est que, à l'échelle internationale, le Canada
présente les meilleurs critères de définition des temps d'attente, selon
Dr Blair O'Neil, président du Comité d'accès aux soins de la Société
canadienne de cardiologie. De façon générale, les patients sont triés en
fonction du risque tel que décrit dans la littérature, mais sans en avoir fait
un examen aussi systématique que celui de Dre Horsley et de ses collègues. La
Société canadienne de cardiologie tente de définir un temps d'attente constant
d'un bout à l'autre du pays pour la chirurgie, comme pour tout autre service
dont les patients ont besoin pour optimiser leur santé."
    Dre Horsely et ses collègues furent cependant surpris des difficultés
qu'ils ont rencontrées pour accéder aux renseignements sur la définition des
temps d'attente, vu les sommes d'argent des contribuables investies et le
capital politique rattachés à la définition, à l'atteinte et à la mesure des
normes.
    "Nous avons épluché toute la documentation, publiée ou non, provenant des
quatre coins du monde. La seule constante qu'on ait pu observer est
l'inconstance de l'information", dit Dr Gow.

    Les déclarations et conclusions sont uniquement celles des auteurs de
cette étude et ne reflètent en aucune façon la politique ou la position de la
Fondation. La Fondation des maladies du coeur du Canada ne fait aucune
représentation et ne garantit ni leur exactitude, ni leur fiabilité.

    Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du
coeur (www.fmcoeur.ca) mène la lutte vers l'élimination des maladies du coeur
et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact,
en contribuant activement à l'avancement de la recherche et sa mise en
application, la promotion de modes de vie sains, et la représentation auprès
des instances responsables des politiques de santé.




Renseignements :

Renseignements: et (ou) entrevues: bureau des médias du Congrès (entre
le 21 et le 24 octobre), (418) 649-5215; Marie-Christine Garon, Massy-Forget
relations publiques, (514) 842-2455 poste 23, mcgaron@mfrp.com; Après le 24
octobre 2007: Jane-Diane Fraser, Fondation des maladies du coeur du Canada,
(613) 569-4361, poste 273, jfraser@hsf.ca


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