Importante percée pour le traitement du cancer et des infections virales : Des scientifiques de Montréal découvrent un nouveau mécanisme de contrôle anti-cancer et anti-infections



    MONTREAL, le 18 janv. /CNW Telbec/ - Le Dr André Veillette, chercheur à
l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), et son équipe dirigée
par le Dr Mario-Ernesto Cruz-Munoz, stagiaire postdoctoral, feront paraître un
article dans le prochain numéro de la prestigieuse revue Nature Immunology du
Nature Publishing Group. Cette découverte pourrait influencer considérablement
le traitement des cancers et des maladies infectieuses. Les traitements
offerts actuellement aux centaines de milliers de Canadiens atteints par ces
types de maladies ne donnent souvent que des résultats mitigés.
    L'équipe du Dr Veillette est parvenue à identifier l'un des mécanismes
fondamentaux contrôlant l'activité des cellules tueuses NK (natural killer).
Produites par le système immunitaire, les cellules NK reconnaissent et
éliminent les cellules cancéreuses et les cellules infectées par des virus,
tels que les virus provoquant l'hépatite et l'herpès. Une déficience en
cellules NK entraîne une plus grande incidence de cancers et d'infections
graves. "Notre percée démontre qu'une molécule appelée CRACC, présente à la
surface des cellules NK, accroît leur fonction létale", explique le Dr
Veillette. Travaillant avec des souris, les chercheurs ont démontré que la
molécule CRACC améliorait la capacité de ces animaux à éliminer des cellules
cancéreuses telles que les mélanomes (un cancer de la peau) et les lymphomes
(un cancer du sang). Des souris ne possédant pas le gène CRACC produites au
laboratoire du Dr Veillette se sont avérées être plus susceptibles à la
persistance de cancers. Inversement, l'élimination des cellules cancéreuses a
été améliorée par une stimulation de la fonction CRACC. Ainsi, la stimulation
de CRACC pourrait faire grimper l'activité des cellules NK, ce qui aiderait
l'organisme à combattre les cancers. De plus, elle pourrait améliorer sa
capacité à lutter contre les infections, qui sont également contrées par les
cellules NK.
    L'augmentation de l'activité de CRACC par la thérapie génique ou des
médicaments pourrait devenir une option thérapeutique visant à stimuler la
fonction létale des cellules NK et à améliorer leur capacité à détruire les
cellules cancéreuses et celles qui sont infectées par des virus. On pourrait
recourir à ces approches conjointement à de la chimiothérapie et de la
radiothérapie afin d'augmenter l'efficacité des traitements anticancéreux. A
travers le monde, des équipes de scientifiques cherchent depuis des années,
mais sans succès, à mettre au point des méthodes pour accroître l'activité des
cellules NK. Dans cette optique, la découverte de l'équipe du Dr Veillette
ouvre les portes à de nouvelles thérapies contre les cancers et les infections
virales.
    Cette publication est un nouveau jalon important pour le Dr Veillette,
cet immunologiste de réputation internationale. L'article, qui doit paraître
en ligne le 18 janvier dans Nature Immunology, fournit des preuves indéniables
de l'effet stimulateur de la molécule CRACC dans les cellules NK. Il résulte
de plus de quatre ans de travaux intensifs réalisés par l'équipe du Dr
Veillette. Ces recherches ont été subventionnées par les Instituts de
recherche en santé du Canada (IRSC), la Société canadienne du cancer et le
Howard Hughes Medical Institute (HHMI).

    Référence bibliographique de cet article :
    http://dx.doi.org/10.138/ni.1693 ou
    www.nature.com/ni/journal/vaop/ncurrent/index.html

    Le Dr André Veillette est directeur de l'unité de recherche en oncologie
moléculaire à l'IRCM. Il est le titulaire de la Chaire de recherche du Canada
en signalisation dans le système immunitaire. Il est boursier du Howard Hughes
Medical Institute (HHMI) et membre de la SRC : Les Académies des arts, des
lettres et des sciences du Canada. Le Dr Veillette est également chercheur
titulaire à l'Université de Montréal et professeur auxiliaire à la Faculté de
Médecine de l'Université McGill.

    Créé en 1967, l'IRCM (www.ircm.qc.ca) regroupe aujourd'hui 35 unités de
recherche spécialisées dans des domaines aussi variés que l'immunité et les
infections virales, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, le cancer,
la neurobiologie et le développement, la biologie intégrative des systèmes et
la chimie médicinale, et la recherche clinique et la bioéthique. Plus de 450
personnes y travaillent. L'IRCM est une institution autonome, affiliée à
l'Université de Montréal. Il entretient une collaboration étroite et de longue
date avec l'Université McGill.




Renseignements :

Renseignements: André Veillette, M.D., MSRC, Directeur de l'unité de
recherche en oncologie moléculaire, (514) 987-5561,
Andre.Veillette@ircm.qc.ca; Lucette Thériault, Directrice des communications,
(514) 987-5535, lucette.theriault@ircm.qc.ca, www.ircm.qc.ca,
www.ircm.qc.ca/fr/recherche/statique/unite10.html

Profil de l'entreprise

Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.