Importante hausse des frais à l'Université de Montréal - L'AGEEFEP demande un moratoire à la ministre Courchesne



    MONTREAL, le 15 janv. /CNW Telbec/ - Unilatérales, injustifiées et
inacceptables. Selon l'AGEEFEP, l'Association étudiante de la Faculté de
l'éducation permanente, tels sont les qualificatifs appropriés pour décrire
les hausses de frais qu'appliquera l'Université de Montréal à compter de
l'année financière 2008-2009, qui commencera le 1er juillet prochain.
L'Association demande en conséquence à la ministre de l'Education, du Loisir
et du Sport, Mme Michelle Courchesne, de décréter un moratoire sur la hausse
des frais jusqu'à ce que soient divulguées les conclusions de la consultation
que le MELS a effectuée sur cette question l'automne dernier.
    En vertu des mesures annoncées, la cotisation aux Services aux
étudiants (SAE) de l'UdeM passera de 7 $ à 11 $ par crédit, une hausse de
47 %. La cotisation sera par ailleurs indexée annuellement selon le moindre de
deux indices suivants : l'indice des prix à la consommation de Statistique
Canada ou la hausse des coûts de système de l'Université de Montréal. De plus,
les frais de gestion augmenteront de 2 $ par crédit. En septembre prochain,
ces frais supplémentaires s'ajouteront à une augmentation des droits de
scolarité de 10 $ par cours. En septembre 2008, un cours de trois crédits
coûtera donc 28 $ de plus que présentement. Pour un étudiant à plein temps, le
coût supplémentaire sera de 280 $ pour l'année 2008-2009.
    Pour l'AGEEFEP, l'une des deux associations officiellement accréditées à
l'UdeM, c'est la hausse de 4 $ par crédit de la cotisation aux Services aux
étudiants qui constitue la mesure la plus inacceptable, car la direction de
l'Université n'a présenté ni prévisions budgétaires ni projets détaillés pour
justifier cette augmentation hyper inflationniste. Elle n'a pas davantage mené
de sondage ou de consultation auprès des étudiants pour déterminer s'il est
opportun de lancer une nouvelle phase de développement des SAE et, si oui,
quels services devraient constituer les priorités.
    Légale mais illégitime, l'attitude autoritaire de la direction de
l'Université a également pour effet de rendre inopérant le Conseil de
direction des SAE (CODISAE), l'instance privilégiée qui assure depuis de
nombreuses années la participation effective des étudiants à l'orientation et
à la gestion des services aux étudiants. Dans ce cas-ci, c'est de la notion
même de communauté universitaire dont la direction de l'Université fait fi.
    Notons que ces hausses de frais seront particulièrement pénibles pour les
étudiants et les étudiantes qui dépendant des prêts et bourses du gouvernement
du Québec. La somme qui leur est accordée dans le cadre de ce régime est déjà
insuffisante pour payer les factures liées à leurs études et couvrir leurs
frais de subsistance. Or, dans le cas des frais afférents, ces étudiants ne
bénéficieront d'aucune indexation de l'aide gouvernementale.
    L'AGEEFEP craint par ailleurs les effets négatifs que pourraient
comporter ces diverses hausses sur ses propres membres, soit les étudiants et
les étudiantes de la Faculté de l'éducation permanente. La majorité d'entre
eux ne sont pas admissibles à l'aide financière et doivent assumer entièrement
le coût de leurs études. Compte tenu de leurs autres obligations financières,
il y a certainement une limite au budget que ces personnes peuvent consacrer à
leurs études.
    Les données du Bureau d'études et de développement de la Faculté de
l'éducation permanente confirment en effet que les revenus des étudiants et
des étudiantes de la FEP sont très variables et relativement modestes ou très
modestes pour plus de 50 % d'entre eux. Parmi les nouveaux inscrits de l'année
2006-2007, on observe que 18 % gagnaient moins de 10 000 $; 17,4 % de 10 000 $
à 19 999 $; 16,2 % de 20 000 $ à 29 999 $; 19,2 % de 30 000 $ à 39 999 $;
13,6 % de 40 000 $ à 49 999 $; 8,2 % de 50 000 $ à 59 999 $ et 7,3 % plus de
60 000 $.
    Par ailleurs, l'Université de Montréal se montre particulièrement
cavalière d'imposer des nouveaux frais alors qu'on ne connaît toujours pas les
recommandations que fera le ministère de l'Education, du Loisir et du Sport à
la suite de la consultation qu'il a effectuée l'automne dernier sur les frais
universitaires autres que les droits de scolarité. L'AGEEFEP considère que
l'UdeM court-circuite la ministre Michelle Courchesne et c'est pourquoi elle
demande à cette dernière de décréter un moratoire sur la hausse des frais
autres que les droits de scolarité.
    Rappelons enfin que le problème de fond, soit le sous-financement des
universités, évalué à plus de 400 millions $ par année, demeure entier. Les
diverses hausses de frais, qui risquent de réduire l'accès aux études
universitaires, ne constitueront toujours que la part congrue de ce gouffre
financier.




Renseignements :

Renseignements: Robert Martin, président, (514) 343-7733,
1-800-563-3678, presidence@ageefep.qc.ca, www.ageefep.qc.ca

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