Impasse dans les négociations à l'Hôtel-Dieu de Québec - Les professionnelles et professionnels de recherche prêts à se battre de nouveau pour se faire reconnaître et obtenir justice

QUÉBEC, le 16 févr. /CNW Telbec/ - Les négociations entre la direction du Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec et sa soixantaine de professionnelles et professionnels de recherche qui tentent depuis près de deux ans de renouveler leur convention collective sont dans une impasse, ces derniers venant de rejeter à l'unanimité la proposition finale soumise par l'employeur.

Les professionnelles et professionnels de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec sont membres du Syndicat des professionnelles et professionnels de recherche de l'Université Laval (SPPRUL-CSQ), affilié à la Centrale des syndicats du Québec. Le Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec est spécialisé en oncologie (les maladies cancéreuses) et en néphrologie (les maladies du rein).

Les négociations à un point critique

La présidente du SPPRUL-CSQ, Mme Rachel Lépine, soutient que les négociations au Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec arrivent à un point critique, le syndicat ayant d'ailleurs demandé la nomination d'un conciliateur dans le dossier.

« Après une douzaine de rencontres entre les parties, les sujets en litige demeurent nombreux : on parle notamment, des salaires, des champs d'application de la convention collective, du renouvellement des contrats, du perfectionnement et de l'invalidité. Le 25 janvier dernier, la proposition finale soumise par l'employeur a été rejetée par tous les membres du syndicat présents à l'assemblée générale », rappelle Mme Lépine.

Arrêt de travail envisagé

Dans ce contexte, la présidente du SPPRUL-CSQ prévient que les professionnelles et professionnels de recherche s'apprêtent à passer à une autre étape dans leurs moyens de pression.

« Outre la demande de conciliation, nous avons adopté un plan d'action prévoyant le recours à diverses actions pour débloquer les négociations pouvant aller jusqu'à des arrêts de travail si cela s'avérait nécessaire. Nous faisons face à un employeur qui manifeste très peu d'ouverture à l'égard de nos demandes, qui sont pourtant très légitimes. Nous n'hésiterons donc pas à prendre les moyens qui s'imposent pour nous faire entendre », fait valoir Mme Lépine.

Rattrapage important au niveau des salaires

Mme Rachel Lépine ajoute qu'au seul chapitre des salaires, les professionnelles et professionnels de recherche du Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec sont littéralement les enfants pauvres de la recherche au Québec.

« Nous sommes au dernier rang des professionnels de recherche dans le secteur de la recherche universitaire et nous subissons un important écart avec le secteur public pour des emplois comparables. Cela n'a absolument aucun sens, surtout que la majorité de nos membres détiennent des diplômes de 2e et de 3e cycle et font de la recherche spécialisée. Malheureusement, leurs salaires et leurs conditions de travail sont loin de refléter l'importance de leur travail », déplore la présidente du SPPRUL-CSQ.

Un employeur qui multiplie les embûches

Mme Lépine regrette que les professionnelles et professionnels de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec se battent depuis 1991 pour obtenir la reconnaissance de leur profession et le respect de la part d'un employeur qui multiplie les embûches.

« Le processus de syndicalisation a débuté en 1991 et ce n'est qu'en 2004 que nos membres ont finalement obtenu leur accréditation, après une longue bataille juridique pour déterminer qui était leur employeur parmi l'Université Laval, le Centre Hospitalier Universitaire de Québec (CHUQ) et les professeurs chercheurs. Une fois cette étape franchie, il aura également fallu négocier durant plus de deux ans avant de signer notre première convention collective, ce qui s'est fait en 2006. Et maintenant, alors que celle-ci est échue depuis près de deux ans, l'employeur, la Corporation de gestion des assistants de recherche du Centre de recherche de l'Hôtel-Dieu de Québec, continue de démontrer la même fermeture d'esprit dans les négociations », constate la présidente du SPPRUL-CSQ.

Des membres prêts à se battre

Mme Rachel Lépine termine en mentionnant que ses membres sont habitués de lutter pour obtenir un minimum de reconnaissance et ils le feront cette fois encore, quitte à devoir recourir à un arrêt de travail pour forcer leur employeur à entendre raison.

SOURCE Syndicat des professionnelles et professionnels de recherche de l'Université Laval (SPPRUL)

Renseignements :

Claude Girard
Conseiller en communications CSQ
Cell.: (514) 237-4432
girard.claude@csq.qc.net


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