Il faut faire du français la véritable langue officielle et commune à Montréal, en Ouatouais et dans l'ensemble du Québec



    MONTREAL, le 9 nov. /CNW Telbec/ - Au cours de l'opération "Press nine",
tenue aujourd'hui au siège social de la Société Saint-Jean-Baptiste de
Montréal, des militants ont pris d'assaut les lignes téléphoniques de divers
ministères du Gouvernement du Québec, pour inviter ces derniers et l'Etat
québécois à respecter la propre politique linguistique du Gouvernement en ce
qui concerne les messages téléphoniques. A cette occasion, le Mouvement
Montréal français et Impératif français ont émis en conférence de presse la
prise de position suivante :
    Faire du français la langue publique commune et officielle, c'est établir
un facteur essentiel de l'inclusion des nouveaux arrivants à la société
québécoise. C'est réaliser la condition première pour assurer l'avenir du
français au Québec, seul Etat majoritairement francophone de l'Amérique du
Nord. C'est contribuer à la défense de la diversité culturelle dans la
mondialisation.
    Les lois linguistiques existent partout dans le monde, soit dans plus de
190 Etats et 110 pays. Dans la plupart des Etats développés, sur un territoire
donné, une seule langue est utilisée dans l'éducation et les services publics.
Le bilinguisme officiel, institutionnel ou social (et non pas individuel)
favorise invariablement la disparition progressive des langues minoritaires.
Le français est la langue d'à peine 2% de la population nord-américaine.
    Comme c'est le cas pour la langue officielle dans la plupart des Etats,
au Québec le français devrait normalement être non seulement la langue
utilisée par les francophones, mais la langue publique commune, c'est-à-dire
celle parlée entre citoyens de langues maternelles différentes, ainsi que la
langue d'intégration des immigrants. Que les Anglo-Québécois parlent anglais
entre eux, les Sino-Québécois, mandarin, les Maghrébo-Québécois, arabe, etc.,
rien de plus normal. Cependant, lorsque des personnes de langues diverses se
croisent au Québec, le français devrait être la langue normale et habituelle
de leurs échanges.
    Tous les francophones, de quelque origine qu'ils soient, sont par
ailleurs lésés lorsque les droits linguistiques fondamentaux définis par la
Charte de la langue française ne sont pas respectés. La violation du droit de
travailler en français atteint durement les nouveaux arrivants francisés, à
qui on avait dit que le français est la langue officielle et commune du
Québec. Très souvent ces derniers se retrouvent face à des offres d'emploi où
la connaissance de l'anglais est exigée sans justification, souvent dans des
secteurs qui n'ont rien à voir avec le tourisme ou le commerce international.
    Pourtant, la Loi 101 visait à faire du français non pas une langue
officielle, mais plutôt la seule langue officielle du Québec. Mais la Charte
de la langue française a été grandement contestée et affaiblie dès son
instauration. Rappelons-nous que la Loi 101 a subi plus de 200 amendements qui
l'ont affaiblie dans la plupart de ses secteurs d'application. Les attaques
répétées dont la Charte fut l'objet ont eu pour effet de réinstaurer le
bilinguisme institutionnel et de contrecarrer la progression du français au
Québec.
    C'est pourquoi, en 1996, le gouvernement du Québec a formulé par voie de
règlement une politique linguistique gouvernementale. Cette politique affirme
que "l'Administration doit jouer un rôle exemplaire et moteur dans
l'application de la Charte de la langue française".
    Cette politique prévoit que, de façon générale, l'Administration emploie
exclusivement le français dans la rédaction et la publication de ses textes,
documents et communications, y compris ceux qui sont diffusés sur support
électronique.

    Pourquoi est-il important de respecter la prédominance du français dans
    les services publics?

    La connaissance de plusieurs langues constitue un enrichissement
personnel. Mais le bilinguisme anglais-français des institutions publiques
crée un clivage qui nuit à l'intégration. René Lévesque affirmait : "A sa
manière, chaque affiche bilingue dit à l'immigrant : il y a deux langues ici,
le français et l'anglais; on choisit celle qu'on veut. Elle dit à l'anglophone
: pas besoin d'apprendre le français, tout est traduit." De même, si les
services publics sont automatiquement disponibles dans les deux langues, les
nouveaux citoyens comprendront que la société d'accueil québécoise ne tient
pas spécialement à ce qu'ils apprennent le français. Dans le contexte canadien
et nord-américain, le français est alors forcément perçu comme une langue
utile, mais non nécessaire. Le bilinguisme institutionnel avantage toujours
l'anglais, jamais le français à l'extérieur du Québec, son introduction, là ou
elle s'est faite, n'a pas ralenti l'assimilation massive des francophones, qui
s'est au contraire accélérée.
    Les messages d'accueil commençant par "press nine for English", montrent
en fait que l'anglais est aussi important que le français, que les citoyens
qui ne comprennent pas le français comprennent nécessairement l'anglais, et
que l'anglais est la langue commune entre ces citoyens et le reste de la
société québécoise ; ce triple message contredit le caractère officiel du
français.
    Il existe bien peu de gouvernements dans le monde qui sentent le besoin
d'offrir en premier l'accès à leurs messages d'accueil sur boîte vocale dans
une autre langue (lire ici l'anglais) que leur langue officielle et publique
commune. Les gouvernements participant à l'UNESCO qui ont adopté la Convention
internationale sur la protection et la promotion de la diversité des
expressions culturelles seraient surpris d'apprendre que le gouvernement du
Québec choisit de consacrer et multiplier au sein de ses propres
établissements et à sur tout son territoire ces pratiques d'anglicisation.
    Le Mouvement Montréal français et Impératif français ont donc lancé
l'opération "press nine" pour faire pression sur le gouvernement du Québec
afin qu'il fasse appliquer dans tous ses ministères et dans toutes les
institutions qui relèvent de sa juridiction sa propre politique linguistique!




Renseignements :

Renseignements: Sophie Beaupré, (514) 843-8851, (514) 839-4140

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