Il est temps d'engager un dialogue ciblé et inclusif au sujet de la gouvernance des commissions scolaires :



    MONTREAL, le 7 juin /CNW Telbec/ - Les élections scolaires devraient se
dérouler comme prévu le 4 novembre 2007, suggère l'Association des commissions
scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) dans un communiqué publié ce matin. A
l'heure actuelle, il est question de retarder ces élections pour une période
pouvant aller jusqu'à deux ans.
    "Il est temps d'engager un débat public, ciblé et responsable sur la
meilleure façon d'améliorer la gouvernance de l'éducation publique, de
maximiser la participation et l'intérêt communautaire et, finalement, d'offrir
la meilleure qualité possible d'enseignement public à travers le Québec,"
souligne le président de l'ACSAQ, Marcus Tabachnick. "Cette discussion est
particulièrement importante au Québec anglophone où neuf commissions scolaires
anglophones représentent le seul palier de gouvernement élu au suffrage
universel et responsable surtout envers les personnes qui ont choisi d'être
identifiées avec les communautés anglophones à travers le Québec. Les
commissaires d'écoles sont les personnes qui prennent des décisions, entre
autres, sur la dispense des programmes scolaires, l'enseignement du français
langue seconde et les services éducatifs, professionnels et communautaires; ce
sont eux qui veille à la qualité et au caractère du réseau scolaire public
anglophone qui dessert près de 110 000 élèves répartis dans plus de 325 écoles
primaires, secondaires et centres d'éducation aux adultes à travers le Québec.
    "Le 4 novembre 2007 est la date fixée pour les élections scolaires.
L'Association des commissions scolaires anglophones du Québec et ses
commissions scolaires membres pensent que cette date devrait être maintenue.
Si les commissaires d'écoles doivent être entièrement responsables envers
leurs électeurs, il est normal qu'ils les consultent à une date fixe et de la
manière la plus fondamentale : aux urnes. Des préoccupations légitimes ont été
exprimées au sujet du niveau de sensibilisation du public, de l'efficacité du
processus électoral et du niveau de participation aux élections scolaires. Des
questions ont même été soulevées au sujet de la viabilité continue de nos
commissions scolaires élues au suffrage universel. Ces questions sont d'une
importance fondamentale et nos communautés doivent participer à la discussion.
Les candidates ou candidats doivent y participer ainsi que les médias et le
gouvernement.
    Prolonger le mandat des commissaires d'écoles actuels en retardant les
élections n'est pas, d'après nous, la façon appropriée de démocratiser encore
plus le système. Il y a de meilleures façons d'assurer qu'un débat public sur
ces questions soit compris et alimenté : en tenant la discussion au cours de
la campagne électorale prévue pour cet automne.
    La gestion efficace de notre réseau d'écoles publiques est
inextricablement reliée au développement sain et progressif de nos enfants, au
bien-être économique du Québec et à l'avenir de nos communautés. Près de
790 millions de dollars provenant des contribuables sont dépensés chaque année
au Québec pour l'enseignement public anglophone. Quelle meilleure plat-forme
pour en discuter qu'une campagne électorale?
    En sus de toutes les questions locales importantes, l'ACSAQ a quelques
sujets à proposer pour discussions et débats alors que cette campagne
électorale, nous l'espérons, approche :
    Quelles initiatives doivent être prises par les commissaires élus, les
législateurs, les leaders communautaires pour aider le public à participer
davantage et à être informé au sujet du fonctionnement de leurs commissions
scolaires?
    Est-il temps de réexaminer le nombre de commissaires de chaque commission
scolaire?
    Est-ce que les présidentes ou présidents des commissions scolaires
devraient être élus par suffrage universel plutôt que par leurs collègues
commissaires?
    Y aurait-il des avantages à instaurer un système de partis au niveau de
la commission scolaire?
    Est-ce que les élections scolaires devraient être jumelées à celles des
municipalités? Dans de cas, comment ce système pourrait-il être appliqué aux
commissions scolaires anglophones qui couvrent souvent le territoire de
douzaines de municipalités?
    Est-il nécessaire d'apporter des changements pour rehausser et identifier
les pouvoirs des commissions scolaires afin d'offrir un leadership éducatif
conçu localement?
    Y aurait-il avantage à ce que l'ACSAQ développe, peut-être en
collaboration avec une université locale, un programme formel de formation en
gouvernance scolaire pour les commissaires élus?
    Est-ce que le gouvernement devrait combler l'écart négatif de
rémunération entre les commissaires et les conseillers municipaux afin
d'encourager les individus à se présenter aux élections scolaires?
    Celles-ci ne sont que quelques-unes des considérations qui méritent
sûrement des discussions significatives. Une façon incontestable de cibler
cette discussion est de l'avoir soulignée par un "X" sur le bulletin de vote.
Ce novembre est le moment de le faire.
    L'énoncé ci-dessus a été endossé par les présidences de huit commissions
scolaires anglophones membres de l'ACSAQ.




Renseignements :

Renseignements: Kim Hamilton, Agente des communications et projets
spéciaux, (514) 849-5900, poste 225; (514) 919-3894, cell.


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