Il est temps de combler le fossé entre les sexes, selon la Fondation des maladies du coeur



    OTTAWA, le 31 janv. /CNW Telbec/ - En matière de maladies du coeur et
d'AVC, les hommes ont fait plus de progrès que les femmes, selon le Bulletin
de santé annuel 2007 de la Fondation des maladies du coeur. Les recherches
démontrent que comparativement aux hommes, les femmes courent des risques plus
élevés de succomber à une maladie du coeur ou un AVC, sont moins susceptibles
d'être traitées par un spécialiste et sont aussi moins sujettes à subir un
cathétérisme ou une revascularisation cardiaque.
    "C'est vraiment inquiétant de constater que la santé cardiovasculaire des
femmes n'a pas suivi le pas des hommes, déclare George Honos, cardiologue et
porte-parole de la Fondation des maladies du coeur. On a bien vu certains
progrès vers l'égalité des sexes, mais en ce qui concerne la principale cause
de décès au Canada, certaines femmes sont encore désavantagées, si on les
compare aux hommes."
    Depuis des années, on supposait que cette situation était attribuable au
fait que les femmes avaient tendance à être plus âgées et plus malades au
moment de leur hospitalisation. Mais une récente analyse démontre qu'en
contrôlant des variables telles que l'âge et d'autres problèmes de santé, les
risques de décès auxquels font face les femmes au cours des 30 premiers jours
sont 16 % plus élevés en cas de crise cardiaque et 11 % plus élevés en cas
d'AVC, que ceux des hommes(1). Les raisons de cette situation sont loin d'être
claires - les problèmes en jeu pourraient être d'origine systémique, sociale,
ou même biologique. Nous devons comprendre pourquoi.
    Qui plus est, la Fondation des maladies du coeur révèle que pour la
première fois depuis 30 ans, les femmes ont rattrapé les hommes quant au
nombre de décès attribuables aux maladies cardiovasculaires.
    En 1973, on constatait que 23 % moins de femmes que d'hommes succombaient
aux maladies du coeur et aux accidents vasculaires cérébraux (AVC), soit 34
924 femmes contre 45 404 hommes. En 2003, le nombre de décès chez les hommes a
chuté de 19 % pour atteindre les 37 004 tandis que celui des femmes a augmenté
de 5 % (soit 36 823 décès). Pour la première fois, le nombre de décès
attribuables aux maladies du coeur et aux AVC combinés est essentiellement
comparable chez les hommes et chez les femmes (soit 36 823 contre 37 004).
Pour voir un graphique représentant le nombre de décès attribuables aux
maladies du coeur et aux AVC chez les femmes et les hommes entre 1973 et 2003,
cliquez ici : www.fmcoeur.ca
    "Les Canadiens et les Canadiennes ont ce faux sentiment de sécurité qui
leur fait croire qu'une crise cardiaque ou un AVC est désormais sans gravité,
qu'on peut être hospitalisé, traité et retourné à la maison comme si rien ne
s'était passé, dit Dr Honos. Mais la réalité pour bien des gens, et
particulièrement pour bien des femmes, est tout autre."
    "Près de 37 000 Canadiennes mourront cette année d'une maladie du coeur
ou d'un AVC. De plus, les femmes courent de plus grands risques de mourir
après une crise cardiaque ou un AVC. Nous devons absolument comprendre d'où
vient cette inégalité et y remédier. C'est une question de santé primordiale
pour les Canadiennes."

    
    Voici quelques découvertes supplémentaires :

    - En 1973, deux fois plus d'hommes que de femmes succombaient à une crise
      cardiaque (20 680 contre 10 539). Bien que plus d'hommes meurent encore
      de crises cardiaques que les femmes, en 2003, l'écart entre les deux
      sexes s'est resserré : le nombre de décès chez les hommes a chuté de
      49 % (soit 10 643 décès), tandis que chez les femmes, cette statistique
      a diminué de 24 %, pour atteindre 8 019.

    - Un trop petit nombre de Canadiens et de Canadiennes sont référés à un
      cardiologue après une crise cardiaque, et les femmes encore moins que
      les hommes. A peine 32 % des femmes consultent un cardiologue après une
      crise cardiaque, comparativement à 38 % des hommes. Il est important de
      consulter un spécialiste, car compte tenu de l'âge et d'autres
      problèmes de santé, les risque de décès sont 47 % moindres chez les
      patients traités par un cardiologue(2).

    - En 1973, on dénombrait 10 % plus de décès attribuables aux AVC chez les
      femmes que chez les hommes (8 523 chez les femmes contre 7 702 chez les
      hommes). En 2003, le nombre de décès chez les femmes avait augmenté et
      atteignait 8 951 alors que celui observé chez les hommes avait diminué
      (à 6 332). Ainsi, en 2003, on comptait 41 % plus de décès par AVC chez
      les femmes que chez les hommes(3).

    - Certaines études ont démontré que dans tous les groupes d'âges, les
      femmes affichent un taux de mortalité en milieu hospitalier plus élevé
      que celui des hommes après une crise cardiaque (voir le tableau 1).

    - Les femmes ont aussi des taux moindres de pontage coronarien et
      d'angioplastie (une intervention non chirurgicale destinée à rouvrir
      les artères obstruées - voir le tableau 2).

                                  Tableau 1

         Taux de mortalité en milieu hospitalier par 100 patients de
                     crise cardiaque en fonction du sexe,
                         entre 1997/1998 et 1999/2000
        -----------------------------------------------------------------
                                  Mortalité en milieu hospitalier après
        Groupe d'âge              une crise cardiaque (par 100 patients)
                              -------------------------------------------
                                                    Femmes       Hommes
        20 à 49 ans                                    3,1          1,6
        -----------------------------------------------------------------
        50 à 64 ans                                    5,9          3,9
        -----------------------------------------------------------------
        65 à 74 ans                                   12,6         10,3
        -----------------------------------------------------------------
        75 ans et +                                   24,4         22,2
        -----------------------------------------------------------------
        Total (20 ans et +)                           16,7          9,9
        -----------------------------------------------------------------
        Source : Equipe canadienne d'analyse de résultats en matière de
        maladies cardiovasculaires


                                  Tableau 2

              Chirurgies de pontage et interventions percutanées par
         100 000 personnes âgées de 20 ans et plus, en fonction du sexe,
                         entre 1997-1998 et 2000-2001
        -----------------------------------------------------------------
                              Taux de chirurgie     Taux d'intervention
        Groupe d'âge              de pontage            coronarienne
                                  coronarien              percutanée
                                                       (angioplastie)
                            ---------------------------------------------
                             Femmes       Hommes    Femmes       Hommes
        -----------------------------------------------------------------
        20 à 49 ans             0,3          0,9       0,9          3,4
        -----------------------------------------------------------------
        50 à 64 ans             7,9         40,4      21,9         98,1
        -----------------------------------------------------------------
        65 à 74 ans            64,6        300,2     117,4        396,5
        -----------------------------------------------------------------
        75 ans et +           197,7        613,0     244,3        541,8
        -----------------------------------------------------------------
        Total (20 ans et +)   129,5        400,6     185,3        368,8
        -----------------------------------------------------------------
        Source : Equipe canadienne d'analyse de résultats en matière de
        maladies cardiovasculaires

    "Nous devons aussi examiner l'accès aux soins de santé, dit Dr Honos.
Pourquoi les femmes sont-elles moins susceptibles que les hommes d'être
traitées par un cardiologue? Et pourquoi reçoivent-elles moins souvent un
pontage ou une angioplastie? C'est une autre variable essentielle de cette
équation."

    LE FOSSE ENTRE LES SEXES

    Une enquête nationale menée auprès des Canadiens et des Canadiennes de
35 ans et plus pour le compte de la Fondation des maladies du coeur a
dévoilé l'existence de deux " réalités " en matière de connaissance sur la
santé et les soins cardiovasculaires. Les femmes sont très sensibles aux
problèmes auxquels les patientes cardiaques peuvent être confrontées ainsi
qu'aux risques accrus de décès qu'elles courent. Mais plusieurs hommes ne
réalisent pas encore le danger qui plane sur la santé cardiovasculaire de leur
partenaire, de leur mère, de leurs soeurs ou des femmes de leur entourage.
    Les hommes perçoivent toujours les maladies cardiovasculaires comme un
problème masculin. Plus de la moitié (soit 53 %) des hommes croient à tort que
le nombre de décès attribuables aux maladies du coeur et aux AVC est
sensiblement inférieur chez les femmes, comparativement à celui des hommes
(une erreur que font à peine 27 % des femmes interrogées). Parmi ceux qui ont
des antécédents de maladie du coeur ou d'AVC, 42 % des hommes croient
qu'il est un peu ou fort probable qu'ils en soient atteints au cours de leur
vie, mais seulement 24 % croient que la même chose pourrait arriver à leur
partenaire ou conjointe. Chez les femmes par contre, la perception des risques
est plus réaliste : 45 % croient possible de souffrir un jour de maladie du
coeur ou d'AVC et 43 % croient que leur partenaire pourrait en être
atteint.


                Enquête de la Fondation des maladies du coeur auprès
             des Canadiens et des Canadiennes âgés de 35 ans et plus
        ---------------------------------------------------------------
        Réalisent que les Canadiens sont plus
        susceptibles que les Canadiennes de :   Répondants  Répondantes
        ---------------------------------------------------------------
        … se faire traiter par un spécialiste
        après une crise cardiaque ou un AVC(*)       33 %         46 %
        ---------------------------------------------------------------
        … subir une chirurgie/intervention
        après un diagnostic de maladie
        cardiovasculaire(xx)                         33 %         44 %
        ---------------------------------------------------------------
        … survivre à une crise cardiaque
        ou à un AVC(*)                               21 %         38 %
        ---------------------------------------------------------------
        … se faire référer à un programme de
        réadaptation cardiaque après une crise
        cardiaque(xx)                                28 %         39 %
        ---------------------------------------------------------------
        Croient que le nombre de décès attribuables
        aux maladies du coeur et aux AVC est un peu
        ou beaucoup moins élevé chez les
        Canadiennes que chez les Canadiens(*)        52 %         27 %
        ---------------------------------------------------------------
        Croient que leur conjointe est un peu ou
        très susceptible de subir un jour une
        crise cardiaque, une maladie du coeur
        ou un AVC(*)                                 24 %         43 %
        ---------------------------------------------------------------
        Croient qu'ils sont eux-mêmes assez ou
        très susceptibles de subir un jour une
        crise cardiaque, une maladie du coeur
        ou un AVC                                    42 %         45 %
        ---------------------------------------------------------------
        Ces résultats proviennent d'un échantillon représentatif à l'échelle
        nationale de 1 200 répondants (marge d'erreur de 1 3,1 %, 19 fois
        sur 20); (*) La différence entre les hommes et les femmes est
        statistiquement significative p(less than)0,001; (xx) La différence
        entre les hommes et les femmes est statistiquement significative
        p(less than)0,01.

    "Les femmes et les hommes doivent se rendre compte que les maladies du
coeur et les AVC tuent sans discrimination entre les sexes, dit Dr Honos.
Il faut instaurer une approche proactive envers la santé cardiovasculaire des
femmes au Canada. L'écart entre les sexes peut et doit être comblé."

    IL FAUT AGIR MAINTENANT, SELON LA FONDATION DES MALADIES DU COEUR

    "La Fondation des maladies du coeur étudie la question des maladies
cardiovasculaires chez les femmes et ce, sous plusieurs angles, explique Jean
Noel, président et chef de la direction de la Fondation des maladies du
coeur du Québec. En plus de mener des recherches et de fournir des
renseignements spécifiques et ciblés sur la santé, la Fondation est le chef de
file du développement de la Stratégie et plan d'action canadien en santé
cardiovasculaire, destinée à améliorer la santé cardiovasculaire de toute la
population canadienne, mais aussi plus spécifiquement à combler l'écart entre
les sexes à ce sujet."
    En 2000, la Fondation des maladies du coeur a mené l'élaboration de la
Déclaration de Victoria sur les femmes, les maladies du coeur et les AVC,
une série de recommandations internationales destinées à assurer un statut
égal aux hommes et aux femmes en matière de santé cardiovasculaire. Plusieurs
des principales recommandations de Victoria n'ont toujours pas été implantées
même si elles s'avèrent plus pertinentes que jamais en 2007. Parmi ces
recommandations, citons :

    Aux gouvernements :

    - Procéder à une surveillance continue des résultats de santé chez les
      femmes au sein de la population, ainsi que mesurer et évaluer les
      services de santé et le soutien dans la collectivité. (En fait, le
      Canada manque de données pertinentes et de renseignements sur la santé
      de la population en général, une situation qui doit absolument être
      corrigée).

    - Corriger les variables socio-économiques sous-jacentes en matière de
      maladies du coeur et d'AVC chez les femmes, comme l'alphabétisation
et
      l'éducation, la pauvreté, la géographie, les rôles des femmes et le
      contrôle sur leur vie, les médias et l'égalité d'accès aux services.

    Aux organismes de financement de la recherche et aux universités :

    - Développer le potentiel de recherche sur la question de la santé
      cardiovasculaire et des AVC chez les femmes.

    Au système de santé :

    - Offrir des programmes et des services de prévention primaire, de
      dépistage, de diagnostic et de traitement, de prévention des rechutes,
      de réadaptation et de soutien conçus sur mesure pour répondre aux
      besoins des femmes.

    Aux Canadiennes et aux Canadiens :

    - Apprendre à reconnaître leurs risques de maladies du coeur et d'AVC
      ainsi que les signes avant-coureurs et les symptômes associés aux
      maladies cardiovasculaires. Les Canadiens et les Canadiennes devraient
      connaître leurs propres facteurs de risque incluant leurs valeurs
      cibles de tension artérielle, de lipides et de glucose sanguins et en
      discuter avec leur médecin.

    - Jouer un rôle proactif en gestion de leur propre santé, comme en
      adoptant une alimentation saine et équilibrée contenant peu de lipides
      saturés et de gras trans et comportant au moins cinq portions de fruits
      et de légumes par jour, et en étant physiquement actif pendant au moins
      30 minutes par jour la plupart des jours de la semaine.

    QUE FAIT LA FONDATION DES MALADIES DU COEUR FACE A CET ENJEU?

    - La Fondation joue un rôle de leader dans l'élaboration de la Stratégie
      et plan d'action canadien en santé cardiovasculaire, destinée à
      améliorer la santé cardiovasculaire de l'ensemble de la population
      canadienne tout en s'occupant plus spécifiquement des inégalités entre
      les sexes.

    - La Fondation développe présentement un programme national d'information
      et de sensibilisation destiné à renseigner les femmes sur leurs risques
      de maladies du coeur et des mesures à prendre pour les prévenir. La
      campagne The Heart Truth, dont le lancement est prévu pour 2007, est
      basée sur un programme américain couronné de succès qui comprend la
      fameuse campagne médiatique de la "robe rouge".

    - La Fondation finance des recherches sur les différences entre les sexes
      afin de mieux comprendre pourquoi les hommes et les femmes vivent les
      maladies cardiovasculaires différemment. Le projet GENESIS, auquel
      participent plus de 30 chercheurs canadiens, dirigé par Dre Louise
      Pilote de l'Université McGill et cofinancé par l'Institut de la santé
      des femmes et des hommes et l'Institut de la santé circulatoire et
      respiratoire des Instituts de recherche en santé du Canada, constitue
      un parfait exemple auquel on doit déjà la publication de nombreux
      résultats importants.

    - La Fondation fournit chaque année des renseignements sur la santé à des
      milliers de Canadiens et de Canadiennes, dont des renseignements
      spécifiques aux maladies cardiovasculaires chez les femmes.

    - Le programme d'information sur les aliments Visez santé(MC) de la
      Fondation, qui compte plus de 1 000 produits participants, est orienté
      principalement vers les femmes, qui sont les principales acheteuses
      d'emplettes de la plupart des ménages, afin de les aider à identifier
      facilement les choix d'aliments plus sains pour leurs familles et pour
      elles-mêmes (visiter le site www.visezsante.org).

    On peut se procurer des renseignements provenant de la Fondation des
maladies du coeur sur la santé cardiovasculaire et le mode de vie sain
chez les femmes sur le site www.fmcoeur.ca.

    Organisme bénévole, la Fondation des maladies du coeur mène la lutte
vers l'élimination des maladies du coeur et des accidents vasculaires
cérébraux (AVC), en contribuant activement à l'avancement de la recherche et à
sa mise en application, à la promotion de modes de vie sains, et à la
représentation auprès des gouvernements.

    NOTE : Ce communiqué de presse constitue en lui-même le Bulletin de santé
annuel de la Fondation des maladies du coeur. Aucun autre rapport ne se
trouve ci-joint.

    Un document B-Roll est aussi disponible pour les journalistes via CNW.

    Coordonnées de la diffusion en direct par satellite :

        DATE DE TRANSMISSION :  Le mercredi 31 janvier 2007
        HEURE DE TRANSMISSION : De 11 h (HNE) à 11 h 30 (HNE)
        COORDONNEES :           Anik F2 C, Transpondeur 3B
                                Sous-porteuse audio 6.2 et 6.8
                                Fréquence verticale descendante 3820
        TOC                     CFA TX 1


    Coordonnées de la passerelle Digital Media Gateway de PATHFIRE :

    Sous "Video News Providor A", sous l'onglet Groupe CNW
    NUMERO DE DOCUMENT : CNW07HSF1FR
    Faites une recherche avec le numéro de référence CNW07HSF1FR ou le titre.

    --------------------
    (1) Les soins de santé au Canada 2006. Institut canadien d'information en
        santé, 2006
    (2) Idem Les statistiques sur la mortalité proviennent de Statistiques
        Canada
    (3) Les statistiques sur la mortalité proviennent de Statistiques Canada
    




Renseignements :

Renseignements: Isabelle Marquis, (514) 871-8038, poste 232, (514)
792-8038 (cell.), isabelle.marquis@fmcoeur.qc.ca; Jane-Diane Fraser (613)
569-4361, poste 273 jfraser@hsf.ca; Pour connaître la personne responsable des
médias dans chaque province, consultez la rubrique "Contacts" du site Web
www.fmcoeur.ca/medias


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